Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

Publicité

La finance britannique sur le gril!

La finance britannique sur le gril 02.07.12 | 08:39 | Le Monde.fr avec AFP Employés dans le quartier de la City à Londres, le 29 juin. AP/LEFTERIS PITARAKIS Le président du conseil d'administration de Barclays, Marcus Agius, quitte son poste après les critiques du public et des politiques sur une manipulation de taux interbancaires Libor et Euribor par son établissement, a annoncé la banque britannique lundi dans un communiqué. "Les événements de la semaine dernière ont mis en évidence des comportements inacceptables au sein de la banque et ont porté un coup dévastateur à la réputation de Barclays", a estimé M. Agius. Marcus Agius est aussi convoqué mercredi devant une commission parlementaire britannique pour s'expliquer sur cette affaire. Barclays a annoncé mercredi qu'elle allait payer au total l'équivalent de 290 millions de livres (362 millions d'euros) pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur des tentatives de manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor. MANIPULATIONS SUR LE LIBOR Barclays, une des quatre grandes banques du pays, a écopé cette semaine d'amendes record des deux côtés de l'Atlantique pour avoir tenté de manipuler le Libor, taux interbancaire de référence sur le marché londonien, et l'Euribor, taux de référence du marché monétaire en zone euro. Ces taux définissent le prix auquel les banques se prêtent de l'argent, mais aussi indirectement ceux des crédits aux ménages et aux entreprises. L'affaire fait grand bruit dans la presse britannique, qui s'est indignée des comportements des courtiers de Barclays et a relayé des appels à la démission du directeur général de la banque, Bob Diamond, déjà très controversé. Le très riche américain, surnommé "le banquier aux 100 millions de livres", est considéré au Royaume-Uni comme le symbole des dérives de la finance. Il a alimenté la polémique en affirmant l'an dernier que "le temps des remords pour les banquiers était révolu", ou en obtenant des bonus jugés faramineux. Une étude indépendante va être menée pour examiner le fonctionnement actuel du Libor, améliorer la réglementation et réfléchir à d'éventuelles sanctions pénales pour punir les auteurs de manipulations, a précisé le secrétaire d'Etat aux finances britannique, Mark Hoban, sans révéler quelle instance ou personnalité allait la conduire. Les conclusions de cet examen, attendues d'ici la fin de l'été, permettront de faire "les changements nécessaires" au niveau législatif "pour que les gens aient confiance dans le Libor et soient sûrs qu'il y ait des sanctions pénales si des traders essaient de manipuler le Libor à l'avenir", a ajouté M. Hoban. "RÉPUTATION TERNIE" "C'est l'arnaque la plus dommageable dont j'ai jamais entendu parler", a déploré samedi Andrew Tyrie, le président de la commission du Trésor, qui doit entendre M. Diamond. "La réputation du secteur financier britannique a été sérieusement ternie" et la confiance du public dans les banques "encore plus érodée". Le ministre britannique de la justice, Ken Clarke, a estimé samedi que les banquiers qui ont commis des délits financiers devaient en répondre devant des tribunaux. "Des investigations doivent bien sûr encore être menées, mais une fois que ces enquêtes seront terminées, si des délits ont été commis, leurs auteurs devront être traduits en justice", a-t-il expliqué sur la BBC. "Nous ne traitons pas comme il convient les délits financiers au plan judiciaire dans ce pays, a-t-il ajouté. Je pense qu'il est plus facile de s'en tirer quand on commet un délit financier plutôt que n'importe quel autre délit." Le leader de l'opposition travailliste, Ed Miliband, dénonçant la "corruption institutionnalisée" qui mine le secteur financier, a lui réclamé qu'une commission d'enquête publique se penche pendant douze mois sur "ce qui se passe dans les recoins obscurs des banques". "Il y a des gens qui sont envoyés en prison pour avoir volé 50 livres de marchandises dans un supermarché. Mais rien ne se passe si quelqu'un gagne des dizaines de millions de livres de manière manifestement irrégulière", a-t-il souligné. Le gouvernement a rejeté pour l'instant l'idée d'une commission d'enquête publique, sur le modèle de la commission Leveson, qui a été chargée de se pencher sur les pratiques des médias après le scandale des écoutes au sein du tabloïd News of the World. Economie britannique ÉCONOMIE Barclays règle son amende mais s'épargne le bonus de son PDG EUROPE La Banque d'Angleterre prône une révolution culturelle pour la finance britannique ÉCONOMIE Jersey menace de devenir indépendante du Royaume-Uni EUROPE Querelle anglo-saxonne sur le couple franco-allemand
Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article