Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 10:38
Macky Sall, nouveau président du Sénégal, en visite en France Le nouveau président sénégalais Macky Sall. REUTERS/Joe Penney Par RFI Le président sénégalais est à Paris ce mercredi 18 avril 2012. Macky Sall doit déjeuner avec Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la première visite officielle de Macky Sall en France, depuis son élection le 25 mars dernier. Au cours de leur entretien, les deux chefs d’Etats discuteront notamment de la coopération bilatérale mais il sera également question de la situation au Mali et en Guinée Bissau. Après un passage en Gambie le week-end dernier, pour parler de la crise en Casamance, Macky Sall effectue sa première visite officielle au palais de l’Elysée. Le président fraîchement élu s’est déplacé avec une délégation restreinte : Alioune Badara Cissé, le ministre des Affaires étrangères, Amadou Kane, le ministre de l’Eonomie et des Finances, et Augustin Tine, le ministre des Forces Armées en font partie. Au menu des discussions, la coopération bilatérale figure en bonne place. «La France étant notre premier partenaire, il sera question de voir où en sont nos projets sur les plans économiques et diplomatiques», indique un des porte-parole de la Présidence, joint par RFI. Sur le plan militaire, Nicolas Sarkozy et Macky Sall signeront un nouvel accord de défense. Depuis le départ en août dernier de 900 soldats et la suppression de la base militaire française de Dakar, aucun traité n’avait été signé et les négociations à ce sujet n’avaient pas abouti. Par ailleurs, il sera sans doute question de l’appui financier que Paris peut apporter à Dakar. Il y a une semaine, le porte parole du gouvernement, avait affirmé que le pays traverse une situation financière tendue : l’Etat sénégalais aurait besoin de près de 200 milliards de FCFA pour financer ses mesures d’urgences, qui concernent notamment le secteur de l’énergie et le monde rural.
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politique
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 09:18
Mali : nomination d’un Premier ministre, les personnalités arrêtées visées par des enquêtes L'astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra, nommé Premier ministre de transition du Mali le 17 avril 2012, photographié à Paris le 13 octobre 2004 ©AFP BAMAKO (AFP) - (AFP) L’astrophysicien malien de renommée internationale Cheick Modibo Diarra a été désigné mardi Premier ministre de transition peu après une vague d’arrestations d’hommes politiques et de chefs militaires qui, selon l’ex-junte militaire, sont visés par des enquêtes. La priorité de M. Diarra, 60 ans, à la fois citoyen malien et américain, sera de tenter de résoudre la crise dans le Nord où, à la faveur d’un coup d’Etat le 22 mars, des rebelles touareg, des mouvements islamistes et divers groupes criminels, ont mené une offensive foudroyante et occupent depuis fin mars cette immense région aride. "Nous devons, selon nos capacités (...), nous engager à fond pour pouvoir trouver des solutions et des solutions durables à ce problème-là et regagner la totalité de notre pays, son intégrité", a-t-il déclaré mardi soir à la télévision publique ORTM. Désigné par Dioncounda Traoré, investi président par intérim le 12 avril, Cheick Modibo Diarra avait participé à un programme de la Nasa, l’agence spatiale américaine.Il s’est lancé en politique en 2011 en créant un parti en vue de la présidentielle de 2012 annulée de facto par le coup d’Etat. Sa nomination intervient peu après l’arrestation à Bamako par des hommes armés de plusieurs dirigeants politiques et militaires proches de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré (ATT) renversé le 22 mars. Dans un communiqué publié tard mardi soir, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, chef de cabinet du patron des putschistes, a affirmé que des "personnalités militaires et civiles" ont été "appréhendées" par les forces de sécurité maliennes "sur la foi d’indications précises et d’informations graves et concordantes" et "sur instructions de la hiérarchie". "Des enquêtes de police judiciaire en cours, ouvertes à l’encontre desdites personnalités, seront très bientôt confiées aux organes compétents, en vue d’initier des poursuites judiciaires" si nécessaire, a-t-il ajouté, sans fournir leurs identités, leur nombre et sans préciser ce qui leur est reproché. Il a toutefois assuré que l’ex-junte