Afrique: Rapport sur le développement humain du PNUD PAR CHRISTINE SAWADOGO, 12 JUILLET 2012 Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a procédé, le 10 juillet 2012 à Ouagadougou, au lancement du premier rapport sur le développement humain en Afrique. Ce rapport démontre que malgré la récente croissance économique et l'abondance de ressources naturelles, l'Afrique subsaharienne demeure la région du monde où l'insécurité alimentaire est la plus grande. « Vers une sécurité alimentaire durable », c'est le thème du rapport sur le développement humain en Afrique en 2012. Ce rapport, selon le représentant résidant du PNUD au Burkina Faso, Pascal Karorero, met en exergue deux paradoxes principaux. Le premier est l'apparente déconnexion entre la croissance économique et les indicateurs de développement humain au cours des dernières années ainsi que le manque de progrès, à la mesure des efforts déployés dans la lutte contre l'insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition. Le second paradoxe est, de son avis, lié à l'existence d'une insécurité alimentaire généralisée, en dépit de la dotation abondante de l'Afrique en ressources naturelles, notamment les terres fertiles et les ressources en eau. Le rapport a été lancé le 10 juillet 2012 à Ouagadougou au cours d'une cérémonie qui a réuni des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des représentants d'organisations de la société civile. Le rapport a été présenté à l'assistance par le conseiller technique du ministre de l'Agriculture et de l'Hydraulique, Issa Martin Bikienga. Selon le présentateur, la sécurité alimentaire durable est un facteur important du développement humain et l'Afrique subsaharienne peut s'affranchir de l'insécurité alimentaire persistante pour amorcer un développement humain durable. La première partie du rapport concerne les caractéristiques de la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Caractéristiques qui sont imputables aux politiques inappropriées, à la faiblesse des institutions et à la déficience des marchés. Le rapport stipule que les efforts de réduction de la malnutrition ont été moins réussis en Afrique subsaharienne qu'en Asie. Aussi, les causes de l'insécurité alimentaire sont-elles dues au niveau élevé de pauvreté rurale, à l'instabilité des systèmes alimentaires, aux inégalités dans l'accès aux opportunités et au contrôle sur les ressources, aux politiques biaisées en faveur des élites urbaines et aux pratiques internationales préjudiciables. A côté de ces facteurs, se dressent des menaces émergentes, notamment la dynamique démographique en mutation, les défis posés par l'environnement et la menace que représente le changement climatique. La deuxième partie du rapport fait état des options politiques en faveur d'une sécurité alimentaire durable et d'un développement humain. En termes d'options, il y a lieu, selon M. Bikienga, d'améliorer la productivité agricole en augmentant les rendements afin d'accroître la production alimentaire et générer des revenus et des emplois agricoles et non-agricoles. Il faudra aussi améliorer les résultats nutritionnels grâce à des interventions qui ciblent, selon le présentateur, la malnutrition chez les enfants et les mères afin d'arrêter de mettre en péril l'avenir des ménages et des pays. Comme autres solutions, il y a le renforcement de la résilience des ménages et des pays par la mise en œuvre d'une protection sociale capable de stabiliser les systèmes alimentaires et l'autonomisation des femmes et des pauvres vivant dans les zones rurales en leur assurant l'accès à l'information, aux marchés et aux connaissances. Selon le rapport, il faudra lier la sécurité alimentaire au développement humain. De plus, a mentionné le présentateur, le secteur alimentaire n'est pas l'affaire d'un seul ministère ou d'une agence spécialisée. Il doit être placé au centre du développement national. De l'avis de Issa Martin Bikienga, l'Afrique subsaharienne peut s'affranchir de l'insécurité alimentaire en s'appuyant sur quatre moteurs de changements cruciaux, en l'occurrence l'amélioration de la productivité agricole des petits exploitants, l'accroissement de l'efficacité politique visant prioritairement les enfants, le renforcement de la résilience des communautés et des foyers et le développement de la participation et de l'autonomisation des individus, en particulier des femmes et des populations pauvres. Selon le représentant résident du PNUD, les défis de la sécurité alimentaire relatés dans le rapport sont d'actualité pour un pays sahélien comme le Burkina Faso. Il a déclaré que sur les douze dernières années, la production nationale a certes globalement couvert les besoins alimentaires de la population. Entre 1997 et 2008, la couverture des besoins a été assurée 10 années sur 12. Mais, a-t-il poursuivi, une analyse de l'évolution du taux de couverture des besoins nationaux de céréales entre 2002 et 2010 montre que le pays couvre de moins en moins ses besoins céréaliers. Une situation qui confirme, selon lui, la nécessité de renforcer les actions pour accélérer la réalisation de l'OMD1 : éliminer l'extrême pauvreté et la faim. Ads by Google Mastercam c'est FICAM 1er distributeur officiel France Démo-intégration-SAV-Formation-Prix www.ficam.com Intégrer Sciences Po La Seule Prépa 100% Sciences Po/IEP Conseils Gratuits : 01 39 50 17 94 www.prepa-climax.com Tagged: Afrique, Aliments et Agriculture, Aide et Assistance, Finance, Relations Extérieures, Organisations Internationales, Développement Durable Copyright © 2012 Le Pays. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire — ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 130 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations d' AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.