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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

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De la dette!

Dette argentine : « Le colonialisme moderne est financier » Par Cristina L’Homme | Journaliste | 11/08/2010 | 16H51 Partager: Changer mon statut sur 'Twitter' Partager sur 'Facebook' Partager sur 'del.icio.us' « Cette année, l'Argentine fête 200 ans d'indépendance. Indépendance gagnée à l'Espagne s'entend. Ce que nous devons encore apprendre aujourd'hui, c'est à nous défaire d'une autre dépendance, indirecte celle-là : celle de la dette extérieure. Le colonialisme moderne est financier. » Ainsi parle Mario Cafiero. Entré en politique dans les années 80, d'origine péroniste, il est élu député de la nation entre 1997 et 2005. Il est connu pour ses nombreuses enquêtes sur l'exploitation pétrolière dans les Malouines, l'exploitation de la mine d'or Pascua Lama, la crise argentine de 2001 et le rôle central de la dette extérieure (sujet qu'il a développé dans un livre écrit avec Javier Llorens, « La Argentina robada », publié aux éditions Macchi). Nous lui avons demandé de nous raconter la leçon argentine de la dette extérieure. La crise de 2001 a laissé l'Argentine par terre L'Argentine a traversé une grave crise en 2001, une crise bancaire, une crise de la dette, qui a touché le pays de plein fouet. Plus de 60% des Argentins se sont retrouvés en dessous du seuil de pauvreté, les salaires ont plongé. La dette devait être remise en cause. Car en 2001, notre pays de 40 millions d'habitants était en train de payer un million de dollars d'intérêts toutes les heures. Et il ne s'agissait que des intérêts de la dette ! L'histoire de la dette qui étouffe le pays aujourd'hui commence dans les années 1970 avec l'augmentation du prix du pétrole. Pour valoriser financièrement les pétrodollars, il fallait les placer. Et ce sont les pays comme l'Argentine, dont les structures financières étaient fragiles, qui furent choisis pour les « accueillir ». La dictature militaire a brutalement endetté le pays. Pour les spéculateurs, peu importait que la dette soit lancée par une dictature et qu'un flux important de pétrodollars pouvait avoir des effets désastreux sur notre économie. Peu leur importait que cette dette soit tachée de sang. Ils savaient pertinemment que cet argent injecté dans notre économie n'avait absolument pas pour objet de moderniser notre infrastructure ni de nous apporter des investissements productifs. D'autant que la règle qui avait été instaurée à l'époque -et qui régit toujours aujourd'hui- était de garantir l'entrée comme la sortie rapide des capitaux du pays. En d'autres termes, l'Argentine ne contrôlait aucun mouvement de capital. Aucun mécanisme n'avait été prévu pour utiliser effectivement l'argent qui arrivait. Résultat : alors qu'en 1976, l'endettement argentin était de « seulement » 6 milliards de dollars, il atteignait 44 milliards de dollars en 1983, à la fin de la dictature. Mais la majeure partie de ces dollars ne se trouvaient pas en Argentine. On a appelé cela « la fuite des capitaux ». La dette de la dictature n'est pas remise en question L'endettement inauguré par la dictature militaire en Argentine ne fut jamais remis en question par les gouvernements démocratiques qui se sont succédé depuis 1983. Alors qu'elle est tout à fait attaquable juridiquement, ne serait-ce que parce qu'aucun Parlement n'a entériné la dette d'un gouvernement illégitime. Tous les gouvernements ont renégocié et payé la dette : Raúl Alfonsín, le premier Président démocratique, a payé la dette avec les réserves de la banque centrale, provoquant une énorme inflation ; Carlos Menem a essayé de rembourser avec des actifs d'entreprises publiques, mais la dette n'a diminué que trop peu ; Fernando de la Rua a tenté un blindage financier ressemblant à celui qui a lieu en Grèce aujourd'hui, et a appliqué un plan d'ajustement qui s'est soldé par un échec mirobolant car une crise provoquée par la dette ne se résorbe pas en diminuant les salaires ; Lorsque Néstor Kirchner arrive au pouvoir, après la crise, en 2003, il s'affiche « anti-dette » comme la majeure partie de la population. Mais son plan de restructuration de la dette n'a pas d'effets, lui non plus. Les ajustements, nous le savons maintenant, ne mènent qu'à d'autres ajustements… La saignée se poursuit De toute évidence la dette est « illégitime », « frauduleuse » même, comme l'a qualifiée Alejandro Olmos. Elle s'élève aujourd'hui à plus de 170 milliards de dollars (la fuite de capital est estimée à peu près du même montant) et la Présidente, Cristina Kirchner, a annoncé qu'elle allait rembourser -en piochant dans les réserves de la banque centrale- et qu'il était « trop tard » pour la remettre en cause. Résultat : une partie de la dette n'est plus extérieure. Elle est payée par les provinces argentines et par les retraités : les bons se trouvent aux mains de ceux qui gèrent les fonds de retraites des Argentins (avec les conséquences que cela implique pour les retraités qui ne reçoivent plus que 50% de leur salaire et non 82% comme le prévoit la loi). L'argent de la dette est placé en Suisse et aux îles Caïman L'argent de la dette argentine est en partie déposé dans des banques en Suisse, aux îles Caïman, à New York ou à Londres, dans les mêmes institutions qui prêtent de l'argent à l'Argentine. Sachant que le taux d'intérêt demandé à l'Argentine est usurier en raison de ce qu'on appelle « le risque pays » : le dernier emprunt réalisé par le gouvernement de Buenos Aires lui a coûté 12% annuels en dollars (au moment où le taux d'intérêt pour les Etats-Unis est inférieur à 1%). Il faut ajouter les commissions légales qui suivent ces emprunts. En d'autres termes : nous sommes en présence d'un énorme business lié à une immense corruption politique. Ici, on dit que lorsqu'une escroquerie est trop importante, on lui donne un titre ronflant… c'est le cas de la « dette extérieure ». A l'heure actuelle, la dette est utilisée comme un instrument de domination et non comme un instrument permettant aux pays en voie de développement d'évoluer. Chaque jour, les pays riches sont plus riches et les pays pauvres plus pauvres, c'est un fait que tout le monde déplore. Ceux qui, au sein des organismes internationaux, dénoncent les inégalités de répartition des revenus devraient se pencher sérieusement sur les systèmes financiers. En 1955 à Bandoeng, Nehru et Nasser donnaient naissance au « mouvement des pays non-alignés ». Aujourd'hui, tous les pays ont été alignés grâce au mécanisme de la dette, sous le regard passif d'organismes financiers internationaux. Il est urgent de créer des systèmes financiers plus transparents et plus solidaires, qui respectent la souveraineté des pays et leur monnaie et empêchent ces fonds financiers de déstabiliser les économies fragiles des pays émergents ou pauvres. A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 ► La Grèce en crise, l'Argentine veut renégocier sa dette Ailleurs sur le Web ► Faut-il annuler la dette des pays pauvres ? ► Fardeau de la dette extérieure des pays en développement, sur LaDocumentationFrançaise.fr Partager: Changer mon statut sur 'Twitter' Partager sur 'Facebook' Partager sur 'del.icio.us' ARGENTINE CRISE ÉCONOMIQUE CRISE FINANCIÈRE DETTE 3088 visites Version imprimable 22 votes Annonces Google ATTENTION FAILLITE Gratuit! Decouvrez Quels Etats Risquent La Faillite www.la-chronique-agora.com POUR CÉLIBATAIRE INTELLO Rencontres sérieuses et impliquées avec des personnes de qualité! www.attractiveworld.net/ BESOIN DE FINANCEMENT ? Les Offres Les Plus Incroyables Comparez En Ligne Financement.Club-Finance.fr 45 (Pour réagir, connectez-vous) Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaîtra à côté de vos réactions. Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction. Les commentaires sont fermés après quatre jours. De Asse42 Royaliste engagé contre le N.O.M | 17H01 | 11/08/2010 | J'aime votre titre! Le vrai terrorisme mondial est financier! C'est lui qu'il nous faudra combattre activement si l'on veut la survie de l'humanité: http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/08/07/qui-sattaquera-au-terrori... 6 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De pablico 18H52 | 11/08/2010 | Aujourd'hui, tous les pays ont été alignés grâce au mécanisme de la dette, sous le regard passif d'organismes financiers internationaux. le mot "aligner" a deux sens. - aligner (ordre) - aligner au sens argotique militaire = tuer dans le texte il a curieusement les deux sens... 7 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De jma14 17H17 | 11/08/2010 | Excellent!!! Un peuple qui n'assume pas son régime dictatorial!? Décidement c'est vraiment la mode, le client n'est jamais coupable. La banque, le bouc émissaire idéal, dont on est incapable de voir que leurs plus dangereux travers sont ailleurs! Le rachat de dette se n'est pas nouveau. Nous vivons dans un monde ou tous les 4 mois ont redécouvre l'eau chaude! On prépare tranquillement la prochaine crise. 