demeurait attachée "au respect des libertés individuelles et des droits des citoyens conformément aux engagements pris". Parmi les personnalités arrêtées, figurent Modibo Sidibé, ex-Premier ministre d’ATT, et Soumaïla Cissé, ancien ministre et ex-dirigeant de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).Tous deux étaient parmi les principaux candidats à la présidentielle initialement prévue le 29 avril. Modibo Sidibé avait déjà été arrêté lors du putsch, puis libéré après plusieurs jours d’incarcération, avant d’être de nouveau brièvement interpellé plus tard.Il a été arrêté lundi soir à son domicile et emmené au camp militaire de Kati, près de Bamako. Soumaïla Cissé a été arrêté mardi matin chez lui et blessé au cours de son interpellation, selon son cabinet qui affirme que "le gardien et un de ses neveux" ont également été blessés, et son domicile "vandalisé". Le directeur général de la police, le général Mahamadou Diagouraga, l’ancien ministre de la Défense, le général Sadio Gassama, et le général Hamidou Sissoko, chef d’état-major particulier d’ATT, ont également été arrêtés lundi soir à leurs domiciles, selon leurs familles. "Un climat de terreur" ---------------------- Interrogé par l’AFP, un officiel proche de l’ex-junte a affirmé : "Le moment venu, on dira ce qu’on leur reproche". Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR, partis politiques et organisations de la société civile), a accusé "la junte militaire et ses soutiens civils" de vouloir "instaurer un climat de terreur" et demandé le retour de la junte "dans les casernes". Le cabinet de Soumaïla Cissé estime que son arrestation "traduit clairement la volonté de la junte de ne point céder le pouvoir aux civils". L’Union européenne (UE) a exigé la "libération immédiate" des détenus et la France, ancienne puissance coloniale, a dénoncé des "détentions arbitraires". Les putschistes dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo avaient accepté sous la pression des voisins du Mali de rendre rapidement le pouvoir aux civils, à la suite d’un accord de sortie de crise signé le 6 avril avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Mais pour les observateurs à Bamako, les putschistes, qui doivent être amnistiés, n’ont jamais envisagé d’être écartés et entendent montrer par ces arrestations qu’il va falloir compter avec eux au cours de la période de transition qui s’ouvre. Cheick Modibo Diarra et le gouvernement qu’il va former auront fort à faire pour tenter de dialoguer avec les groupes armés qui occupent le Nord.De premiers contacts ont déjà été pris avec certains de ces mouvements depuis l’investiture de Dioncounda Traoré.Ce dernier s’est dit prêt, en cas de besoin, à leur faire "une guerre totale et implacable".
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 23:34
Share Home > Magazine > Avril 2012 Afrique Renouveau, Avril 2012, page 10 Rio +20 : l’Afrique à la recherche de solutions durables Préparer « l’avenir que nous voulons » Par Masimba Tafirenyika Environ 340 millions de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable en Afrique, garantir cet accès est une priorité pour le continent. Photo : Africa Media Online / Guy Stubbs Il est rare qu’un chef de gouvernement s’exprimant à l’Assemblée générale des Nations Unies soit applaudi au tout début de son discours. C’est pourtant ce qui s’est produit en septembre dernier lorsque le Premier Ministre du Bhoutan, Jigmi Thinley, a pris la parole et annoncé qu’il allait parler du « bonheur ». Que le Premier Ministre évoque autre chose que les crises mondiales a immédiatement suscité la curiosité de l’auditoire. Après une courte pause qui ne manqua pas d’attirer l’attention, M. Thinley a déclaré regretter que les habituels débats annuels soient devenus une sombre énumération de promesses non tenues, de conflits interminables, de ressources déclinantes, de nouvelles maladies et de menaces d’effondrement économique. Le Premier Ministre du Bhoutan préférait pour sa part parler de la promotion du bonheur et du bien-être, objectif mondial à atteindre par la création des conditions minimales nécessaires à la survie et à l’épanouissement des êtres humains. Le Bhoutan est le pays qui a convaincu l’ONU d’adopter une résolution sur « Le bonheur : vers une approche globale du développement ». Cette résolution engage les pays à instaurer « les conditions politiques et socioéconomiques permettant aux citoyens de rechercher le