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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

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Réunion du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G)!

 

Voici en intégralité le discours du président de la commission de la dixième réunion du groupe international de contact sur la Guinée, tenu à Addis Abeba le 26 janvier dernier dont Guinéenews© a reçu copie.




- Messieurs les coprésidents du Groupe international de contact sur la Guinée,
- Madame et Monsieur les Ministres,
- Mesdames, Messieurs les représentants des pays et organisations membres du Groupe international de contact,
- Mesdames, Messieurs,

Ce que, individuellement et collectivement, nous avons décidé de consacrer à la noble cause de la paix, de la sécurité et de la stabilité de la République de Guinée et, plus généralement du continent africain, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est la raison d’être de la démarche que nous avons décidé d’accomplir aujourd’hui encore. En faisant le déplacement d’Addis Abéba, vous venez, une fois de plus, d’apporter la preuve de votre disponibilité à œuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité en Guinée, une mission que vous vous êtes assignés il y a un an déjà, et que vous accomplissez avec abnégation et détermination. A cet égard, je saisis cette occasion pour vous exprimer toute ma gratitude pour l’engagement constant qui sous-tend votre volonté d’action. Soyez ainsi les bienvenus à Addis Abéba, siège de la Commission de l’Union africaine, mais également haut lieu de notre histoire contemporaine, dont la symbolique n’inspirera jamais assez notre commun vouloir d’agir pour le bien-être des populations et le développement des Etats, ainsi que notre aspiration au progrès.


Je me réjouis de la tenue de votre 10ème session ici et maintenant. Ici, car vous vous souviendrez, comme je viens de le dire, il y a un an déjà, c’est bien ici que nous étions convenus, ensemble, de signer l’acte de naissance du Groupe international de contact, afin de suivre la situation avec toute l’attention requise et de continuer à coordonner et harmoniser nos efforts en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel en Guinée. Maintenant, parce que votre session se tient à quarante huit heures de la 16ème session ordinaire du Conseil exécutif et à cinq jours seulement de la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, deux des organes les plus importants de l’Union africaine qui, comme vous le savez, examineront aussi cette question cruciale de la Guinée. C’est dire tout l’intérêt que revêt votre réunion, dont la substance alimentera utilement les délibérations des chefs d’État et de Gouvernement.

Tout au long de l’année dernière, vous avez consenti d’inlassables efforts pour faire face à la fragilité et à la fluidité de la situation sur le terrain. En effet, nous avons tous noté l’enthousiasme suscité, à juste titre, par le CNDD auprès des populations guinéennes à ses débuts, ainsi que les signaux encourageants qu’il avait émis sur la voie à suivre vers la restauration de l’ordre constitutionnel. C’est d’ailleurs sur la base de cette démarche que s’était établi une espèce de contrat moral entre le CNDD et les acteurs guinéens dans leur ensemble, qui avaient alors pris acte de cette évolution positive. C’est également cette même démarche qui a constitué le fondement du partenariat avec la communauté internationale. Pouvait-il en être autrement si l’on se réfère aux déclarations solennelles dont vous avez, du reste, été les témoins privilégiés dès votre réunion inaugurale tenue à Conakry, le 17 février 2009. C’était sans compter avec les atermoiements et les incertitudes des autorités de fait dont la stratégie a consisté, par la suite, en une véritable remise en cause des engagements pris antérieurement. La suite, vous la connaissez, c’est la rupture qui s’en est suivie entre le CNDD et les Forum des Forces vives, avec pour comble d’horreur les événements du 28 septembre 2009, que nous ne condamnerons jamais assez.

Aujourd’hui, face à la nouvelle donne, il y a une opportunité à saisir. En effet, je me félicite de la conclusion, le 15 janvier 2010, sous l’égide du Président Blaise Compaoré, de la Déclaration conjointe de Ouagadougou entre le capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté, qui relance la dynamique du processus de paix et donne une nouvelle impulsion à la transition en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Je voudrais, toutefois, noter que l’obligation de soutenir la nouvelle architecture de la transition ne doit pas occulter les exigences de la lutte contre l’impunité en relation avec les événements du 28 septembre 2009. A cet égard, j’envisage d’engager une concertation avec la CEDEAO et les Nations unies sur le rapport de la Commission d’enquête internationale.

