Comme annoncé dans nos éditions précédentes, Alpha Condé poursuit son séjour au Royaume Uni. Dans une interview accordée à la BBC, le président de la République se dit favorable à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour sortir de la crise politique en Guinée
« Il nous faut un gouvernement d’union nationale parce qu’on a tellement de problèmes. Quand j’ai gagné les élections, j’ai voulu former un gouvernement d’union nationale. Mais quand Cellou est parti à Dakar, il a dit qu’il ne peut pas gouverner avec moi. Maintenant, il (Cellou) parle d’un gouvernement d’union nationale, mais c’est lui qui a dit qu’il ne peut pas gouverner avec moi. Mais je ne peux pas forcer quelqu’un, sinon, moi j’ai été toujours partisan d’un gouvernement d’union nationale », a affirmé le numéro un guinéen à nos confrères de la BBC.
Faut-il rappeler que dans une interview exclusive accordée récemment à votre quotidien électronique Guinéenews©, Cellou Dalein Diallo affirmait que « la formation d'un gouvernement d'union nationale n'est pas à exclure ».
À analyser les déclarations récentes du chef de l’État et de son principal opposant, les observateurs se demandent réellement, de qui se moque la classe politique guinéenne. Alors que le Guinéen ordinaire tire le diable par la queue, d’innocentes personnes sont tuées par les forces de maintien d’ordre lors des différentes manifs organisées par l’opposition, la classe politique, quant à elle, se régale de la formation d’un gouvernement d’union nationale, fustigent les critiques.
« L’on aurait pu économiser le temps, l’énergie et
épargner les vies humaines avant de trouver une solution aussi simple pour sortir de la crise », regrette un activiste des droits de l’homme.
À l’allure où vont les choses, tout porte à croire que le dialogue entamé sous les hospices des Nations Unies risquerait d’accoucher d’une souris, d’autant plus que les intérêts personnels de cette classe politique continuent de primer sur ceux des pauvres populations guinéennes.