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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

SYNTHESE DU PROJET DE SOCIETE DE L'ALLIANCE DES BÂTISSEURS DE LA REPUBLIQUE

 

Cellou Président, tout patriote l'avait rêvé, avec la grâce de Dieu le tout puissant, dans la paix et dans la sérénité, le vaillant peuple de Guinée le confirmera dans les urnes dimanche 19 septembre 2010 par la victoire de l'alliance des bâtisseurs.

 

 

DEDICACE DE LA VICTOIRE DU 19 SEPTEMBRE 2010

 

Cette victoire, Cellou et ses frères de l'alliance des bâtisseurs de Sidya TOURE de U.F.R, Abe SYLLA de N.G.R, Elhadj Fodé Mohamed SOUMAH de GE-CI, Elhadj Moussa SOLANO de P.U.P et les autres membres de la coalition la dédieront en premier à la mémoire de nos illustres devanciers et fondateurs de notre identité nationale à savoir : Dinah Salifou, Alpha Yaya Diallo, Almamy Bocar Biro de Timbo, Kissi Kaba Keita, Almamy Samory Touré, Zegbela Togba pour ne citer que ceux-la.

 

Ces hommes sont à la fois nos héros et notre identité nationale, ils sont ancrés dans l'histoire de notre pays et dans nos cœurs, prions que leurs âmes aient la paix éternelle. Ces héros, ils sont la Guinée, cette Guinée est un peuple et ce peuple c'est nous citoyens.

 

Cette victoire, Cellou et ses frères alliés la dédieront en deuxième à toutes les victimes de la société civile et  corps habillés, guinéens et étrangers, tombés dans la lutte pour une Guinée démocratique, juste et prospère. Ils sont morts pour nous, ils sont au cœur de notre histoire, ils ont besoin de notre reconnaissance, et nous ne les oublierons pas.

 

Cette victoire, Cellou et ses frères alliés la dédieront en troisième  et à titre posthume aux anciens Présidents de la République de Guinée à savoir, le premier pour avoir conduit la Guinée à l'indépendance.

 

 Au deuxième Président pour avoir été l'homme qui a ouvert la Guinée sur les plans économique, politique et social, c'est lui qu'avait aussi  permis à Cellou de faire ses premiers pas en politique et d'arriver là où il est aujourd'hui. Cellou et ses frères alliés, hommes loyaux et fidèles en amitié, n'oublieront pas le Général Lansana Conté qui fut un homme de paix.

 

 Ils la dédieront au troisième Président pour son courage dans le combat  si difficile et inachevé contre les narcotrafiquants, la criminalité et la mauvaise gouvernance.

 

Ces hommes et le Président par intérim sont et seront indissociables à l'histoire de notre pays. Nous le dirons aux générations futures à chaque occasion pour qu'elles chassent d'où elles viennent,  le chemin qu'elles doivent suivre pour la paix, la justice et la prospérité dans notre pays.

 

Cette victoire, Cellou et ses frères alliés la dédieront à l'action au service du peuple de Guinée, à sa jeunesse et aux femmes qui ont été tant martyrisées par l'irresponsabilité  des gouvernants.

 

 

 

 

 

URGENCE DE L'ACTION

 

La première urgence pour Cellou et ses frères alliés sera  la réforme de l'Etat en vue de restaurer sa crédibilité. Ceci nécessiterait la disparition  de l'Etat  néo-patrimonial dans lequel les ressources publiques sont confisquées par les gouvernants au détriment des citoyens, des collectivités régionales et locales.

 

Des mesures vigoureuses seront prises en vue de rendre effective la séparation des pouvoirs afin de consolider la démocratie et de promouvoir la bonne gouvernance économique. Pour cela, Cellou et ses frères alliés envisagent la création des institutions impersonnelles et impartiales.

 

Ces institutions, indispensables dans un Etat moderne, permettront la participation de tous les citoyens aux prises de décisions qui affectent leur vie quotidienne. Outre qu'elles contribueront à sauvegarder les biens, ces institutions vont garantir l'égalité des chances entre les citoyens et auront vocation à corriger les inégalités.

 

Les institutions impersonnelles et impartiales vont également protéger la concurrence contre toute interférence des élites, des politiciens et autres lobbies qui, par ailleurs, ne pourront plus s'accaparer les revenus de l'Etat et les investissements.

