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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

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Abandon du projet contesté de réforme constitutionnelle!

Gauche et droite se rejettent la responsabilité de l'échec de la réforme constitutionnelle

François Hollande a annoncé l'abandon du projet contesté, face à "l'hostilité" d'une partie de l'opposition.

Sophie BrunnMathieu Dehlinger

Mis à jour le 30/03/2016 | 16:54, publié le 30/03/2016 | 14:09

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il y a 50 minutes

VIDEO. Manuel Valls "regrette profondément" l'abandon du projet de révision constitutionnelle

Faute de consensus, François Hollande renonce. Le président de la République a annoncé, mercredi 30 mars, qu'il abandonnait son projet de réforme de la Constitution. Ce projet avait été mis en chantier après les attentats de Paris du 13 novembre.

>> Suivez toutes les réactions dans notre direct

L'exécutif prévoyait notamment une extension de la déchéance de nationalité, mais l'Assemblée nationale et le Sénat n'ont pas réussi à s'accorder sur un texte. Cette décision du chef de l'Etat n'a pas manqué de susciter des réactions variées des deux côtés de l'échiquier politique.

Manuel Valls "regrette profondément" cet abandon

Manuel Valls a déploré, lors des questions au gouvernement, "l'incapacité"de la droite et de la gauche à se rassembler sur la réforme constitutionnelle. Il a affirmé qu'il "regrettait profondément" que la droite sénatoriale se soit opposée au projet de révision.

"La droite sénatoriale s'oppose à une mesure parfaitement comprise par les Français : l'extension de la déchéance de la nationalité (...). Une mesure voulue par l'opposition, une mesure que le président de la République et l'exécutif, dépassant les frontières partisanes, ont voulu mettre en œuvre dans un souci d'unité (...). Cette main tendue a été refusée au Sénat et je le regrette amèrement", a accusé le Premier ministre.

Les proches de l'exécutif blâment la droite

Comme le président de la République, les socialistes dans la ligne de l'exécutif blâment la droite pour cet échec. "Une partie de l'opposition est hostile à toute révision constitutionnelle, a expliqué François Hollande. Je déplore profondément cette attitude."

"Malgré cette période marquée par le terrorisme, le président a fait le constat que l'unité nationale n'était pas possible, justifie Bruno Le Roux, à francetv info. La droite a décidé qu'elle n'accorderait pas son soutien à une réforme constitutionnelle, même dans la lutte contre le terrorisme." Le patron du groupe PS à l'Assemblée dénonce le "jeu de rôle" de la droite entre le Palais Bourbon et le Sénat, "pour rendre impossible une réforme dont le pays avait besoin" : "C'est regrettable pour le pays, pour l'image du pays qu'on donne aux Français."

Les frondeurs du PS saluent l'abandon du texte

Le projet de réforme divisait profondément la gauche. L'abandonner est "la seule et sage décision possible", assure le député Christian Paul. "Il fallait tourner la page, enterrer ce projet de révision constitutionnelle, qui a beaucoup divisé les Français, estime le chef de file des frondeurs socialistes. On ne peut pas réussir l'unité nationale, absolument nécessaire, contre les principes républicains. (...) Contre le terrorisme, la réforme constitutionnelle est un rempart de papier."

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris et frondeuse en chef a quant à elle salué sur Twitter le recul de François Hollande, mais s'étonne du temps qu'il a fallu au président de la République pour prendre cette décision.

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