bonheur dans un environnement stable ». L’aspiration du Premier Ministre — et de l’humanité entière —à un meilleur avenir sera au centre des discussions en juin prochain lorsque plus de 50 000 personnes se réuniront dans la capitale brésilienne, Rio de Janeiro, à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. Surnommée « Rio +20 » — car elle fait suite à un sommet similaire qui a eu lieu dans la même ville il y a 20 ans — la réunion donnera aux participants une rare occasion de convenir d’une nouvelle approche à suivre pour bâtir un avenir plus prospère et plus durable. Mais que signifie exactement l’expression « développement durable » ? La définition la plus communément admise en a été donnée par la Commission Brundtland, qui définit le développement durable comme « un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire leurs propres besoins ». Le rapport de la commission — qui porte le nom de son président, l’ancienne Premier Ministre de la Norvège, Gro Harlem Brundtland — a fortement influencé les débats lors du premier Sommet Planète Terre tenu à Rio en 1992. Les dirigeants de l’époque, réunis pour ce qui était alors le plus large rassemblement politique jamais organisé, se mirent d’accord pour instaurer de nouvelles normes mondiales en vue d’empêcher les pays de détruire des ressources naturelles irremplaçables et de polluer la planète. Ils s’accordèrent sur le fait que le comportement humain devait changer afin d’éviter que de nouvelles divisions se créent au sein des sociétés, que la pauvreté augmente et que l’environnement se dégrade davantage. Payer la facture Comme le remarquait récemment le magazine The Economist, ce sommet a reconnu que « la protection environnementale devait être intégrée à la promotion du développement plutôt que d’être surveillée après coup ; que l’éradication de la pauvreté faisait partie du processus ; et que si tous les pays du monde avaient la responsabilité de protéger l’environnement, les pays riches qui avaient causé davantage de dégâts portaient une part de responsabilité différente — une responsabilité qui, selon les pays en développement, devait être assortie de la volonté de financer une partie du coût d’un développement respectueux de l’environnement ». Quelles questions importantes pour l’Afrique seront débattues à Rio +20 ? Tout d’abord, la pauvreté. Elle ne sévit nulle part ailleurs autant qu’en Afrique, où de nouveaux problèmes engendrent de nouvelles maladies et aggravent la faim, le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires et le chômage chez les jeunes. Le changement climatique est une autre question pressante. Des études de l’ONU montrent que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, ce qui compromet dangereusement les possibilités de développement. Les faibles capacités d’adaptation du continent menacent l’approvisionnement en nourriture et en eau, en particulier dans la région du Sahel ainsi qu’en Afrique centrale et australe. Economie verte Autre question d’actualité : le passage à une économie verte, qui émettrait moins de carbone et consommerait moins de ressources naturelles. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), cette transition est motivée par « les préoccupations que suscitent les changements climatiques, la pollution de l’air et la sécurité énergétique » ainsi que « le désir de créer des emplois au sein de nouvelles industries ». L’Afrique soutient pleinement les économies vertes mais craint que les nations riches se servent de cette transition mondiale comme d’une excuse pour imposer des barrières commerciales ou ne pas remplir leurs engagements envers les pays pauvres. La question des énergies renouvelables suscite un intérêt particulier en Afrique. Près de 3 milliards de personnes sur la planète — dont beaucoup vivent en Afrique — n’ont pas accès à l’électricité. Elles doivent utiliser du bois, du charbon ou d’autres matériaux malsains pour cuisiner ou chauffer leurs habitations, s’exposant ainsi à de la fumée nuisible. Certains gouvernements africains ont déjà adopté des politiques énergétiques « intelligentes et tournées vers l’avenir ». Le Kenya possède un programme d’énergie verte ambitieux destiné à accroître la production d’énergie grâce à la géothermie, aux éoliennes et aux biocarburants. L’Ouganda soutient un projet d’agriculture biologique auquel participent des milliers d’agriculteurs et qui a permis d’accroître les exportations de produits