Dans le même ordre d’idées, la question des sanctions liées devrait être réexaminée. En effet, la Déclaration conjointe de Ouagadougou marque une nouvelle évolution, avec la mise en œuvre d’une transition, qui se conclura par des élections auxquelles ne participeront pas les membres du CNDD et du Gouvernement de transition.

Pour terminer, je voudrais lancer un appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de la Guinée, membres du GIC-G pour qu’ils reprennent leur assistance en faveur de la Guinée aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés économiques et financiers qui risquent d’affecter négativement les conditions d’une transition que tous nous souhaitons paisible, stable et conclusive. C’est sur cette invite de relance de la coopération avec les nouvelles autorités de la transition en guinée, que je souhaite plein succès à vos délibérations, et déclare ouverte la 10ème réunion du Groupe international de contact sur la Guinée.


Je vous remercie.

 
Guinéenews

 

1a Transition en Guinée : Le Groupe de contact demande l’envoi d’une force internationale
Le Groupe international de contact sur la Guinée demande aux Nations unies et à l’Union africaine d’envoyer une force mixte internationale en Guinée pour soutenir les autorités de la transition. Il exhorte la communauté internationale à apporter aussi un appui financier à la Guinée pour lui permettre d’organiser la prochaine élection présidentielle et entamer la réforme de l’armée.

Le Groupe international de contact sur la Guinée (Gic-G) demande l’envoi d’une force mixte, composée des militaires et des civils en Guinée, pour superviser le processus de transition et aider à la restructuration de l’armée. Dans un communiqué diffusé, mercredi, à Addis-Abeba, les membres du Gic exhortent les Nations unies et l’Union africaine (Ua) à définir les modalités de déploiement d’une force internationale, dans ce pays, pour faciliter le retour à une vie constitutionnelle. Cette décision a été prise à l’issue de la dixième réunion dudit groupe tenue dans la capitale éthiopienne.

Le groupe de contact est composé, entre autres, des représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, de l’Ua et de l’Onu. Les trois organisations vont entamer des négociations avec le gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre, Jean-Marie Doré, pour définir les modalités d’envoi de cette force. ‘Le Groupe invite tous les partenaires de la Guinée à soutenir l'ensemble de ces initiatives et à apporter l'assistance nécessaire à leur mise en œuvre’, précise la même source.

Le Gic, qui est visiblement satisfait des efforts déployés, au cours de ces dernières semaines, par le président intérimaire, Sékouba Konaté, tente ainsi de convaincre la communauté internationale d’apporter son soutien aux autorités de la transition. Il invite les Nations unies, l’Union européenne (Ue), l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), la Cedeao et la Banque mondiale, à mobiliser les moyens financiers indispensables pour faciliter le retour à un régime civil. Pour les membres du Gic, il n’est pas, cependant, question d’accepter la présence des personnes mises en cause dans le massacre du 28 septembre dernier, dans le gouvernement de transition. ‘La communauté internationale encourage le gouvernement de transition à ne pas inclure en son sein des individus suspectés d’être impliqués dans les massacres et autres crimes perpétrés à Conakry le 28 septembre 2009’, préviennent-ils.

Ces médiateurs semblent ainsi faire allusion aux responsables de la junte militaire qui ont été épinglés par le rapport de la commission de l’enquête internationale, commanditée par les Nations unies. C’est le cas notamment du Capitaine Moussa Dadis Camara et de son ex-aide de camp, le Lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité ‘Toumba’, du Commandant Tiégbéro Camara, ministre chargé des Services spéciaux, de la lutte contre le grand banditisme et le trafic de drogue et du Capitaine Claude Pivi, ‘Coplan’, chargé de la Sécurité présidentielle. Ces quatre compères sont accusés de crime contre l’humanité par les Nations unies.

Le Groupe international de contact sur la Guinée demande, par ailleurs, à l’Union africaine de revoir les sanctions imposées, il y a quelques mois, à la junte militaire. Le Gic-G ‘invite l’Ua, la Cedeao et les partenaires de l’Ua à réexaminer les sanctions imposées dans le cadre de la crise en Guinée, à la lumière des derniers événements positifs enregistrés dans le pays’, précise le même communiqué. En réalité, ces sanctions qui prévoyaient un gel des avoirs à l’étranger et une interdiction de voyager contre une soixantaine de membres de la junte militaire et du Conseil national pour la démocratie et le développement n’ont jamais été appliquées.

 

Mamadou Aliou DIALLO

 

 

 

 

 

 

 
 
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