Rédigé par Aboubacar Fofana et publié depuis
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La Fed prête à de nouvelles mesures de soutien La Réserve fédérale est prête à prendre de nouvelles mesures pour soutenir la reprise, a déclaré mardi le président de la Fed, Ben Bernanke, lors de son audition semestrielle devant la commission bancaire du Sénat. 'Les données économiques disponibles indiquent une croissance encore plus faible au deuxième trimestre' qu'au premier, où la hausse du produit intérieur brut américain n'a atteint officiellement que 1,9%, a déclaré M. Bernanke lors d'une audition devant la Commission bancaire du Sénat. La reprise économique du pays 'continue d'être entravée par un certain nombre de vents contraires, parmi lesquels les conditions d'attribution du crédit toujours difficiles auxquelles se heurtent certaines entreprises et certains ménages [...] et les effets contraignants de la politique budgétaire et de l'incertitude entourant l'évolution des comptes publics' américains, a-t-il dit. 'Ces vents contraires devraient s'affaiblir avec le temps, et permettre à l'économie de croître un peu plus rapidement', mais vu le peu d'élan dont dispose la croissance, 'il semble que la baisse du chômage pourrait être désespérément lente', a ajouté M. Bernanke. Le taux de chômage officiel des Etats-Unis est remonté en mai pour la première fois en un an pour s'établir à 8,2%, . Deux écueils principaux Fragile, la reprise aux Etats-Unis est menacée par deux écueils principaux, a estimé le président de la Réserve fédérale: 'Le premier est la crise budgétaire et bancaire de la zone euro, le second est la situation budgétaire des Etats-Unis'. M. Bernanke a exhorté une nouvelle fois les parlementaires à faire disparaître ce second risque. 'La façon la plus efficace dont le Congrès pourrait contribuer à soutenir la reprise aujourd'hui serait de s'attaquer aux défis budgétaires de la nation d'une façon qui prenne en compte le besoin de viabilité des comptes publics à long terme et la fragilité de la reprise', a-t-il dit. M. Bernanke tient ce discours aux élus depuis plus de deux ans, sans succès puisque le Congrès ne s'est toujours pas mis d'accord sur un plan de retour à l'équilibre budgétaire à long terme et de stabilisation de la dette publique, laquelle atteint désormais 100% du PIB. Contact étroit avec les autorités européennes Evoquant la situation en Europe, Ben Bernanke a déclaré que la Fed restait en contact étroit avec les autorités européennes et qu'il voulait faire en sorte que le système financier continue de résister aux chocs financiers. « Les marchés financiers et l'économie en Europe continuent de subir des pressions significatives, avec des effets de contagion sur les conditions économiques et financières dans le reste du monde, dont les Etats-Unis », a-t-il dit. Orientés à la hausse depuis l'ouverture, les marchés d'actions américains ont effacé leurs gains après les déclarations de Ben Bernanke. La Bourse de Paris, douchée par les perspectives pessimistes du président de la banque centrale américaine, évoluait autour de l'équilibre en milieu d'après-midi (0,10%). SOURCE AFP