 

LA JUSTICE ET LE JUSTICIABLE

 

Un pays qui n'a pas une bonne justice est exposé à toutes sortes de risques. Une justice partiale et corrompue est un danger pour l'ensemble de la nation. C'est pourquoi, Cellou et ses alliés s'engagent résolument à promouvoir l'indépendance de la justice et la protection des justiciables. Une justice efficace et impartiale est une dimension majeure du renforcement de la liberté politique, économique et la bonne gouvernance.

 

Pour mieux veiller sur la justice et le respect des droits de l'homme et des libertés publiques et privées, nous doterons le barreau de moyens afin qu'il joue son rôle d'interface entre gouvernants et gouvernés pour éviter les abus en matière de justice. Ainsi seront respectés les trois principes fondamentaux de la justice Républicaine à savoir :

 

- l'égalité devant la loi ;

 

- la présomption d'innocence ;

 

- le droit pour chaque citoyen  à un procès juste et équitable .

 

Notre Cour suprême fera l'objet d'une rénovation institutionnelle orientée vers une plus grande effectivité de sa mission et une indépendance totale par rapport aux acteurs politiques.

 

Nous engagerons une politique résolue de formation des magistrats et des autres auxiliaires de la justice afin qu'ils soient familiarisés aux réalités de la société libérale et du secteur privé. Les juges seront mieux formés, mais également mieux payés. Un juge mal payé ne peut rendre une justice impartiale.

 

LA DECENTRALISATION

 

Cellou et ses frères alliés s'engagent à mettre en place une décentralisation effective au bénéfice des collectivités locales à travers un renouvellement régulier de leurs organes, basé sur un mandat et un plan d'actions précis ;

 

Nous allons également compléter les huit capitales régionales en érigeant une capitale additionnelle dans la région forestière.

 

Il est également indispensable de promouvoir l'intégrité et la compétence si nous voulons réactiver le potentiel créateur de tous les agents de l'administration qui sont en proie au découragement et à la résignation devant le mal de vivre.

 

La lutte contre la corruption et l'enrichissement sans cause sera une constante dans l'action de Cellou et ses frères alliés. Les fonctionnaires corrompus et les prédateurs seront sévèrement sanctionnés. Par contre, un mécanisme d'encouragement des fonctionnaires qui font preuve de gestion rigoureuse sera mis en place. Cellou et ses frères alliés veilleront à ce que les fonctionnaires soient mieux payés.  

 

Pour avoir un recours contre l'Administration, un Médiateur de la République sera nommé et une procédure simplifiée d'accès aux documents administratifs sera instituée pour faciliter les rapports entre l'administration et les citoyens.

 

RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE

 

Une démocratie républicaine est basée sur le principe de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Ainsi, chaque pouvoir doit agir  dans le domaine qui lui est assigné par la Constitution.

 

A cet égard, nous resterons vigilants sur cette  séparation des pouvoirs pour éviter  les excès et les atteintes aux libertés. Le contrôle du parlement sur l'exécutif sera renforcé, notamment en ce qui concerne l'exécution des dépenses budgétaires.

 

Il ne peut ainsi y avoir de démocratie sans la liberté de la presse. Durant le mandat, la liberté de la presse écrite et l'audiovisuel sera rétablie par la levée des entraves et les intrusions de l'exécutif.

 

Il appartiendra à un Conseil National de la Communication rénové de veiller scrupuleusement au respect de la loi et la déontologie régissant les médias publics et privés et le principe d'égalité de traitement de tous les partis politiques.

 

Nous allons également promouvoir le rôle du Conseil Economique et Social afin de lui permettre d'assister le Gouvernement en jouant un rôle d'interface avec la société civile. Pour cela le mode de désignation des membres sera modifié pour élargir la base au delà du parti au pouvoir.

 

Cellou et ses frères alliés s'engagent à intégrer les femmes dans les instances de décisions à hauteur d'au moins 30%.

 

Nous mettrons aussi en place un modèle de financement des partis politiques qui fera l'objet de concertation entre les acteurs. Il doit refléter un consensus indispensable au jeu démocratique et à l'équilibre entre les acteurs de la vie politique de notre pays.

 

 

UNE POLITIQUE ECONOMIQUE ET FINANCIERE EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT

 

En matière de politique économique, l'objectif Cellou et ses frères alliés est de créer une forte croissance économique qui seule permet de soutenir le développement tant souhaité depuis des décennies.

