Mali : les soldats contrôlent les accès et l'aéroport de Tombouctou 7h56 : « Pas d'enlisement », assure Laurent Fabius - Invité de l'émission « Les 4 vérités » sur France 2, le ministre des Affaires étrangères a assuré qu'«il n'y aura pas d'enlisement». Il a aussi précisé que « vendredi, le gouvernement malien a rendu publique une feuille de route, pour que les perspectives politiques avancent ». ------------------------------------ 7h55 : Contrôle des accès et de l'aéroport de Tombouctou - Des soldats français et maliens contrôlaient lundi matin les accès et l'aéroport de Tombouctou (Mali) à l'issue d'une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit, a-t-on annoncé de sources françaises et malienne. Les forces françaises et africaines contrôlent désormais la « Boucle du Niger » entre les deux bastions islamistes de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako) et Gao (1.200 km au nord-est de la capitale malienne), a annoncé à l'AFP le porte-parole de l'état-major des armées (EMA) à Paris, le colonel Thierry Burkhard. Ce contrôle a été réalisé en 48 heures, a souligné le porte-parole de l'Etat major, sans « aucune résistance » des islamistes, a confirmé à l'AFP un officier supérieur de l'armée malienne. « Nous contrôlons l'aéroport de Tombouctou. Nous n'avons rencontré aucune résistance. Il n'y a aucun problème de sécurité en ville », a ajouté cette source. La manoeuvre conjointe des forces françaises de l'opération Serval et des forces maliennes s'est déroulée avec un appui de patrouilles d'avions de chasse français, a précisé le colonel Burkhard, à propos de la prise de contrôle de la Boucle du Niger. Le groupement tactique interarmes (GTIA) 21, venant de l'axe Diabali, Néré, Goundam a saisi l'aéroport de Tombouctou. Dans le même temps, un largage de parachutistes avait pour objet de bloquer les « exfiltrations ennemies » tandis qu'un groupement aéromobile (hélicoptères) était engagé en appui de ces deux forces. ------------------------------------ La journée de dimanche ------------------------------------ 23h17 : Les premières images, tournées par France 2, de la cellule de guerre du ministère de la Défense à Paris. ------------------------------------ 22h06 : La France confirme « une vingtaine » de frappes -Le ministère français de la Défense a confirmé dans son point sur la situation au Mali « une vingtaine » de frappes dans les régions de Gao et Tombouctou dans les dernières 36 heures, mais pas sur la maison du leader islamiste d'Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, près de Kidal. « Les opérations aériennes menées depuis (samedi) apportent un appui direct aux opérations dans Gao et sur l'axe ouest. Près d'une vingtaine de sorties aériennes ont été réalisées ces dernières 36 heures dans les régions de Tombouctou et Gao », écrit le ministère dans son communiqué qui ne cite pas la région de Kidal, éloignée des deux autres. « La maison de Iyad Ag Ghaly est toujours debout. Il n'y a pas eu de frappes dans la région de Kidal », a affirmé une source militaire française, alors qu'en début de matinée dimanche une source malienne de sécurité avaient assuré le contraire. ------------------------------------ 19h53 : Objectif Tombouctou -Soldats français et maliens progressent par voie terrestre en direction de Tombouctou, ville-phare de l'islam en Afrique, à 900 km au nord-est de Bamako. Les « troupes françaises et maliennes » seront « bientôt près de Tombouctou », a assuré samedi le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault. Des « éléments précurseurs » de l'armée malienne ont pu s'infiltrer dimanche dans la périphérie de Tombouctou, selon un haut gradé de l'armée malienne, qui a requis l'anonymat. « Les troupes maliennes et françaises avancent en direction de Tombouctou, sans rencontrer de résistance, aucune résistance », a insisté cette source, qui a souligné que la principale préoccupation était « la sécurisation des biens et des personnes ». ------------------------------------ Gao est en liesse ------------------------------------ 19h39 : Mali: Ayrault appelle « la communauté internationale à continuer à se mobiliser » -Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a appelé « la communauté internationale à continuer à se mobiliser » sur le dossier malien en expliquant que « chacun pouvait contribuer, selon ses possibilités, à aider ce pays et ceux de l'Afrique de l'Ouest qui viennent à son secours ». Le chef du gouvernement français s'est exprimé lors d'une réunion à huis clos au second et dernier jour du sommet commun de l'Union européenne et de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac) dans la capitale chilienne. « Les pays européens qui sont là approuvent l'intervention française » mais « beaucoup de pays d'Amérique latine, je l'ai ressenti dans mes rencontres bilatérales, souhaitaient des précisions », a indiqué à la presse M. Ayrault. Il a expliqué avoir « profité de cette deuxième séance (...) pour donner toutes les informations nécessaires ». « Et j'ai pu me rendre compte que cette intervention avait été écoutée avec énormément d'attention et d'intérêt à l'occasion d'autres interventions bilatérales notamment avec le président du Pérou qui a souhaité renforcer ses liens avec la France et a particulièrement apprécié les précisions que j'ai été amené à apporter », a-t-il ajouté. ------------------------------------ 15h22 : Journalistes à distance - « Il y a une volonté des autorités militaires françaises et maliennes de tenir à distance des zones de combat les journalistes », affirme Ambroise Pierre, responsable Afrique de Reporters Sans Frontières (RSF). Un scénario classique en temps de guerre, rappelle-t-il. « Dans les conflits armés, garder à distance les journalistes est plutôt une règle qu'une exception ». Mais « dans ce conflit, la France semble prendre moins de journalistes +embedded+ (embarqués avec l'armée, ndlr) que d'habitude », note-t-il. « Il y a eu 40 médias et 150 journalistes embedded depuis dix jours », se défend-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Tous les jours, on envoie des images photo et vidéo à la presse », insiste le ministère. Que ce soit uniquement des prises de vue militaires? « Mais ça fait quarante qu'il en est ainsi ! ». « L'accès est plus restreint au Mali qu'en Afghanistan », commente Marc Bastian, reporter à l'AFP. « Là-bas l'armée française nous laissait accéder aux zones de combat, ici ce sont les forces spéciales qui avancent, déblayent, identifient les objectifs ». Le fait que les télévisions françaises soient diffusées au Mali n'aide pas, souligne Pierre Grange, grand reporter chez TF1: « L'armée ne veut pas donner d'informations qui pourraient renseigner le camp d'en face ». ------------------------------------ 12h26 : Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) est très « préoccupé » par la situation au Mali, a déclaré dimanche son président dans un entretien accordé à l'hebdomadaire suisse alémanique SonntagsZeitung. « Le Mali est une des crises humanitaires les plus profondes à laquelle nous avons affaire aujourd'hui », a indiqué Peter Maurer. «Des milliers de gens et de familles se sont trouvés chassés vers des pays voisins depuis le déclenchement des combats et dépendent fortement de l'aide humanitaire ». Le CICR a pour l'instant concentré ses efforts dans le Nord du pays où il a nourrit 500.00 personnes et mis à disposition dix centres de soins. « Compte tenu de l'escalade de la violence et des nombreuses différentes factions qui prennent part au conflit, le travail est très difficile pour nous », conclut-il. ------------------------------------ 11H21 : Le président sortant de l'UA « salue » l'intervention française -Le président sortant de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, a « salué » l'intervention militaire française au Mali, regrettant que l'UA n'ait pas réagi plus tôt pour « défendre » l'un de ses membres. « Je tiens à saluer la France qui, face aux délais de réaction extrêmement longs de l'Union africaine et de la communauté internationale, a pris les devants et fait ce que nous aurions dû faire depuis longtemps pour défendre un pays membre, » a déclaré le président béninois dans son dernier discours en tant que président de l'organisation pan-africaine, à Addis Abeba. Le dirigeant a encore fait part de sa « profonde reconnaissance » au président français, François Hollande, pour sa « décision salutaire » d'envoyer l'armée française au Mali. ------------------------------------ 10H04 : « Les islamistes