10 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à jma14 De pablico 18H57 | 11/08/2010 | qu'on le veuille ou pas, il est force de constater, que nous sommes dans le coeur d'un cercle vicieux.. le cercle vertueux des 30 glorieuses n'est qu'un souvenir vaporeux d'alcoolique à la croissance. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à pablico De jma14 09H40 | 12/08/2010 | Cercle vicieux? Le crédit est un choix! 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à jma14 De pablico 11H08 | 12/08/2010 | le crédit raisonné et raisonnable, sinon c'est la descente aux enfers.. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à jma14 De affreuxjojo 16H28 | 12/08/2010 | C'est le choix d'une minorité et le coût en sera assumé par la majorité. En Grèce par exemple l'endettement public a été camouflé par des emprunts de produits financiers toxiques et opaques qui n'apparaissaient pas dans les comptes publics. Ces choix ont été fait par une classe politique corrompue et irresponsable conseillée par un monde financier pourri. Mais c'est bien le peuple grec qui paiera longtemps les pots cassés de choix sur lesquels il n'a jamais eu à se prononcer. Pour la finance l'endettement public est une arme redoutable. Les emprunts rapporte des intérêts immédiats. Quand en plus ces intérêts s'accumulent et deviennent difficile à rembourser, ils amènent à des politiques d'ajustement anti-sociales qui améliorent encore par la suite les taux de rendements des capitaux: démantèlement des services publics (ce qui ouvre à la finance de nouveaux secteurs de profits), baisse des retraites et des prestations sociales (baisse du coût du travail), etc. La dette est l'outil de base des politiques ultra-conservatrices Le personnel politique grec ou Argentin est à l'abri des conséquences de ses turpitudes passées. Le personnel politique au pouvoir actuellement en France paiera-il un jour (électoralement voire judiciairement) les mêmes turpitudes? J'en doute. 1 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à affreuxjojo De jma14 09H51 | 13/08/2010 | Ce que je veux dire c'est que s'est le peuple le responsable. Quand un peuple vote un gouvernement, il doit en assumer les conséquences. S'il s'apercoit que le gouvernement est corrompu, il doit sortir dans la rue, s'il pense que les politiques ne sont pas assez controlés, il doit descendre dans la rue.... Et pour la dictature, c'est exactement pareil. D'une manière où d'une autre cette dictature sera remplacée par une démocratie, autant se révolter le plus tôt possible. C'est trop facile cette position attentiste du citoyen. Tant que le citoyen ne comprendra pas que son vote à une signification et une conséquence, il ira de mauvaise nouvelle en mauvaise nouvelle. C'est pareil pour la France, la Vème république est morte, tout le monde s'y est essuyé les pieds (politique, police et justice). plus rien ne pourra sortir de bon. Nous sommes englué dans ce bi-partisme ridicule stérile parce que véhiculant du dogme et de la doctrine surrané. Continuons donc à élire des balcani et autres et on sera vous et moi dans 10 ans en train de parler de la m^me chose! 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à jma14 De Zeki Curieux de tout | 21H27 | 11/08/2010 | How are loans made? By the issue of bonds entailing on the Government the obligation to pay interest proportionate to the capital it has been paid. Thus, if a loan is at 5%, the State, after 20 years, has paid out a sum equal to the borrowed capital. When 40 years have expired it has paid double, after 60 years triple: yet it remains debtor for the entire capital sum. — Montesquieu, Dialogues, p. 209 Rien de nouveau en effet. Pourtant le pouvoir financier effraye les media aboutissant à une situation où peu connaissent cet état de fait. Il suffit de voir l'accueil réservé à l'argent dette de paul grignon (qui avait une sale odeur pour mr riché) révélation pour le grand public ou désinformation pour les experts payés par les banques. Au final le système de la dette est une escroquerie si les intérets ne sont pas réinvestis dans l'économie réelle mais placés sur des comptes en suisse. 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De Errance écouteur d'histoires | 23H27 | 11/08/2010 | Pourquoi Montesquieu en anglais ? 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De Zeki Curieux de tout | 19H34 | 12/08/2010 | Le web anglophone est juste plus riche... 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De Errance écouteur d'histoires | 22H38 | 12/08/2010 | un auteur français en anglais sur un site francophone avouons que c'est bizzare. Montesquieu se trouve en intégralité en français sur le web :). 