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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

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Société : Les défenseurs des droits de l’homme interpellent les autorités sur la torture en Guinée !

Société : Les défenseurs des droits de l’homme interpellent les autorités sur la torture en Guinée
posté le 25 juin à 10h45 | mis à jour le 25 juin à 10h50 | affiché 738 fois
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Une conférence-débat s’est tenue ce lundi 25 juin à la Maison de la presse sur le thème : « la problématique de la torture en Guinée ». Cette conférence initiée par l’Alliance des Médias pour les Droits de l’Homme (AMDH) en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la lutte contre la torture prévue ce mardi 26 juin.

Elle a été animée conjointement par Eucher Ekluevi, chargé de la Protection au Haut Commissariat des Nations-unies pour les Droits de l’Homme (HCDH), Saikou Baldé, président de l’Alliance des Médias pour les Droits de l’Homme (AMDH) et Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG les Mêmes Droits pour Tous (MDT).

« En Guinée, la torture est quasi permanente lors des interpellations, des arrestations et surtout dans les lieux de détention. On peut même dire que cette torture est entrée dans les coutumes et les mœurs des agents des forces de défenses et de sécurité militaires, policiers, gendarmes mais aussi le personnel pénitencier ». C’est en ces termes que le président de l’AMDH, Saikou Baldé, à introduire son discours de circonstance.

Selon lui, il est fréquent de rencontrer dans notre pays des cas de torture qu’on qualifie de manière banale et désinvolte de coups et blessure. Pourtant, précise-t-il, la République de Guinée a ratifié en 1989 la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

« Mais quand n’est-il dans la pratique ? Quelle est l’effectivité de cet engagement du gouvernement pour expulser la torture de notre quotidien ? Quelle conséquence la pratique de la torture peut-elle avoir sur les droits de la personne humaine ? Pourquoi malgré les multiples et nombreuses formations dispensées aux forces de sécurité et de défenses de notre pays par diverses organisations non gouvernementales, locales et organisations internationales, la torture continue d’être pratiquée en Guinée ? », Voilà au tant de questions que le président de l’AMDH, s’est ensuite posée.

A l’en croire, la célébration de la journée internationale de la lutte contre la torture prévue pour le 26 juin, sera une opportunité pour les défenseurs de droits de l’homme en Guinée et leurs organisations respectives d’interpeller le gouvernement guinéen et de le rappeler, les engagements internationaux auxquels, il a librement souscrit en matière de respect des droits de la personne humaine et particulièrement sur la question de la torture qui est entrain d’être institutionnalisée de manière insidieuse dans le plus grand silence au mépris du droit à la vie, à la dignité et l’intégrité physique de l’être humain ».

Le vice représentant du Haut Commissariat des Nations-Unies pour le Droit de l’Homme en Guinée, Eucher Ekluevi, a, quant à lui, fait savoir qu’aujourd‘hui 130 Etats membres de l’ONU ont ratifié la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1989.

Cependant, Il a regretté que depuis 20 ans que la Guinée a ratifié cette convention, il n’existe aucune disposition dans le droit positif guinéen qui définit et réprime les actes de torture entant qu’infraction autonome.

Pour Maître Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous (MDT), la torture existe belle et bien en République de Guinée. Selon lui, cette pratique remonte depuis le temps colonial en Guinée jusqu’à nos jours. Il a, par ailleurs, déploré l’attitude de certains juges de fermer les yeux sur les pratiques de torture.

A noter qu’en mai dernier la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) ont porté plainte contre l’actuel gouverneur de la ville de Conakry, Sékou Resco Camara, l’ancien chef d’état-major du régime de transition, le général Nouhou Thiam, et l’ancien chef de la garde présidentielle sous la transition, le Commandant Sidiki Camara dit De Gaulle, pour violations graves des droits de l’Homme.
 
Sarifou Barry
Conakry, Guinée
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