biologiques. De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé un projet d’énergie durable pour tous et a appelé tous les pays à améliorer leur rendement énergétique et à doubler la part des énergies renouvelables dans leur production d’ici à 2030. Plus d’une douzaine de thèmes seront abordés lors des débats de Rio, notamment la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable, les villes vertes et la protection de l’environnement. Les gouvernements africains se sont mis d’accord pour adopter des positions communes et parler d’une seule voix à Rio. ‘Des économies chancelantes’ Toute la difficulté consistera à définir des mesures visant à garantir que les plus pauvres et les plus vulnérables bénéficient de la prospérité économique. Un rapport de l’ONU publié cette année a suscité à cet égard beaucoup d’intérêt. Ce rapport, intitulé « Pour l'avenir des hommes et de la planète : choisir la résilience », entend tracer une nouvelle voie vers une croissance durable. D’après le document, la prospérité inégalée que nous connaissons aujourd’hui pèse d’un poids sans précédent sur la planète. De multiples crises dans le monde montrent que le développement durable est plus que jamais indispensable. « Les économies chancèlent, les écosystèmes sont assiégés et l’inégalité — entre et au sein même des pays — est en train d’exploser », peut-on lire dans le rapport qui a été rédigé par les 22 membres du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale nommé par le Secrétaire général et présidé par le Président sud-africain, Jacob Zuma, et son homologue Finlandais, Tarja Halonen. Le groupe estime que la crise économique actuelle s’explique par des intérêts spéculatifs restreints, « qui ont dépassé les intérêts communs, les responsabilités communes, tout comme le bon sens ». Les groupes militants parviennent tous à la même conclusion. Dans un document pour Rio +20 intitulé « Un espace sécurisé et juste pour l’humanité », Oxfam, une ONG britannique, estime que la plus grande menace pour la planète est la consommation excessive provenant des 10 % des ménages les plus aisés de la population mondiale et les moyens par lesquels les entreprises produisent ce que ces personnes achètent. Si l’état de la planète suscite de plus en plus d’inquiétudes, à en juger par les conclusions de plusieurs rapports établis par les gouvernements et les groupes de la société civile dans la perspective des débats de Rio, il est indéniable que des progrès ont néanmoins eu lieu dans certains domaines. D’après un rapport de la Banque mondiale publié en mars, l’Afrique subsaharienne a réussi à réduire l’extrême pauvreté, qui est passée de 55,7 % en 2002 à 47,5 % en 2008. Au niveau mondial, indique l’ONU, la destruction de la couche d’ozone a été réduite, la participation de la société civile aux décisions politiques s’accroît et les entreprises sont plus conscientes de leurs responsabilités sociales. De plus, la technologie a généralisé l’accès à l’information et a rendu les processus de décision plus transparents. Les écosystèmes et l’utilisation de technologies durables pertinentes sont aujourd’hui mieux compris. Dans une exploitation horticole près du Lac Naivasha, au Kenya, une serre est chauffée grâce à l’énergie géothermique provenant de la vapeur souterraine. Photo : Redux / Hollandse Hoogte / Fred Hoogervorst De nouveaux outils pour l’économie mondiale Cette évolution n’a pourtant pas suffi à réduire de manière significative la pauvreté parmi les 7 milliards d’habitants de la planète — dont le nombre devrait atteindre 9 milliards en 2050. Plus d’un milliard de personnes vivent encore aujourd’hui avec moins de 1,25 $ par jour et de nombreuses autres souffrent de la faim. Autre fait problématique : la quantité de nourriture gaspillée dans le monde. Chaque année, 222 millions de tonnes d’aliments sont jetées par les consommateurs des pays riches, soit l’équivalent de toute la production alimentaire de l’Afrique subsaharienne. D’ici à 2030, la demande alimentaire aura augmenté de 50 %, celle d’énergie de 45 % et celle en eau de 30 %, d’après le rapport du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale. Le groupe a formulé 56 recommandations qui pourraient permettre de restructurer l’économie mondiale, de préserver l’environnement et d’assurer l’égalité des chances pour tous. Il propose que les prix de tous les biens et services tiennent compte de leur véritable coût sur les plans humain