ont commencé à fuir Tombouctou » -Après deux jours de voyage sur le fleuve Niger, une pirogue accoste à Mopti, dans le centre du Mali, en provenance de Tombouctou, dans le nord. « Là-bas, chez nous, les islamistes ont commencé à fuir », dit un étudiant venant de débarquer. « Il en reste quand même », nuance un commerçant. « J'habite à Tombouctou et nous sommes tous contents du président français François Hollande! On a l'impression qu'on va être libérés très bientôt », dit Sidi Touré, commerçant de 67 ans coiffé d'un turban vert, parti jeudi à bord d'une grande pirogue de sa ville « coupée du monde », sans réseau téléphonique. A son côté, un chauffeur songhaï de 44 ans, Mohamed Touré, dit vivre « comme une fête » l'annonce de la reprise aux jihadistes de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, par les militaires français et maliens. « Bien sûr, la guerre, ce n'est pas bon. Mais la libération du nord, est-ce vraiment la guerre? Ce sont les populations souffrant depuis neuf mois qui réclamaient d'être libérés », argumente-t-il. ------------------------------------ 9h29 : L'aviation française détruit la maison du chef d'Ansar Dine et frappe Kidal -L'aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région, dans l'extrême nord-est du Mali, détruisant notamment la maison du chef du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), a-t-on appris de sources concordantes. « Il y a eu des frappes aériennes dans la région de Kidal (à 1.500 km de Bamako). Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire dans la même ville », a déclaré une source malienne de sécurité. « L'armée française a tiré sur un camp militaire à Kidal, et détruit la maison de Iyad Ghaly. Il y a aussi eu des tirs de l'aviation française à l'ouest de Kidal, non loin du village natal de Iyad Ghaly », a déclaré de son côté un élu de la région. ------------------------------------ 8h57 : Les troupes africaines en cours de déploiement dans Gao - Des soldats maliens, tchadiens et nigériens étaient en cours de déploiement dans la ville de Gao, bastion islamique dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées françaises à Paris. Selon le colonel Thierry Burkhard, qui s'exprimait sur Europe 1, ces forces africaines ont été projetées par voie aérienne sur l'aéroport de Gao, pris par les forces spéciales françaises. « Au cours d'une action combinée dans la nuit de vendredi à samedi de forces spéciales et de frappes aériennes », l'aéroport et un pont stratégique sur le Niger, à quelques km de Gao (1.200 km au nord-est de Bamako), ont été pris, a-t-il dit. ------------------------------------ 7h11 : Les Etats-Unis acceptent de ravitailler les avions français -Les Etats-Unis ont accepté de ravitailler en vol les avions de combat français intervenant au Mali, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué. Paris avait demandé il y a plus de deux semaines à Washington de mettre des avions-ravitailleurs à la disposition des appareils français en mission au Mali. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta vient d'approuver cette requête, a indiqué le porte-parole du Pentagone George Little. M. Panetta a appelé samedi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian pour discuter des modalités du soutien militaire américain, avec pour objectif « de priver les terroristes d'un refuge au Mali ». Le secrétaire américain « a informé le ministre Le Drian que le commandement militaire américain pour l'Afrique soutiendra l'armée française en conduisant des missions de ravitaillement en vol pendant la poursuite des opérations au Mali », poursuit le communiqué, sans plus de précisions. ------------------------------------ La journée de samedi ------------------------------------ 20h39 : 6.000 soldats africains au Mali -L'Afrique de l'Ouest a l'intention de déployer près de 6.000 hommes dans le cadre de sa force d'intervention au Mali (Misma), auquel s'ajouteront les 2.000 militaires promis par le Tchad, a annoncé le chef d'état-major ivoirien, le général Soumaïla Bakayoko. Lors d'une réunion d'urgence à Abidjan, les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont décidé de « relever » le volume de leurs effectifs promis au Mali, pour qu'ils atteignent « 5.700 hommes », a déclaré à