Rédigé par Aboubacar Fofana et publié depuis
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Paris tiendra l'objectif de 3 % de déficit fin 2013, affirme Moscovici Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.06.2012 à 10h09 • Mis à jour le 14.06.2012 à 10h09 A- / A+ facebook Tweet Google + linkedin "La France a pris des engagements devant ses partenaires de réduire ses déficits, 4,5 % en 2012 (...) et 3 % en 2013. Nous tiendrons ses engagements", a déclaré Pierre Moscovici. | REUTERS/PHILIPPE WOJAZER La France tiendra son objectif de réduction du déficit public à 3 % du PIB pour fin 2013 malgré des indicateurs peu encourageants, a affirmé, jeudi, sur France 2, le ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur. "C'est vrai qu'il y a plusieurs indicateurs, notamment ceux de la Banque de France, qui ont soulevé des questions, nous sommes en train d'ajuster ça mais il y a une chose que je veux dire ici", a dit Pierre Moscocvici sur France 2. "La France a pris des engagements devant ses partenaires de réduire ses déficits, 4,5 % en 2012 (...) et 3 % en 2013. Nous tiendrons ses engagements", a-t-il ajouté. "Je pense qu'on peut tout à fait atteindre ses objectifs sans austérité", a précisé le ministre de l'économie. DÉTÉRIORATION "FRAPPANTE" Le nouveau président avait bâti son projet et sa promesse de réduction du déficit public sur une hypothèse de croissance de 0,5 % cette année, et vise 1,7 % en 2013. Mais plusieurs indicateurs ont signalé récemment une dégradation de l'économie. La Banque de France, qui s'attendait jusque-là à une croissance nulle au deuxième trimestre, comme au premier, a notamment revu ses prévisions à la baisse la semaine dernière : elle table désormais sur un recul du produit intérieur brut de 0,1 %. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a aussi évoqué une détérioration "frappante" depuis un mois. "Il faut faire les efforts utiles, nécessaires. Le projet de loi de finance rectificative [pour 2012] comportera essentiellement des recettes, une réforme fiscale, et le projet de loi de finance [pour 2013] sera calé à la fois sur ces prélèvements et sur des économies de dépenses", a détaillé Pierre Moscovici. "Mais je pense qu'on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité", a-t-il ajouté.