 

Cependant, cette croissance ne peut être réalisée qu'en préservant les équilibres macro-économiques, notamment celui des finances publiques et la balance des paiements en vue d'assurer la stabilité de la monnaie nationale. Ce ne sont pas des notions « technocratiques » car la perte de la valeur du franc guinéen est à la base de l'augmentation de tous les prix que vous constatez tous les jours en allant au marché (les commerçants ne sont pas directement responsables de la hausse des prix, c'est une conséquence de la mauvaise gestion) . Cellou et ses alliés comptent également garantir l'indépendance de la banque centrale pour qu'elle puisse mieux contrôler l'inflation et la stabilité de la monnaie nationale..

 

Cette démarche est aussi nécessaire pour permettre une normalisation de nos relations financières avec la communauté des bailleurs de fonds afin d'asseoir une croissance durable.  

 

Des mesures de consolidation de cette croissance par la relance de l'investissement seront immédiatement mises en oeuvre en particulier, la réforme de la fiscalité et le contrôle du niveau et la qualité des dépenses publiques.

 

Un réexamen de la dette intérieure est nécessaire pour permettre de réduire les créances du secteur privé sur l'Etat et stimuler la reprise.

 

L'Etat a le devoir de payer les PME qui lui ont vendu des biens et services. Un audit de cette dette privée nous permettra de cibler la réduction sur les créances ayant un support juridique incontestable.

 

Un autre objectif de la politique économique est la politique sociale qui permet de corriger les graves inégalités nées de la répartition primaire des richesses.

 

Dans le régime actuel, des milliards de francs sont engloutis dans des dépenses improductives et les détournements durant chaque exercice budgétaire. Il s'agit-là de l'argent perdu pour réduire les injustices et les inégalités.

 

Une politique économique efficace implique une économie de dialogue avec les partenaires sociaux.

 

Dès la première année, nous engagerons une concertation permanente avec les acteurs de la société civile notamment les ONG et les syndicats car, l'échec des programmes de développement dans notre pays s'explique en partie par l'insuffisance de la participation de nos populations à leur conception et leur mise en oeuvre.

 

La qualité et le niveau du dialogue conditionnent la réussite des politiques de développement. Nous prendrons en compte les besoins exprimés par la société civile dans la conception et la mise en oeuvre de nos politiques économiques sectorielles et globales.

 

LA LUTTE CONTRE LE CHOMAGE PAR LA RELANCE DU SECTEUR PRIVE

 

Le chômage est l'une des preuves incontestables de l'échec de la gouvernance actuelle. Toutes les familles ont leur lot de jeunes diplômés sans emploi pour lesquels les pères de familles ont englouti leurs maigres ressources pour assurer durant des décennies une formation leur permettant de trouver un emploi.

 

Peine perdue, car, l'Etat actuel manifeste une grande indifférence et une grande irresponsabilité envers nos chômeurs, notamment les jeunes et les femmes. En même temps on ferme les jeux pour payer les fonctionnaires fictifs et ceux qui ont abandonné leurs postes pour aller s'installer à l'étranger. Tout se passe avec la complicité active des gouvernants. Une responsabilité partagée qu'il faudrait lourdement sanctionner.

 

Depuis vingt ans aucune mesure n'a été prise pour donner une lueur d'espoir à ceux qui recherchent un emploi. Si nous sommes indulgents, nous dirons que l'Etat actuel n'a rien compris au libéralisme, car il ignore sa mission de régulation économique qui signifie la prise des décisions adéquates pour permettre à la production de s'ajuster aux besoins sociaux en particulier la demande de travail. Si nous sommes justes, nous dirons que l'Etat actuel est incompétent et cruel envers les jeunes.

 

Son incompétence réside dans le fait que depuis vingt ans, les projets de création d'entreprises n'ont jamais bénéficié du climat propice, et de l'appui technique et financier de l'Etat pour créer des emplois à la hauteur des attentes des jeunes diplômés. Au contraire, les administrations ont toujours été un facteur de blocage des nouveaux projets ; pour les entreprises qui sont en activité, les multiples tracasseries et le harcèlement fiscal ont limité leur rythme de croissance voire entraîné des fermetures pure et simple.

 

Sans entreprise pas d'emplois pour réduire la pauvreté.