la clôture le général Bakayoko, dont le pays préside actuellement la Cédéao. Jusque-là, l'Afrique de l'Ouest visait le déploiement d'environ 4.000 militaires. Le Tchad s'est engagé à fournir 2.000 soldats, qui ne font pas partie de la Misma mais agissent en coordination avec elle. ------------------------------------ 20h02 : Arrivée des forces africaines à Gao -Des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur Gao pour prendre le relais des forces françaises. « Les forces françaises et africaines maîtrisent à 100% la ville de Gao. Il y a une liesse populaire, tout le monde est content », a indiqué une source de sécurité malienne. Mais de premiers témoignages font aussi état d'actes de pillage. Les soldats nigériens et tchadiens sont venus par la voie des airs, depuis Niamey. Ils étaient accompagnés de soldats maliens du colonel Alhaji Ag Gamou, qui étaient réfugiés au Niger depuis l'an dernier, après la débâcle face aux groupes armés, selon une source malienne de sécurité sur place. ------------------------------------ 19h43 : François Hollande sous « très haute protection » -Voiture blindée, communications sécurisées, conseils de défense, déplacements quasi systématiques en avion... Depuis le début des opérations militaires françaises au Mali, la vie quotidienne de François Hollande, président « normal » devenu chef de guerre, est bouleversée. >>> Lire l'article sur le dispositif renforcé de sécurité de François Hollande . ------------------------------------ 18h44 : Les partisans de l'action française au Mali manifestent à Montreuil -Quelque 800 personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté à Montreuil en soutien à l'opération française au Mali, à l'appel de la communauté malienne de France. « Nous voulons soutenir l'action de la France au Mali. Merci d'être venus, nous sommes reconnaissants », a déclaré Mariam Dramé, de l'amicale de Montreuil, l'une des associations organisatrices de la marche. ------------------------------------ 18h32 : Otage français au Sahel: Ayrault refuse les « logiques de chantage » -Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a refusé « les logiques de chantage », alors que le groupe islamiste Mujao a annoncé vouloir négocier la libération d'un otage français enlevé dans l'ouest du Mali en novembre 2012. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a dit samedi à l'AFP vouloir négocier la libération d'un otage français Gilberto Rodriguez Leal, qu'il détient depuis deux mois. Interrogé sur cette demande de négociation lors d'un déplacement au Chili, le Premier ministre a souligné: « s'agissant de la situation de nos otages, vous n'imaginez pas qu'on va faire des déclarations publiques qui pourront contribuer à mettre en danger leur situation. La France fera tout pour leur liberté », a-t-il dit, en évoquant l'ensemble des otages français au Sahel. ------------------------------------ 18H21 : Gao reprise par les armées française et malienne, des contingents africains arrivent -La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise par les armées française et malienne et des « contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces » françaises, a annoncé le ministère de la Défense. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que « dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako ». ------------------------------------ 17h06 : Les « troupes françaises et maliennes bientôt près de Tombouctou » -Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que les « troupes françaises et maliennes » se trouvaient « en ce moment » « autour de Gao et bientôt près de Tombouctou », lors d'un discours devant la communauté française de Santiago du Chili. « En ce moment les troupes françaises et maliennes sont autour de Gao et bientôt près de Tombouctou », a-t-il dit, à quelques heures d'un sommet UE/Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac). Il a répété que la France « n'avait pas vocation à rester, bien entendu » au Mali. « L'objectif, c'est que la force multinationale africaine, qui est en préparation -plusieurs milliers de soldats sont déjà là, d'autres arrivent, l'état-major est à Bamako -puisse prendre le relais et que le Mali puisse engager un processus politique de stabilisation », a-t-il ajouté.