1 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De Zeki Curieux de tout | 02H21 | 13/08/2010 | Désolé...trop de flemme. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De Errance écouteur d'histoires | 23H47 | 11/08/2010 | Sur l'argent dette il est regrettable que le film se termine sur un délire conspirationniste qui n'était vraiment pas indispensable à la cohérence de l'ensemble et disons le regrettable. 3 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De zakut employé | 14H44 | 12/08/2010 | Malheureusement ce n'est pas un délire c'est une arme silencieuse qui fait autant de dégâts qu'une vraie guerre. Les US ont utilisé cette méthode pendant la guerre froide afin de lutter en secret contre l'influence des russes en Amérique Latine allant même à favoriser des dictatures sanglantes, lorsque la voie de la dette n'était pas aussi efficace, grâce à des putschs, des insurrections en tous genre pour arriver à leurs fin. De plus les grandes institutions financières mondiales, FMI, Banque Mondiale et autres y participent amplement et sont Les outils pour contrôler les pays qui ne sont pas sur la ligne US. De nos jours cela continue avec l'Europe, l'Irak, L'argentine, le mexique, Haiti, etc......... Ci joint leurs technique utilisée http://www.dailymotion.com/video/xbrk7u_john-perkins-confession-dun-assa... cela fait parti de leurs doctrine de guerre de basse intensité avec en dernier recours la guerre la vraie. Cette dernière ne doit pas être gagnée mais entretenue pour faire du fric. L'iran, le venezuela et d'autres tentent de ne pas s'y faire prendre...... 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à zakut De Errance écouteur d'histoires | 15H24 | 12/08/2010 | Vous faites des amalgames là. Que la dette soit, ait été et sera utilisée comme une arme de guerre, ou plus exactement comme une arme de domination c'est un fait. Que les grandes institutions financières soient contrôlées par les USA cela ne fait aucun doute, c'est même dans leurs gênes. Pour combien de temps ? C'est une question intéressante... C'est une technique efficace qui cependant va s'essoufflant au fur et à mesure que les USA se transforme en une gigantesque fosse septique de dettes pourries. La dette est disons le clairement l'outil le plus efficace du néo-colonialisme, qui au final est pire que le colonialisme, car au moins dans le colonialisme le colonisateur construit des infrastructures en plus de piller. Si l'on ajoute à cela des élites dans chaque pays plus intéressées par leur bien propre que celui du pays qu'elles dirigent, on a le schéma plus ou moins encore en place de l'Amérique latine, y compris Chavez soit dit en passant. Maintenant la fin de l'argent dette avec ces petites phrases de tel ou tel grand financier semble vouloir démontrer qu'il y a un grand complot mondial poussé par la finance. C'est bien là que le bas blesse et c'est cette partie finale qui cherche à créer un grand méchant digne de James Bond qui entache l'ensemble du film, ce qui est tout à fait regrettable. Les USA, comme l'on fait jusqu'à la guerre l'Angleterre (qui est un peu l'inventeur de cette méthode), mais aussi la France ou l'Allemagne et quelques autres, est d'utilisé cette arme terrible de la dette pour contrôler des pays sans recours à la forme, sauf i les élites deviennent un peu trop nationalistes. Le délire du grand complot n'est pas cohérent dans ce schéma. Cela n'enlève rien au reste du film qui est bien intéressant. 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De Zeki Curieux de tout | 19H33 | 12/08/2010 | L'expression "délire conspirationniste" me dérange car elle ne tient pas compte de ceux qui sont communément admis par la société. Je lui préfère une argumentation au discrédit par la formule. Pourtant cette vidéo pas exempte d'erreurs avait le mérite d'informer le grand public sur des évidences connues de tous les économistes avec un point différent. Le n°2 corrige quelques erreurs et mérite lui aussi d'être regardé sans perdre sa capacité d'analyse critique. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De Errance écouteur d'histoires | 22H37 | 12/08/2010 | j'n'ai pas vu le second... 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De jma14 09H39 | 12/08/2010 | "Au final le système de la dette est une escroquerie si les intérets ne sont pas réinvestis dans l'économie réelle mais placés sur des comptes en suisse." Comme dans tous les comptes de résultat une partie du bénéfice est distribuée, une partie va au impot et une partie circule à nouveau (autre crédit, bours...). Je ne vois pas où vous voulez en venir? 