 

Nous adopterons des dispositions en faveur du secteur privé et particulièrement la petite et moyenne entreprise agricole et industrielle pour en faire les piliers d'un véritable décollage économique.

 

Les réformes suivantes seront immédiatement mises en oeuvre :

 

- réhabiliter et doter le guichet unique de toutes ses prérogatives pour remédier aux méfaits des lourdeurs administratives et des pratiques corruptrices ;

 

- améliorer l'environnement des entreprises et des projets privés par les mesures d'incitation fiscale et des garanties accordées aux promoteurs par le biais d'une justice impartiale protégeant les droits de propriété ;

 

- entreprendre une politique de formation des ressources humaines ;

 

- revitaliser la micro-finance et le système bancaire pour mobiliser l'épargne et l'orienter vers les secteurs porteurs de croissance et créateurs d'emplois ;

 

- renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques pour réduire les risques qui influent négativement sur l'investissement et en conséquence sur l'emploi.  

 

L'artisanat qui occupe 20% des travailleurs fera l'objet de mesures d'encouragement pour mobiliser le génie créateur de nos concitoyens dans le cadre d'un développement durable et de la relance du tourisme presque inexistant dans notre pays. Pourtant ce secteur touristique avec nos forêts, nos montagnes et nos plages pourrait être un support essentiel de lutte contre le chômage.

 

Pour les jeunes, nous mettrons un accent particulier sur leur formation centrée sur des qualifications adaptées aux besoins du marché du travail afin qu'ils bénéficient des emplois qui seront générés par la nouvelle croissance. C'est le cadre idéal pour les diplômés sans emploi pour s'insérer dans la vie active avec succès.

 

Les diverses mesures entreprises en amont, notamment la formation des ressources humaines, le financement des infrastructures, et un cadre bancaire performant, nous permettront d'engager avec une grande marge de manœuvre, la relance du secteur privé qui sera structuré par les petites et moyennes entreprises du secteur agro-industriel.

 

C'est à ce prix que seront créés durablement les emplois tant souhaités pour nos jeunes. En raison de nos dotations importantes en ressources minérales, la conception et la mise en oeuvre de nouveaux projets seront favorisées durant le mandat.

 

A cet égard, l'investissement direct étranger sera encouragé par un code du secteur minier incitatif et offrant de solides garanties aux investisseurs.

 

Toutefois, nous renégocierons les nouveaux contrats miniers qui comportent de graves atteintes aux intérêts vitaux de notre pays.

 

Des projets miniers tels que NIMBA, SIMANDOU et DIAN-DIAN et les barrages hydroélectriques KALETA FOMI, KOUKOUTAMBA, AMARIA, MORISSANAKO et SOUAPITI seront les priorités de notre mandat.

 

 

UNE AGRICULTURE D'AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE ET D'EXPORTATION

 

Le modèle de développement durable qui est l'ossature de notre projet de société repose sur les ressources renouvelables notamment l'agriculture, la pêche et l'élevage, c'est à dire, le développement rural.

 

Si nous voulons promouvoir une croissance forte, le levier essentiel demeure l'agriculture, car, ce secteur qui emploie une forte proportion de la population active du pays, est incontestablement celui dont l'essor aura les effets d'entraînement les plus forts sur l'économie.

 

Reconstruire l'agriculture est aussi la manière la plus efficiente de lutter contre la pauvreté par le biais de la promotion des cultures vivrières garantissant la sécurité alimentaire, et les cultures d'exportation pour mobiliser notre potentiel et élargir nos recettes en devises.

 

Le développement du secteur privé agricole n'a pas encore répondu aux attentes des populations en raison du manque d'une politique agricole dotée d'une vision axée sur la mise en valeur de nos immenses potentialités agropastorales.

 

La sécurité alimentaire sera l'objectif central de notre politique de développement agricole ; nous allons accorder une grande priorité à la filière riz. En effet, la consommation du riz représente environ 40% de la ration calorifique moyenne des guinéens.

 

Cependant, la Guinée n'exploite pas entièrement son potentiel rizicole puisqu'elle demeure largement importatrice. Il est étonnant de constater que sur vingt ans, malgré l'aide dont l'agriculture a bénéficié, nous sommes loin d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Depuis vingt ans, l'agriculture a reçu plus de 2000 milliards qui ont été dépensés au détriment de nos populations rurales.

