Rédigé par Aboubacar Fofana et publié depuis
Overblog
ECONOMIE Les réponses à vos questions sur la crise: «Pourquoi ne pas fermer les Bourses?» Plusieurs experts interrogés par 20 Minutes doutent sérieusement de l’efficacité d’une telle mesure. Dans les faits, elle est extrêmement rare. A la suite des attentats du 11-Septembre, Wall Street avait été fermée du 11 au 17 septembre. «Nous ne sommes pas dans une situation si catastrophique qu’il faille envisager de fermer la Bourse de Paris, par exemple. Si les marchés perdaient encore 25% sans nouvelle sérieuse justifiant une telle baisse, alors peut-être qu’il faudrait l’envisager», indique Cédric Lubrano, responsable ventes actions chez Aurel BCG. «En aucun cas, cela empêchera les investisseurs de céder à la panique» De son côté, Lionel Duverger, stratégiste chez B*Capital estime qu’une fermeture temporaire des places boursières ne ferait qu’aggraver la situation. «En aucun cas, cela empêchera les investisseurs de céder à la panique. Au contraire, le risque est de donner le sentiment que la situation est extrêmement grave». «Fermer les Bourses n’est pas la solution, avance aussi Jean-Hervé Lorenzi. Pour le président du Cercle des économistes, même si les marchés sont actuellement irrationnels, c’est aux institutions politiques de reprendre la main». «Les responsables européens communiquent mal. Il y a trop de cacophonie» ce qui attise l’inquiétude des marchés, abonde Raphael Real Del Sarte, directeur général délégué du courtier Global Equities. La solution? Une meilleure gouvernance, un ministre des finances européen sans oublier des euro-obligations. Ces dernières permettraient ainsi à tous les pays de la zone euro de financer leur dette par une émission d’obligations garanties par l'ensemble des États membres. Un geste fort susceptible, pour nombreux observateurs, de calmer l’inquiétude des investisseurs. >>N'hésitez vous aussi à poser ici vos questions sur la crise. Nous tenterons d'y répondre aux mieux. M.B. Crédit photo : F. RUMPENHORST / DPA / AFP