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Société : Etude du phénomène tortionnaire en Guinée : le ministre de la Justice, pas du tout favorable à ce rapport… posté le 10 novembre à 4h25 | mis à jour le 10 novembre à 4h29 | affiché 921
fois Intitulé ‘’Torture : la force fait la loi’’, c’est le nouveau rapport rédigé et cosigné par des organisations Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture
(ACAT-France), l’Association des victimes parents et amis du 28 septembre (AVIPA), l’Association Même Droits pour Tous (MDT) et l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH) sur
l’étude du phénomène tortionnaire en Guinée, a constaté votre quotidien Guineenews. Ce rapport de 52 pages qui a bénéficié du soutien financier de l’Union Européenne fait l’état des lieux du
phénomène tortionnaire en Guinée principalement depuis 2010, apprend-on de Boursin Clément, Responsable programme Afrique/ACAT France au cours du lancement du rapport devant un parterre de
journalistes ce mercredi, 9 novembre. Il a également précisé que « la mission ACAT France a rencontré successivement les autorités guinéennes et internationales ainsi que la société civile, le
personnel médical, les avocats, les partis politiques. Elle a pu visiter la maison centrale de Conakry, les prisons de Kindia, Mamou et Labé et a recueilli au cours d’entretiens confidentiels, les
témoignages de 36 personnes indiquant avoir été victimes d’actes de tortures, de peines ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis par des agents des forces de défense et de sécurité
essentiellement entre 2010 et 2011 » avant de conclure que « l’usage de la torture décrit dans ce rapport semble pouvoir s’appliquer à l’ensemble du pays d’où la formulation de certaines
recommandations au gouvernement guinéen telles que l’incrimination en droit pénal de tout acte de torture, la ratification du protocole facultatif à la convention contre la torture et les mauvais
traitements, la présence d’un avocat lors des interrogatoires…», a-t-il achevé. Il reste à savoir, si ces recommandations seront prises en compte d’autant plus que le ministre de la Justice
guinéenne, Me Christian Sow aurait affirmé aux différentes organisations cosignataires du présent rapport « mon gouvernement ne prendra pas en compte le passé, il fallait faire un rapport à partir
du moment où nous avions pris le pouvoir », des propos rapportés par le Secrétaire chargé à l’organisation à l’OGDH, Souleymane Bah au cours de la conférence de presse. La même source a précisé
qu’ils ont reçu au cours de l’entretien, des tentatives d’intimidations de la part du ministre de la justice guinéenne. Outre Me Christian, « les ambassades de France et d’Allemagne sont plus en
position d’écoute que de réaction par rapport à notre rapport. On a le sentiment que c’est un sujet qui dérange nos ambassades car il porte sur les atteintes aux droits de l’homme qui peut être mal
interprété et instrumentalisé par les politiques. Effectivement, on sent que les ambassades européennes ne prendront pas de position publique par rapport à un tel document de peur d’être
instrumentalisé »,ce qui amène Boursin Clément a pensé qu’ils n’auront pas de soutien particulier des chancelleries européennes. Alors à quoi peut-on s’attendre après la publication de ce rapport
en Guinée ? Mame Diallo Conakry, Guinée 224.64.95.92.48
Par Aboubacar Fofana
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Publié dans : Juridique
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