 

Plus de 90% de la consommation de riz de la ville de Conakry provient encore des importations. C'est pourquoi nous nous fixons pour objectifs, l'augmentation de la production rizicole, l'amélioration de la commercialisation et de la transformation ainsi que la régulation des importations.

 

Nous allons donc initier des projets dont l'objectif est de doubler les rendements grâce à la construction d'aménagements hydro-agricole, l'adoption de techniques améliorées de mise en valeur et l'organisation professionnelle. Ces projets vont également permettre de promouvoir le commerce du riz par le développement du crédit et de la concurrence ainsi que la diffusion de techniques de transformations intensives.

 

Toute la côte Guinéenne de Kawassi (Kamsar) jusqu'à KOBA est une zone de mangrove où des casiers rizicoles seront réalisés par et pour les paysans. D'autres aménagements rizicoles rentables sont envisageables dans les autres régions naturelles.

 

L'Etat se chargera de l'assistance et de la fourniture d'intrants et de semences en attendant une organisation paysanne structurée, orientée vers la production de cette denrée dont l'importation nous coûte près de 200 milliards de francs guinéens par an.

 

En vue d'une diversification de nos ressources d'exportation, les filières café, cacao, hévéa, palmier à huile dans la zone forestière ; arachide, coton anacardier en zone de savane, pomme de terre, oignon et agrume au Fouta, feront l'objet d'une véritable politique de relance afin de réaliser nos avantages comparatifs sur les marchés internationaux.

 

Ce projet enregistre une sérieuse baisse d'activité en raison de l'incapacité de l'Etat à soutenir la filière Coton en Haute-Guinée menaçant ainsi les revenus de milliers de travailleurs vivant de cette activité.

 

Nous prendrons dès la première année, des mesures de sauvetage du Projet Coton et nous nous fixons l'objectif de 100.000 tonnes dans cinq ans. Cet objectif est réaliste, dès lors que nous avions réussi à porter la production nationale à partir de 1996 de 9500 à plus de 30.000 tonnes en l'espace de trois ans, grâce à une meilleure politique de prix au planteur et une participation plus active de nos partenaires au développement.

 

 

LE RENFORCEMENT DES INFRASTRUCTURES DE BASE

 

Il est vain d'espérer une croissance économique durable en l'absence d'infrastructures de base. L'électricité, l'eau, les routes et les moyens de télécommunication performants sont au cœur du processus de croissance et de développement.

 

La Guinée est encore très mal équipée en infrastructures de base. De plus, ces infrastructures sont souvent vétustes et dans un état d'entretien qui rend leur utilisation difficile.

 

Cette situation est particulièrement préoccupante dans le domaine des routes et pistes rurales car elle entrave la commercialisation des produits agricoles et maintient les populations dans un état d'isolement et de précarité défavorable à leur développement économique et social.

 

 En raison de l'absence d'une politique d'entretien des pistes rurales bien définie et de l'insuffisance des ressources budgétaires qui leur sont affectées, l'ensemble des bailleurs de fonds a suspendu ses engagements.

 

Notre action va donc consister dans un premier temps à créer les conditions d'un dialogue plus constructif avec nos partenaires au développement, et prendre ensuite toutes les dispositions institutionnelle et réglementaire pour rendre opérationnelle une politique efficace et efficiente d'entretien des routes et pistes.

 

Nous assignons à la nouvelle politique économique de financer des dépenses en faveur des infrastructures et équipements collectifs pour supprimer les obstacles physiques au démarrage du secteur privé et la modernisation de notre pays.

 

La pénurie d'électricité est la plus paralysante pour l'économie et nous dicte dès la première année du mandat de concevoir de nouveaux projets de barrages pour trouver une solution durable à la crise du secteur de l'électricité.

 

Comme notre pays a une vocation naturelle à produire l'électricité hydraulique, nous allons favoriser des projets d'interconnexion sous-régionale afin de mieux vendre notre production d'électricité après réalisation des barrages. Aujourd'hui, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte-d'ivoire, le Burkina fasso, le Togo, le Bénin, le Nigeria sont interconnectés.

 

Des projets routiers supplémentaires seront élaborés et mis en oeuvre pour faciliter les liaisons inter-urbaines et une circulation accrue des marchandises et des personnes qui assurément stimulent la croissance économique.