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à jma14 De Zeki Curieux de tout | 19H08 | 12/08/2010 | On abouti à un appauvrissement de la nation si la part réinvestie dans l'économie réelle est réduite à peau de chagrin grace aux paradis fiscaux et à la libre circulation des capitaux, préférant la rentabilité au développement national. Le système de la dette n'est pas mauvais en soit c'est le fait que la dérive devienne la règle qui est le noeud du problème. Sans oublier la conséquence de la monnaie unique européenne qui prive les états d'un autofinancement que ce soit par émission de monnaie (avec les risques associés) que par emprunt à une banque nationale. 1 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Zeki De jma14 10H01 | 13/08/2010 | Vous avez raison mais quand vous dites cela vous parlez quelques part du pourcentage admissible de prise de bénéfice. Hors aujourd'hui il est difficile de prendre plus de 20% de prise de bénéfice. Il reste dons 80% dans l'économie. Les financiers le savent en dessous de cela, la machine ne fonctionne pas. Le problème n'est pas la. Je m'explique, il y a deux manière d'injecter de l'argent dans une société, soit par augmentation du capital soit par rachat de part. Quand vous êtes en bourse et que vous achetez 10 actions à votre voisin. Vous ne générez aucun flux d'argent dans la société (donc pas de valeur ajoutée, pas d'investissement). En revanche qu'en vous augmentez la capital, vous amenez de l'argent qui sera réinvestit. L'important est donc de créer un capitalisme d'entrepreneur, pas de boursicoteur. Cela permet de réduire l'augmentation de l'argent fictif à cause de cet l'effet de lévier qui vous permet avec 10.000.000€ de boursicoter avec 50.000.000€! 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De Errance écouteur d'histoires | 18H22 | 11/08/2010 | Sais-tu d'où il sort ce chiffre de 170 milliards j'avais plutôt 120 en mémoire. Le point fondamental est et reste cette illégalité de la dette Argentine. Je crois qu'il faut ajouter sur la dette qu'elle était de 500 000 millions au moment de la chute de Peron en 1956 et que l'Argentine a effacé la dette Anglaise et je crois aussi Allemande et Française à la fin de la guerre. Pratiquement ke seul gouvernement qui ait fait un effort sur la dette est celui de Illia qui a sauté en 1966. Et il est sidérant de voir l'explosion de la dette sous la dictature d'Aramburu, puis celle de Ongania et enfin celle de Videla et ses successeurs. L'article ne parle pas non plus d'un fait sidérant qui a été en 83 l'étatisation par Cavallo, déjà lui, de la dette privée de nombreuses sociétés privées. Presque 15 milliards si je me souviens bien. Et enfin la période Menem qui par la politique du uno a uno a doublé en 10 ans la dette du pays de 60 à 120 milliards. cavallo a été président de la banque d'Argentine au moment de la privatisation de la dette privée, ministre de l'économie de Menem pour le Uno à Uno, ministre de l'économie de de la Rua au moment du corralito de 2001. Il doit représenter à lui tout seul pas loin des 2/3 de la dette argentine et a bossé avec la dictature, Menem et de la Rua, il n'est pas en taule faut pas croire hein. Les deux énormes crises qui ont ruiné le pays l'hyperinflation et la crise de 2001 sont des crises de la dette... 8 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De karlM 07H42 | 12/08/2010 | Je croyais qu'il était possible de ne pas rembourser les dettes dite "scélérates". http://eco.rue89.com/2010/05/08/la-grece-en-crise-largentine-veut-renego... 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à karlM De Errance écouteur d'histoires | 11H38 | 12/08/2010 | C'est possible, voir l'Equateur, mais encore faut-il le vouloir et le pouvoir. L'Argentine avec son délirant besoin, désir, d'exporter peut difficilement se mettre au banc des nations (qu'on le veuille ou non c'est le soja qui rempli les caisses de l'état et plus exactement l'exportation de soja vu qu'il n'y a pas d'impôt sur le revenu pour les propriétaires terriens), par contre il est évident que le pays devrait effacer une grande partie de cette dette construite par les dictatures et très probablement une bonne partie de celle générer par Menem. Mais quels sont les leviers que le pays pourrait actionner pour être en position de force, c'est une autre question. Il faut très probablement, avant tout effacement de dette illégale, revoir intégralement le système fiscal argentin. Le soucis c'est que pour se faire il faut un gouvernement puissant pour pouvoir mettre au pas les latifondos et ceux qui devraient en toute logique payer des impôts et qui en sont pratiquement totalement exempt aujourd'hui. On se plaint de notre système fiscal, ici c'est 1 millions de fois pire. Payer des impôts est vu comme du vol et l'évasion fiscale la normalité. 