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Le blog de Aboubacar Fofana

Il s'agit d'un blog qui s'intéresse au devenir du continent Africain. D'où la prospective avant la proposition.

Obama dévoile un plan de 50 milliards de dollars pour les infrastructures.

Barack Obama lors de son dicsours à la nation depuis la Maison Blanche à Washington le 31 août 2010.

Barack Obama lors de son dicsours à la nation depuis la Maison Blanche à Washington le 31 août 2010. Susan Walsh/AP/SIPA

 

Dépenser ou ne pas dépenser, telle est la question. Philosophique, et surtout politique. Lundi, Barack Obama a choisi la première option, annonçant, le jour de la fête du travail (labor day), un plan visant à allouer au moins 50 milliards de dollars aux infrastructures routières, aériennes et ferroviaires.

L'objectif est évidemment de créer des emplois, alors que le taux de chômage stagne désespérément à 9,6% 'malgré des derniers chiffres moins mauvais que prévu dans le privé la semaine dernière' et que le mécontentement populaire monte. Problème pour le président, à moins de deux mois des élections de mi-mandat, les républicains vont tout faire pour contrecarrer ses plans et maximiser leurs chances de conquérir la Chambre des représentants le 2 novembre. Pire pour les démocrates, certains sondeurs envisagent même une prise de pouvoir au Sénat, dont un tiers des sièges sont en jeu.

Les républicains contre un 2nd stimulus

Le plan, étalé sur six ans, prévoit la construction et la rénovation de routes (240.000 km), de chemins de fer (6.400 km) et de 240 km de pistes d'aviation. Vu l'état des infrastructures américaines, ce ne serait pas un mal.

Les républicains ont immédiatement fustigé le plan. Fort de leur remontée dans les sondages, ils ont tout intérêt à faire traîner les choses. Le représentant Eric Cantor, figure montante du parti, a dénoncé «un stimulus de plus», après un premier effort de 800 milliards de dollars en 2009. Répétant le classique mantra conservateur, il appelle a «réduire immédiatement les dépenses» et «baisser les impôts» afin de «soulager le secteur privé et la création d'emplois». John Boehner, qui deviendrait le patron de la Chambre en cas de victoire des républicains, avait récemment appelé Obama à «virer» toute son équipe économique, le secrétaire au Trésor Tim Geithner en tête.

 

Un Nobel d'Economie appelle à dépenser davantage


Obama ne se laisse pas faire. En mal dans les sondages, il a tenté, lundi, de rafraîchir la mémoire des électeurs. «Les républicains pensent que vous êtes amnésiques. Ils oublient que c'est eux qui nous ont mis dans cette situation», a-t-il lancé dans la ville sinistrée de Milwaukee.

D'autres appellent enfin carrément à dépenser davantage. Dans les colonnes du New York Times, le Nobel d'Economie Paul Krugman se désole de la frilosité d'Obama au cours de ses premiers 18 mois à la tête du pays. «Son programme de relance n'était pas assez ambitieux et a été arrêté trop tôt», estime-t-il. Et de comparer la situation à celle des dépenses massives salutaires de 1938. Seule différence: à l'époque, la 2nde Guerre mondiale avait fait passer la pilule.

 

Philippe Berry
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