 

Pour la ville de Conakry, nous tracerons de nouvelles transversales et nous mettrons l'accent sur l'adressage des routes qui seront bitumées et conformes aux exigences des usagers.

 

Pour les télécommunications, nous allons discuter rapidement avec nos partenaires actuels ; ensuite, nous signerons un contrat axé sur une modernisation de l'ensemble du réseau national mettant à la disposition des agents économiques en particulier le secteur privé, les moyens de communication performants au meilleur prix.

 

Le secteur de l'eau sera soumis au même traitement que le téléphone afin d'offrir l'eau à nos concitoyens à un prix compatible avec leurs revenus.

 

 

LA REFORME DES SECTEURS DE L'EDUCATION ET DE LA SANTE

 

La consolidation de la politique générale du pays implique une vaste réforme de notre système éducatif pour remédier au déficit du capital humain dans les secteurs où nous avons l'avantage comparatif naturel. La non prise en compte de cette réalité est un des facteurs de gaspillage des ressources financière, humaine et une aggravation du chômage.

 

Le système éducatif est une des priorités de l'alliance des bâtisseurs de Cellou Dalein  DIALLO, le budget actuellement alloué à l'éducation est de 11% contre 25% en moyenne dans la sous-région (40% au sénégal), nous proposons d'attribuer au moins 25% du budget national a l'éducation.

 

L'insuffisance de l'offre éducative, le faible revenu des parents et les pesanteurs socioculturelles sont les principales causes de la sous scolarisation en Guinée. En effet, l'offre éducative demeure très faible par rapport à la demande potentielle et réelle, maintenant ainsi la Guinée dans le groupe des pays à plus fortes proportions de jeunes illettrés et d'enfants non scolarisés notamment les jeunes filles ; à cela s'ajoute l'insuffisance en qualité et en quantité d'infrastructures scolaires et d'enseignants. Après avoir mis en place une sérieuse politique de lutte contre l'analphabétisme de vastes réformes couvrant l'école primaire jusqu'à l'université seront indispensables.

 

L'éducation nationale sera une de nos priorités parce que la qualité de l'enseignement est la clef du futur. Nous savons que le système est gangrené par la corruption et des politiques inefficaces en particulier le concours d'accès à l'université qui génère un véritable gaspillage de ressources tant du côté de la demande que de l'offre éducative.

 

Pour remédier aux problèmes structurels de l'éducation nationale, nous allons dès la première année du quinquennat adopter un calendrier universitaire inflexible qui fixera pour chaque année universitaire, le calendrier des résultats des examens, les dates de début des programmes, et la liste de ceux qui auront accès à l'université qui doit être publiée au plus tard au mois d'août de chaque année.

 

Chaque année, une commission d'experts sera chargée d'évaluer sous la tutelle des ministères chargés de l'éducation, les capacités intrinsèques des universités privées à assurer une formation de qualité conforme aux exigences du monde actuel. Cette commission publiera une liste des écoles privées recommandables et tolérées qui seront subventionnées et les autres seront interdites.

 

Beaucoup de nos jeunes sont en marge de la société par manque de qualification. Des milliers d'universitaires diplômés qui sont depuis plusieurs années à la recherche de leur premier emploi ont perdu tout espoir de trouver un emploi à la hauteur de leur diplôme. Il convient pour ces jeunes de leur donner une qualification professionnelle par la mise en place d'une politique de formation massive de courte période pour permettre ensuite leur insertion dans la vie active.

 

 L'impératif d'insérer socialement ces jeunes, nous oblige à faire des efforts particuliers pour le développement de l'enseignement technique et la formation professionnelle, donnant des ressources humaines nécessaires à l'expansion du secteur privé.

 

En dépit de leur apport inestimable à la nation, la situation des enseignants n'est pas des plus enviables dans notre pays. Pour valoriser la profession d'enseignant, nous proposerons un statut attractif de l'enseignant.

 

Par ailleurs, pour remédier au déséquilibre entre l'offre et la demande dans le secteur de l'éducation, nous procéderons à des investissements adéquats dans les infrastructures scolaires et universitaires permettant de supprimer les concours d'accès à l'université.

 

Ces mesures sont indispensables pour répondre aux attentes de la jeunesse envers laquelle la nation a des obligations si elle veut préserver sa cohésion et maîtriser son avenir.

