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Le monde : Dysfonctionnement de la justice guinéenne : une préoccupation pour l’Union européenne posté le 10 novembre à 4h21 | mis à jour le 10 novembre à 4h22 | affiché 1594 fois
Le ministre guinéen de la justice, Me Christian Sow et le chef de délégation de l’Union européenne en Guinée, Philippe Van Damme ont procédé mercredi9 novembre dans la salle de
conférence du ministère de l’Economie et des Finances à la signature d’un contrat d’assistance technique pour la reforme du secteur de la justice a constaté Guinéenews. Ce contrat d’assistance d’un
montant de 1251928 euros permettra au ministère de la Justice d’assurer un rôle de coordination dans la reforme du secteur judiciaire en partenariat avec l’Union européenne en posant les bases les
plus urgentes. A l’occasion, le ministre de l’Economie et des finances, Kerfalla Yansané a souligné que l’assistance que l’Union se propose d’accorder à la Guinée à travers le ministère de la
justice est très importante du fait qu’elle s’articule autour du renforcement des capacités de la justice. Pour Kerfalla Yansané, dans un pays qui sort d’une longue crise, la justice est un élément
essentiel de stabilité politique, social et économique. Et souhaiterait qu’au delà de cette assistance technique quel’Union européenne contribue également à la réhabilitation des infrastructures
judiciaires, à la formation des hommes et à la modernisation des textes juridiques. Philippe Van Damme, chef de délégation de ‘Union européenne a, pour sa part, indiqué que l’objectif de l’appui
européen à la reforme de la justice est de contribuer au renforcement de l’Etat de droit en Guinée. Car, poursuit-il, seul un Etat de droit consolidé pourra offrir aux citoyens guinéens la
stabilité et la sécurité. Et contribuer au développement économique et social en offrant aux investisseurs un climat des affaires plus accueillant. Le diplomate européen a rappelé qu’au delà de la
réhabilitation des infrastructures, la reforme de la justice est un changement de comportement et de mentalité. Selon Philippe Van Damme, au cœur de l’indépendance de la justice, il y a le statut
de la magistrature et le conseil supérieur de la magistrature. C’est pourquoi, dit-il, il est crucial que dans les prochaines semaines, les textes fondateurs d’une nouvelle justice fassent
l’objetd’une concertation large avec toutes les parties prenantesà travers un comité technique de suivi qui sera mis en place pour la reforme dans sa globalité. « Depuis les états généraux de la
justice en mars dernier, bien de choses se sont déjà passées…» dira en substance M. Van Damme. Avant d’ajouter que l’Union européenne a mobilisé 1,3 millions d’euros pour cette première phase. Et
son bon déroulement conditionnera la deuxième qui portera sur des montants nettement plus significatifs quipermettra de faire un travail durable et en profondeur en 2013. De son côté, le ministre
de la justice, Me Christian Sow a mis l’occasion à profitpourinviter les greffiers, les magistrats et l’ensemble de la famille judiciaire et parajudiciaire à un changement de mentalité afin que le
justiciable puisse enfin comparaitre en toute confiance devant un juge indépendant, impartiale et crédible. Il a ensuite insisté sur l’impact de la justice sur la paix sociale et la sécurité des
investissements pour le progrès économique. Pour le ministre Sow, l’organisation des états généraux de la justice guinéenne les 28, 29 et 30 mars 2011 a mis en relief une série de dysfonctionnement
et a permis d’élaborer un plan d’action prioritaire pour sa reforme. Enfin, il a lancé un appel aux partenaires notamment à l’Union européenne pour apporter leur expertise technique et les moyens
financiers nécessaires pour la formation du personnel judiciaire guinéen. Faut-il rappeler que cette assistance technique de l’Union européenne à la justice guinéenne vient à point nommé puisque
celle ci fonctionne aujourd’hui plus qu’hier dans un désordre marqué par une immixtion permanente de l’exécutif dans son fonctionnement. Le gouverneur de Conakry, Sékou Resco Camara qui vient de
‘’séquestrer’’un avocat dans l’exercice de sa fonction et l’ex préfet de Kindia, le colonel Sékouba Trésor Camara qui a administré une paire de gifle à un juge ne diront pas le contraire. A quand
la justice guinéenne cessera t-elle d'être sous les ordres de l'exécutif ? s'interroge nombre d'observateurs. Mamadou Bailo Barry Conakry, Guinée 224.64.44.41.84 2
Par Aboubacar Fofana
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Publié dans : Juridique
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