1 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De Errance écouteur d'histoires | 18H26 | 11/08/2010 | Sur l'utilisation des réserves il y a beaucoup à dire. 1- l'argent utilisé a permis de débloquer pas mal de négociations 2- Les réserves ont été reconstituées et ont même atteint un niveau record en juillet 3- Payé pourquoi pas, mais si un travail de fond est fait pour éliminer la dette frauduleuse et ses intérêts. 4- Tant que le problème de la dette illégale n'est pas résolue, le pays ne devrait pas payer, mais ne pas payer c'est être au banc des nation.. est-ce un mal ?.... la réponse est complexe. Sur le 82% movil, là j'sais pas quoi dire, il y a une campagne très forte de la part de l'opposition, majoritaire mais totalement désunie dans les deux chambres, et surtout portée par le péronisme fédéral, c'est à dire le péronisme opposé au gouvernement, c'est à dire globalement Duhalde, Sola qui ont été très très proche de Menem (Dyhalde a été son vice-président) et qui n'ont jamais rien fait sur ce sujet. en plus beaucoup de ceux qui militent pour le 82% movil militent aussi pour l'exonération des impôts sur les exportations agricoles. Rappelons que les producteurs ne payent déjà pas d'impôt sur leur revenu et que le mois dernier une évasion fiscale de plus de 600 millions de $ (7 millions de tonnes de soja vendues au noir...) a été découverte... Du coup, oui au 82% movil, mais, mais pas n'importe comment... Il y a un besoin urgent de revoir l'intégralité du système fiscal argentin. 4 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De mamane Ingénieur | 18H54 | 11/08/2010 | mmmmhhh intéressant. il est vrai que la finance est une facette de la colonialité. Mais pas que. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à mamane De Errance écouteur d'histoires | 19H04 | 11/08/2010 | C'est une arme utilisée d'abord par les anglais et ce dés les "indépendances" de ces pays. La France a fait de même avec Haïti d'ailleurs avec le succès que l'on sait. 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT De Emmanuel M Commentateur | 19H22 | 11/08/2010 | Beurk Un article purement demagogique, pointant les éternel boucs émissaires (la grande méchante finance aux dents pointues) Le problème de la dette est dramatique, et la France s'y enfonce. L'Argentine nous y a précédé, et pour les mêmes raisons : les politiciens ont endetté le pays pour financer des mesures (ou des absences de réforme) clientélistes destinées à les faire (ré)élire. Dans un ménage on ne dépense pas plus que ce qu'on gagne, et on n'emprunte que pour quelques dépenses d'investissement (logement, voiture, ...). Si on emprunte pour financer le loyer, ca part en couille assez vite. Les hommes politiques ont décrété que cette règle universelle ne s'appliquerait pas à eux. Donc la dette explose, et la crise vient avec. 6 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Emmanuel M De Errance écouteur d'histoires | 19H53 | 11/08/2010 | La dette explose en Argentine pendant les dictatures et à l'époque de Menem, quand le pays suivait à la virgule près les demandes du FMI... Démagogique vous êtes sur ? 2 VOTES RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT à Errance De -Candide- Jardinateur | 01H26 | 13/08/2010 | Je n'ai pas envie de soutenir ni la dictature ni ce corrompu de Menem, mais d'un point de vue économique ne noircissez-vous pas le tableau ? Menem a quitté le pouvoir en 1989 il y a plus de 20 ans et la fin des dictatures c'était il y a plus de 27 ans les chiffres de la dette en %age du PIB sont sur les années 1999-2002 (source http://fpc.state.gov/documents/organization/39301.pdf) 1999 : 47.4% 2000 : 50.8% 2001 : 62.5% 2002 : 150.6% vous ne pensez pas que le problème vient principalement de cette période sans avoir à remonter jusque Menen, ou la dictature, et pourquoi pas à Napoléon ? 0 VOTE RÉPONDRE | ALERTER | LIEN PERMANENT 12suivant ›dernier » Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89 Envoyez « RUE » par SMS au 81084 (1,5 € / SMS) En savoir plus Connectez-vous pour entrer votre code
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