 

D'une manière générale, si nous voulons que notre jeunesse assume ses devoirs dans le cadre de la renaissance de notre pays, nous devons engager une véritable politique de la jeunesse axée notamment en amont sur une politique de formation et en aval sur l'obtention du premier emploi.

 

Cet engagement envers notre jeunesse sera complété par une politique d'éducation civique et sportive pour matérialiser notre retour dans un domaine où nous avons excellé auparavant.

 

Le XXIème siècle se caractérise par des mutations sans précédent dans le domaine des nouvelles technologies de l'information ; notre pays doit combler l'écart numérique qu'il enregistre par rapport aux autres pays africains.

 

Nous mettrons en oeuvre des mesures incitatives pour la promotion de l'informatique notamment la connexion à haut débit à Internet en vue d'amplifier dans le cadre du projet EPT (Education Pour Tous) la complémentarité secteur public et secteur privé.

 

Dans le secteur de la santé, nous mettrons certes l'accent sur la prévention et la prophylaxie en matière de grandes endémies notamment les maladies VIH-SIDA, mais nous devons avoir une réelle politique de santé pour tous pour la grande majorité de la  population démunie.

 

Avant tout, nous veillerons à garder nos hôpitaux propres, disposant dorénavant d'eau et d'électricité, cela ne coûte qu'un changement de mentalité également dans ce secteur.

 

Une nouvelle politique du médicament et de l'hospitalisation sera mise en oeuvre durant le mandat pour atteindre les objectifs suivants :

 

- accorder l'assurance maladie et décès à tout salarié

 

- équiper les hôpitaux en moyens performants pour le diagnostic et le traitement ;

 

- construire des centres de santé modernes pour des soins de proximité ;

 

- réorganiser la vente des produits pharmaceutiques ;

 

- favoriser l'accès aux médicaments génériques

 

De manière fondamentale, nous devrons reconstruire notre système sanitaire pour l'adapter aux exigences de nos concitoyens et des praticiens.

 

Nous devons faire de telle sorte que les médicaments deviennent moins chers pour nos compatriotes malades, mais également veiller à mieux former nos médecins, les doter d'équipements modernes dans leur combat quotidien contre les maladies. Nous allons mettre en place un dispositif de prise en charge gratuite des enfants de moins de 5 ans et de femmes en état de grossesse, et un programme de vaccination des enfants de moins d'un an.

 

 

 

 

 

LA LUTTE CONTRE L'INSECURITE INTERNE ET EXTERNE

 

Peut-on promouvoir une restauration de l'autorité de l'Etat et un développement du secteur privé dans un cadre où l'insécurité est grandissante?

 

Aujourd'hui aucun guinéen ne fait confiance à l'Etat en matière de sécurité globale ; les réflexes de justice expéditive sont fréquents qui sont contraires aux principes d'un Etat de droit. Lorsque les citoyens paient des impôts et taxes à l'Etat, ils ont le droit d'être protégés.

 

La lutte contre l'insécurité et le grand banditisme, est un devoir incontournable de l'Etat. On ne peut renforcer la sécurité sans améliorer les conditions de travail de la police et de la Gendarmerie. Quant à l'Armée elle doit être une armée de métier modernisée et équipée pour assurer la défense de la patrie à nos frontières. Par ailleurs, les mouvements incontrôlés des armes et le nombre accru des jeunes militarisés a amplifié l'insécurité dans les zones urbaines et rurales.

 

La drogue représente également une sérieuse menace pour notre sécurité. Des jeunes en plein désarroi s'adonnent à la drogue, brisant ainsi tout espoir de retrouver une vie normale. A cet égard, les vendeurs de drogue ainsi que les circuits de blanchiment d'argent seront traqués.

 

Mais, la première sécurité est alimentaire ; en mettant le pays au travail et en veillant sur le respect de la justice tout en procurant de l'emploi aux jeunes, nous aurons fait l'essentiel du chemin.

 

Notre pays devrait prendre l'initiative d'une politique sécuritaire sous-régionale en nouant un dialogue franc et permanent avec nos voisins pour la recherche de solutions consensuelles aux graves crises qui secouent la sous-région ainsi qu'une élaboration toujours sur la base du consensus d'une politique sécuritaire préventive notamment dans la sous région de la MANO-RIVER.

 

LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET DU CADRE DE VIE

 

Retenez que chaque année, notre couverture forestière se dégrade et le déboisement annuel est estimé à 36.000 ha en raison de l'introduction et l'utilisation abusive des tronçonneuses, les feux de brousse pour le bois de chauffe, les pratiques des cultures sur brûlis et le raccourcissement des jachères.

