Mardi 4 octobre 2011
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BANQUES Ce qui pourrait arriver à Dexia La banque franco-belge Dexia est au coeur de la tempête financière ce mardi. Après un conseil d'administration d'urgence lundi siur, les rumeurs vont
bon train sur un démantèlement du groupe, plombé depuis 2008 par un portefeuille d'actifs très risqués. En moins d'une journée, l'action Dexia a perdu jusqu'à 38% en Bourse. La Belgique et la
France, qui avaient déjà évité la faillite de la banque il y a trois ans, ont encore volé à son secours, assurant que les deux pays prendraient toutes les mesures nécessaires pour garantir son
financement. Plusieurs pistes sont déjà évoquées pour sortir le groupe de l'ornière. La recapitalisation ou la nationalisation C'est, selon une source proche des actionnaires, ce que les Etats
français et belge aimeraient éviter. Le plan de sauvetage de Dexia avait déjà coûté 6 milliards d'euros en 2008. Les gouvernements ont à coeur de préserver leur notation chez les agences, et
redoutent la réaction des opinions publiques. Injecter des fonds n'est «pas d'actualité», dit-on mardi de source gouvernementale français La vente à la découpe Cela signifierait la scission du
groupe entre ses principaux métiers et branches. Dexia est principalement composée d'une banque de détail en Belgique, d'une banque privée au Luxembourg, du financement des collectivités en France
et de la banque privée Denizbank en Turquie. Des métiers comme la gestion d'actifs pourraient aussi être cédés. L'alliance de la Caisse des dépôts et de la Banque postale sur les
collectivités locales C'est l'un des premiers scénarios évoqués pour donner un peu d'air à la banque. Cette manoeuvre permettrait de loger une partie du portefeuille des prêts aux collectivités
locales en France, avec la Caisse des dépôts et la Banque postale, deux établissements publics et beaucoup plus solides financièrement. Mais cette proposition n'est pas du goût de tous. Le syndicat
Force ouvrière a diffusé dès lundi un communiqué pour demander que La Poste ne soit pas «la victime expiatoire» de Dexia. La création d'une "bad bank" Le but serait de créer un établissement
de défaisance des actifs les plus toxiques de Dexia afin de les isoler du reste du groupe. Cantonné dans une structure séparée, ce portefeuille obligataire toxique d'une centaine de milliards
d'euros ne pèserait plus sur le financement des autres filiales et permettrait la vente du groupe par appartement. Le soutien des Etats belge et français apparaît néanmoins nécessaire. La garantie
d'Etat La France et la Belgique se sont engagées mardi à prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver Dexia et notamment garantir ses besoins de financement. Reste à savoir si ces garanties
porteraient sur du capital, de la dette ou sur l'engagement de prendre une partie des possibles futures pertes de la «bad bank», par exemple. L'adossement à d'autres groupes L'hypothèse d'une
vente de Dexia à un autre groupe bancaire européen, sur le modèle de Fortis vendue à BNP Paribas, n'a pas les faveurs des analystes, les investisseurs jugeant que Dexia n'est pas vendable en
l'état. Si des rumeurs mentionnaient un possible intérêt de la Société générale il y a quelques années par exemple, il n'y a quasiment plus de spéculations quant à un rachat du groupe dans son
ensemble. G.W. avec Reuters Crédit photo : E. nicolas / ISOPIX / sipa dernière mise à jour : 2011-10-04 16:00:24
Par Aboubacar Fofana
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Publié dans : Finance
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