et environnemental et que de nouveaux indices de développement soient mis en place, afin de remplacer celui utilisé actuellement, le produit intérieur brut (PIB), qui est considéré par beaucoup d’économistes comme ayant perdu une part de son utilité. Le Groupe appelle également à l’adoption « d’objectifs pour le développement durable », qui remplaceraient les objectifs du Millénaire pour le développement, arrivant à échéance en 2015. Pour le moment, les organisateurs de la conférence Rio +20 apportent les dernières modifications au document final qui fournira des directives explicites pour une action en faveur du développement durable. Sur le thème de « l’avenir que nous voulons », le document pose le principe d’un accès universel aux éléments indispensables à la vie, tels que l’eau, la nourriture et l’énergie. Les organiseurs font face à une tâche difficile car ils doivent synthétiser les divers points de vue exprimés dans les 6 000 pages de contributions provenant des Etats membres, des principaux groupes d’intérêt, des organisations internationales et autres participants. Le document est en cours d’élaboration — certaines de ses propositions sont mineures, d’autres potentiellement révolutionnaires. Certaines seront modifiées, voire abandonnées, et de nouvelles pourront être ajoutées avant l’adoption d’un texte final. Le document donne cependant un fidèle aperçu des questions susceptibles de dominer les débats à Rio. L’Afrique, par exemple, souhaiterait que le PNUE, basé à Nairobi, devienne un organisme spécialisé, disposant d’un plus large budget et d’un plus fort mandat. Elle estime que les structures mondiales actuelles ne répondent pas pleinement aux besoins du continent. Il est en outre proposé de créer un conseil du développement durable et de mettre au point un ensemble d’outils permettant le partage des meilleures pratiques. A ce stade, on ne sait pas si Rio +20 s’inscrira dans l’histoire comme un tournant décisif ou au contraire une occasion perdue. Mais les progrès à réaliser ne pourront se faire sans une forte volonté politique de la part des dirigeants de la planète. Quand cTelle-ci se manifestera, le monde aura alors réalisé un pas important vers l’avènement du bonheur des générations présentes et à venir.     
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Sociale
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 20:09
Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud n’utiliseront plus le dollar dans leurs échanges (New Delhi) – Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ne devraient plus utiliser le dollar américain dans leurs échanges bilatéraux. C’est ce qui a été décidé jeudi 29 mars 2012 par le 4e sommet des dirigeants de ces cinq pays dans la capitale indienne. La présidente du Brésil Dilma Rousseff, le Russe Dmitri Medvedev, le Chinois Hu Jintao, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Premier ministre indien, Manmohan Singh, se sont mis d’accord pour utiliser leurs monnaies pour les échanges commerciaux, les investissements bilatéraux et les activités de financement. Les banques centrales des BRICS ont signé à New Delhi, un accord-cadre en ce sens, sur les facilités de crédit entre les monnaies des cinq pays et une convention multilatérale de confirmation des facilités de crédits. Ce qui pourrait, à terme, leur permettre de réduire leur dépendance par rapport au dollar américain, d’éviter les risques liés à la fluctuation des devises internationales et de réduire leurs frais commerciaux. Dans la Déclaration de Delhi adoptée par ce sommet, les cinq pays membres ont exprimé, en outre, leur volonté d’étudier la faisabilité d’une banque de développement commune. Les pays du BRICS représentent près de 20 du produit intérieur brut mondial, plus de 15% du volume des échanges mondiaux et environ 75% des devises étrangères. Leur contribution à la croissance économique mondiale dépasse les 50%. Quant à la décision d’abandonner le dollar, les experts estiment que cela devrait provoquer « un basculement du monde ». Une fragmentation de l’espace monétaire mondial n’est pas à écarter. Tags: afrique du sud, bilat, capitale, dirigeant, hu jintao, jacob zuma, manmohan singh, monnaie, Rousseff, sommet 2 intervention a Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud n’utiliseront plus le dollar dans leurs échanges Les BRIC’s attaquent. Un acte politique majeur. on 12/04/2012 at 17 h 09 min [...] algeriedz.info et [...]