 

Aujourd'hui, nous assistons à un véritable désastre écologique qui fait peser sur l'agriculture et notre vie des périls multiples liés à l'exploitation prédatrice des ressources forestières surtout par des groupes contrôlés par nos responsables politiques.

 

Pour réduire les effets dévastateurs de ces pratiques, nous mènerons les actions suffisantes pour :

 

- renforcer le cadre institutionnel des structures de gestion et de protection des forêts ;

 

- réduire la dégradation des forêts humides ;

 

- protéger la biodiversité dans le massif primaire ;

 

- mettre en place des mesures d'accompagnement en faveur des riverains des bassins versants permettant ainsi la régularisation du régime hydrique des grands fleuves au travers des actions qui concourent à la conservation et à la restauration de la couverture végétale et des écosystèmes des hauts bassins fluviaux.

 

Une politique de reboisement à l'échelle de tout le pays , l'interdiction de la pratique actuelle de la coupe abusive du bois guinéen qui sera remplacée par l'utilisation du gaz domestique à un prix supportable par nos compatriotes, et l'application des textes régissant l'eau et la forêt seront les préoccupations de la politique que nous mettrons en oeuvre appuyée notamment par la sensibilisation et l'éducation des populations sur les problèmes environnementaux.

 

Dans le domaine de l'habitat qui est une illustration exemplaire de la crise de l'Etat, nous allons engager durant le mandat une nouvelle politique de l'habitat permettant à nos concitoyens d'accéder au sol et au logement, en créant un cadre législatif et réglementaire protecteur des droits fonciers.

 

Des mesures incitatives seront prises dès la première année pour une professionnalisation du métier de promoteur immobilier, et la création d'une banque de l'habitat favorisant la promotion des logements sociaux et les prêts pour accéder aux logements personnalisés.

 

Depuis l'indépendance, l'Etat n'a réalisé aucun programme de logements sociaux. Nous comptons bâtir 20.000 de ce type de logements dans les cinq ans pour permettre aux fonctionnaires et autres salariés d'accéder au logement dans des conditions financièrement supportables. Ceci dans le cadre de la promotion l'habitat social avec le programme « Une famille, Un toit » 

 

Un effort de lotissement et de viabilisation sera déployé à l'échelle nationale durant le mandat pour mettre à la disposition de nos compatriotes des parcelles pour reconstruire Conakry et les villes de l'intérieur.

 

Un programme d'embellissement de la ville de Conakry sera mené pour en faire une capitale digne de ce nom et qui sera la vitrine de notre pays pour tous ceux qui arriveront chez nous.

C'est pourquoi, dans le cadre d'un programme de développement urbain s'inscrivant dans cette reconstruction des villes, le traitement des déchets sera une priorité afin de résoudre les problèmes de santé publique liés à une prolifération des ordures.

 

Les transports publics qui sont une préoccupation majeure de nos populations feront l'objet de mesures d'incitation pour un développement rapide complété si nécessaire par l'apport de l'Etat dans le cadre d'une ville comme Conakry.

 

Pour financer ce projet ambitieux pour la Guinée, Cellou et ses frères alliés comptent tout d'abord sur la responsabilité des gouvernants et la capacité de l'administration en matière de gestion et de l'organisation qu'ils comptent mettre en place pour faire face aux défis hérités des dysfonctionnements de la gestion publique.

 

Nous devons savoir que si nous ne sommes pas capables d'assumer les responsabilités qui sont les nôtres dans la bonne conduite des affaires de notre pays, ce n'est le FMI et la Banque Mondiale qui le feront à notre place.

 

Cellou et ses frères alliés sont optimistes et déterminés a être à la hauteur des espérance que le peuple souverain de Guinée exprimera en leur faveur le 19 septembre 2010. M. Cellou Dalein DIALLO est prêt à assumer avec honneur et dignité, les charges de la magistrature suprême.

 

Vive la Démocratie,

Vive l'unité nationale,

Vive la paix et la fraternité entre guinéens,

Vive la République.

 

Paris, le 12  septembre 2010.

 

La Commission de Mobilisation pour l'élection de Cellou Dalein DIALLO à la Présidence de la République de Guinée.

 

 

 

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