Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.
30 Mai 2012
Depuis quelques jours, Libar Fofana, règne sur le toit de la littérature francophone, en remportant le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs à travers son roman : L’étrange rêve d’une femme inachevée, son troisième du genre, après le Fils de l’Arbre (2004) Le Diable Devot (2010) tous édités chez Gallimard. Collection Continents. Ce génie de la dérision cruelle et de la sensation perpétuelle, conte l’histoire de deux jeunes filles aux destins confondus, deux personnages entremêlés dans un même corps. Ils sont désarticulés, difformes. Dans nos contrées ce sont des monstres qu’on approche guère, Ce sont des siamoises, Hawa et Toumbou. Pour l’auteur, l’une est la beauté achevée de toutes les femmes, l’autre est l’expression de l’imperfection car entremêlée dans le corps de sa jumelle. Leur mère est morte en couche, le père par peur d’affronter l’infamie fui le village. Des villageois voulaient tuer ces monstres, mais ils ont peur de la colère des dieux, elles seront élevées par une femme Phèdre, disponible, pour répandre son amour sur les créatures humaines de dieu L’étrange rêve d’une femme inachevée, est un roman d’un destin unique. Avec les vicissitudes, inhérentes aux contingences de leurs existences, Hawa et Toumbou vivent leur destin commun fait de rêves ultimes et utiles. Libar fofana, si ce nom ne vous ai pas familier, sachez tout simplement que c’est un guinéen de Kindia, fils de Monsieur Sékou Fofana, Haut fonctionnaire, Gouverneur de Région sous la première République, comme la plupart de ses congénères il a passé une décennie dans les geôles de la Révolution. Traumatisé par l’arrestation de son père, Libar fofana, qui est né en 1959, s’enfuit de la Guinée à l’âge de 17 ans, à pied, traverse la Guinée, le Mali, la Côte d’Ivoire avant de se retrouver à Marseille. Aujourd’hui, à l’instar de Messieurs Mohamed Alioune Fantouré, avec le cercle des Tropiques, Prix d’Afrique noire- 1972, Tierno Monénembo, avec Les Ecailles du ciel, Prix d’Afrique Noire, de la fondation Senghor-1992, L’aîné des Orphelins, Prix Tropiques-2003, Le roi de Kahel. Prix Renaudot-2008. Libar Fofana, avec L’étrange rêve d’une femme inachevée. le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs à travers son roman 2012, vient de confirmer le dynamisme des belles lettres guinéennes. Au demeurant, la littérature guinéenne d’expression Française a de belles perspectives car, elle n’a pas dit son dernier mot. Une correspondance spéciale de Mohamed Salifou Keïta, pour Guinéenews©, depuis le 51 Boulevard Saint Germain, Paris.
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