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politico-économique
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 16:37
« Mali: «Improbable radicalisation de la rébellion touarègue» Banque mondiale: l’Afrique du Sud se rebiffe L'Auteur Sabine Cessou Topics Ngozi Okonjo-Iweala, candidate à la présidence de la Banque mondiale. World Economic Forum pour Flickr CC. Le nouveau président de la Banque mondiale ne sera pas une Africaine. Pour la première fois, pourtant, il y avait consensus en Afrique pour pousser un challenger issu du continent, et tout changer  à la traditionnelle nomination d’un président américain à la tête de l’influente institution. Même l’Afrique du Sud, grande rivale du Nigéria sur la scène internationale, s’était ralliée derrière la candidature de Ngozi Okonjo-Iweala, ex-ministre des Finances du  Nigéria et ancienne numéro deux de la Banque mondiale. «Vous savez, cette nomination ne repose pas vraiment sur le mérite», s’est contentée de commenter la perdante, le 16 avril, à l’annonce de la nomination d’un Américain d’origine coréenne. C’est  Jim Yong-kim, 52 ans, qui prend la tête de la puissante institution pour cinq ans. Président de l’université américaine de Dartmouth, médecin et anthropologue, Jim Yong-kim succède à un autre Américain, Robert Zoellick, dont le mandat s’achève le 30 juin prochain. Sa nomination par le président Barack Obama représente deux concessions importantes: outre son origine non caucasienne, Jim Yong-kim présente un profil atypique pour le poste qu’il va occuper. Spécialiste de la santé publique, ancien directeur du Département VIH/sida de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n’est pas un financier ni un politique. Il devrait faire la part belle à la santé, mais aussi, espère-t-on, à la société civile. Il n’empêche. Le mode de désignation du patron de la Banque mondiale est de plus en plus contesté, au moins dans les coulisses, par les pays émergents. A leur création en 1944, les institutions de Bretton-Woods devaient financer la reconstruction de l’Europe et du Japon après la Seconde guerre mondiale. Depuis les années 1960, elles financent surtout les pays émergents et les plus pauvres. La moitié de l’aide de l’Assocation internationale de développement (Ida), l’une des branches de la Banque mondiale, va à des pays africains… Mais depuis 1944, une tradition inchangée veut que ce soit un Américain qui dirige «la Banque», comme on l’appelle, et un Européen le Fonds monétaire international (FMI), depuis leurs sièges respectifs à Washington. L’ancienne ministre des Finances française Christine Lagarde a ainsi succédé à Dominique Strauss-Kahn après sa retentissante fin de carrière au FMI, pour cause de «relation inappropriée», selon ses dires, avec une femme de chambre guinéenne. L’Afrique du Sud avait bien tenté de faire campagne pour voir son ancien ministre des Finances Trevor Manuel accéder aux manettes du FMI, sans grand succès. A la veille de la nomination de Jim Yong-kim, Pravin Gordhan l’actuel ministre des Finances sud-africain, a exprimé «de sérieuses inquiétudes quant au niveau de transparence» du processus de sélection, en principe ouvert et basé sur le mérite. A la dernière minute, un autre candidat de l’hémisphère sud, le Colombien José Antonio Ocampo, a retiré sa candidature… Pravin Gordhan, l’un des rares dans l’hémisphère Sud à s’exprimer publiquement sur le sujet, ministre d’un pays émergent qui ne dépend pas des plans d’ajustement structurel ni des facilités de crédits du FMI, aurait aimé voir la Banque mondiale «améliorer sa légitimité». Kusini Dlamini, un expert sud-africain de l’Institut sud-africain des relations internationales (SAIIR), estime pour sa part que si la Banque mondiale ne se réforme pas, «elle va perdre toute pertinence». L’Afrique du Sud, quant à elle, ne manque pas d’impertinence.
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politico-économique
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