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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

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Cahuzac : la hausse de la CSG n'est «pas inéluctable»!

Dernière mise à jour : il y a 15 secondes Rubriques Élections 2012 ÉCONOMIE Cahuzac : la hausse de la CSG n'est «pas inéluctable» 11 juillet 2012 à 08:56 ARTICLE + VIDÉOS Le ministre du Budget, tout comme le ministre du Travail Michel Sapin précisent qu'une telle mesure fait partie des pistes de financement envisagées par le gouvernement. Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a annoncé que la hausse de la CSG, piste évoquée par le gouvernement pour réformer le mode de financement de la Sécurité sociale, n'était pas inéluctable. Interrogé sur France 2 sur le caractère inéluctable de cette mesure, le ministre a répondu : «Je ne le crois pas». Alors que le gouvernement a lancé lundi, au cours de la conférence sociale, le chantier de la réforme du financement de la protection sociale, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a souligné mardi soir sur France 3 que la hausse de la CSG constituait une piste de financement parmi d’autres. Jérôme Cahuzac a par ailleurs suggéré que la baisse des cotisations des entreprises, qui interviendrait en contrepartie d’une hausse de la CSG, devrait pouvoir être différenciée en fonction des secteurs. La solution d’un «traitement uniforme, que semble souhaiter le patronat français, n’est pas très satisfaisante», a-t-il estimé, opposant les secteurs de l’agro-alimentaire et des services à celui de l’industrie. Dans ce dernier, la question des coûts du travail n’a pas forcément l’ampleur qu’on dit, a souligné Jérôme Cahuzac. «Piste» «La CSG est un impôt largement plus juste que la TVA que nous venons d’annuler (...) car ce ne sont pas seulement les salariés qui paient, ce sont l’ensemble des revenus de toute nature et en particulier les revenus du capital. C’est une piste mais ce n’est pas la solution», a pour sa part déclaré le ministre du Travail Michel Sapin sur France Inter. «Tout le monde dit que le système de financement de la solidarité n’est ni juste ni efficace puisque ce sont seulement les salariés qui paient pour tout le monde, donc il faut essayer de trouver d’autres solutions», «c’est ouvert, il y a beaucoup de pistes», a affirmé le ministre du Travail. «La question n’est pas de monter un impôt, c’est une vision réductrice (...) avancée par la droite qui a fait voter une hausse de la TVA que nous allons annuler», a poursuivi Michel Sapin. «Vraie décision» pour Fillon François Fillon a de son côté déclaré sur RTL que la hausse prochaine de la CSG constituait «la vraie décision» de la conférence sociale organisée par le gouvernement, l’ancien Premier ministre accusant les socialistes de n’avoir «aucune stratégie économique». «On nous annonce, et cela semble être la vraie décision de cette conférence sociale, même si elle n’est pas encore prise, une augmentation de la CSG», a commenté M. Fillon, qui a déploré que le texte sur la hausse de la TVA pour alléger les charges sociales ait été abrogé. «On est tous d’accord pour dire que le travail ne peut plus supporter la totalité de cette protection sociale. Mais la TVA, c'était mieux que la CSG», a-t-il souligné. La TVA, a-t-il expliqué, porte sur «une assiette plus large» et «contrairement à ce que l’on dit, ce n’est pas injuste. On consomme en fonction de ses besoins». De plus, a argumenté l’ancien Premier ministre, «il y a un avantage avec la TVA, vous taxez les produits importés, avec la CSG, non». «La CSG, c’est vraiment une baisse du pouvoir d’achat», a-t-il encore affirmé, estimant que le choix d’une hausse de la CSG plutôt que de la TVA relevait d’une «décision idéologique».  «Aucune stratégie économique» François Fillon s’est par ailleurs livré à une large critique de la conférence sociale, qui s’est tenue lundi et mardi. «Ce qui ressort surtout de cette conférence (...), c’est le sentiment que le gouvernement n’a aucune stratégie économique et qu’il cherche surtout à gagner du temps», a-t-il estimé, reprochant aux socialistes d’avoir, «pendant cinq ans (...) passé beaucoup de temps à nous critiquer, pas assez à réfléchir à ce qu’ils devraient faire». A propos de la cellule de réflexion sur le Smic, il a remarqué qu'«il y en avait déjà une, elle vient d'être dissoute. On va en mettre une nouvelle. On ne voit pas bien à quoi ça va aboutir», a-t-il dit. De même, «il n’y a pas besoin d’une commission (...) pour réfléchir à la compétitivité de l'économie française», a ajouté François Fillon en faisant allusion à la commission confiée par le gouvernement au commissaire général à l’investissement, Louis Gallois. «C’est très simple. Il faut baisser le coût du travail», a-t-il affirmé, soulignant : «On a un différentiel de compétitivité avec l’Allemagne et on ne va pas le rattraper en se donnant un an pour réfléchir à des questions aussi urgentes que celles de la compétitivité de l’industrie française». L’ancien Premier ministre a défendu enfin avec force son bilan gouvernemental en matière de concertation sociale : «Pendant cinq ans, a-t-il dit, vous n’avez jamais eu autant d’accords avec les partenaires sociaux». (AFP) À LIRE AUSSI Conférence sociale : clap de fin de consensus pour le patronat Laurence Parisot a refusé d’applaudir, hier, le discours de clôture de Jean-Marc Ayrault et a dénoncé les rigidités de la négociation sur le marché du travail. Social : Jean-Marc Ayrault ou le temps de la réflexion Le Premier ministre a clos par un discours deux jours de conférence sociale. L'arbitrage sur le financement de la protection sociale est reporté à plus tard. Conférence sociale : «La hausse de la CSG, ce n'est pas fait» Membre du bureau confédéral de la CGT, Nadine Prigent ne cache pas la persistance de «désaccords de fond» dans les débats de la grande conférence sociale.
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