Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 15:08

 

LEMONDE.FR | 14.01.12 | 11h04 • Mis à jour le 14.01.12

 

Noter un Etat – que l'on travaille chez Fitch, Standard &Poor's (S &P) ou Moody's– est un processus long et codifié. Au départ, une équipe de deux analystes – le processus est le même pour une entreprise –, un expérimenté et un plus jeune. Chez S &P, ils sont une petite quarantaine à observer – toujours en binôme – les 127 Etats notés par l'agence et les organismes publics. Polyglottes, avec une formation économique, voire d'ingénieur, ils perçoivent des salaires confortables, mais très loin de certains standards du monde de la finance : environ 45000 euros bruts par an pour un analyste junior et de 70000 à 120000 euros bruts pour un senior. Les analystes de l'équipe "souveraine" de S &P couvrent en moyenne quatre à six pays, ainsi qu'une demi-douzaine d'organismes publics ou parapublics. "Les analystes sont souvent débordés, le sous-effectif est criant", juge un salarié d'une autre agence. "Pour certains, la pression est devenue intenable ces derniers temps", explique un fin connaisseur du milieu. ROTATION APRÈS QUELQUES ANNÉES Pour ne pas qu'ils se lassent ou qu'ils s'attachent à leur sujet, la réglementation interne des agences impose aux analystes une rotation au bout de quelques années. Chez S &P, un Allemand et un Slovène couvrent la France depuis respectivement 2010 et 2007. Les deux analystes d'un pays recueillent les données publiques, qu'ils complètent au fil de l'actualité. Ils s'entretiennent régulièrement par téléphone, ou lors d'entretiens formels une fois par an au moins, avec des représentants de l'émetteur, jusqu'au ministre des finances, mais aussi des régulateurs, des banquiers centraux, voire des membres de l'opposition. Ces données, à la fois quantitatives et qualitatives, sont ensuite passées à la moulinette de la "méthodologie" propre à chaque agence. Par exemple, Moody's se penche sur quatre facteurs: "la solidité économique du pays", notamment le poids de son économie et sa capacité à amortir les chocs; sa "solidité institutionnelle", c'est-à-dire sa disposition à mener des politiques lui permettant d'honorer ses dettes; la "solidité financière du gouvernement", à savoir le poids de sa dette et sa capacité à gérer une hausse de celle-ci; enfin, le "risque événementiel", comme les fluctuations économiques, une catastrophe naturelle… voire une guerre. Finalement, c'est à un "comité de notation" qu'il revient de changer ou de maintenir la note. L'instance se réunit au minimum une fois par an, la plupart du temps par téléphone ou visioconférence. Selon les cas et les agences, elle réunit entre cinq et quinze personnes: les deux analystes ayant suivi l'Etat, des cadres de l'agence et d'autres analystes à Londres, NewYork ou Francfort, et dans le cas d'un Etat, au moins un spécialiste du secteur bancaire. "PEU DE RESSOURCES HUMAINES" Le principe est simple : "un homme, une voix". Et toujours un nombre impair, afin qu'une majorité se dégage. "L'analyste principal prend la parole le premier, expose son argumentation et sa recommandation de note, raconte un ancien de Moody's. Il est ensuite bombardé de questions, poussé dans ses retranchements. Puis chaque membre du comité parle, donne son avis et explique son vote. Les salariés les plus expérimentés parlent en dernier. L'objectif est d'arriver à une grande majorité pour que ce soit une opinion collective…" "Il y a si peu de ressources humaines dans ces agences que, dans la pratique, ces comités regroupent un peu toujours les mêmes personnes, plus ou moins expertes, atteste un ancien chef de service de S&P.C'est pour se protéger des critiques que les agences refusent d'en révéler la composition…" "Des critères flous" Une fois la décision prise, l'agence informe l'émetteur. Celui-ci a alors douze heures pour rectifier d'éventuelles erreurs et faire appel de la décision… ou se préparer à l'annonce aux marchés. "Ne croyez pas, au simple motif qu'on les craint et qu'elles sont trois à régner sur l'économie mondiale, que les agences y voient clair dans cette crise et qu'il y ait plus d'intelligence chez elles qu'ailleurs, avertit un ex-responsable de S &P. Les banques possèdent des bataillons d'économistes et d'analystes bien plus expérimentés, qui pourraient tout à fait se passer de leur analyse…" Un autre analyste conclut : "Les agences de notation n'ont pas vu venir la crise de 2008 pour les banques. Aujourd'hui que tangue la zone euro, elles ouvrent grand les parapluies. Leurs critères de notation n'ont jamais semblé aussi flous, leurs justifications malhabiles…" "Une chose est sûre, renchérit cet autre économiste d'une grande banque, on a changé de monde, les triple A ne seront bientôt plus qu'un souvenir."

Clément Lacombe et Anne Michel

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Finance
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 22:03

Anniversaire de l’agression du 22 novembre 1970: droit de réponse à Hadja Andrée Touré

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(Lejour.info) - A l’occasion du 41e anniversaire de l’agression portugaise du 22 novembre 1970, Hadja Andrée Touré, la veuve du premier président guinéen, Sékou Touré (1958-1984), a été interviewée par le site mediaguinee.com. Bien naturellement, c’était une occasion pour elle de défendre implicitement son défunt mari que l’Histoire classe pourtant parmi les tyrans africains les plus atroces. Humainement on pouvait bien la comprendre si elle s’était contentée de défendre son mari. Mais madame Andrée déclare sans aucune preuve juridique que les victimes du camp Boiro étaient tous coupables.

 

« On parle de ceux dont les parents ont eu une certaine participation à tous ces événements. Les faits ont été reconnus par leurs parents et les sanctions ont été prises », a dit madame Andrée Touré. Mais elle feint d’oublier dans quelles conditions les aveux ont été faits, car ce serait bien gênant pour elle.

En effet, il n’est un secret pour personne que ces aveux étaient extorqués par la torture dans la sinistre « cabine technique » du camp Boiro. Les auditions étaient ensuite enregistrées puis diffusées sur les antennes de la radio de propagande du PDG, « La Voix de la Révolution », pour faire croire à la culpabilité de leurs auteurs. Sachant parfaitement comment les choses se passaient au camp Boiro, les gens du peuple n’étaient pas convaincus par ces auto-accusations qu’ils entendaient à la radio officielle, mais personne n’osait contester publiquement l’authenticité des aveux.

Une chose est sûre, l’homme est fait de chair et de sang, il a des limites en toute chose. En l’occurrence, soumis à la torture extrême, il finit toujours par craquer. Le héros supplicié qui a serré la mâchoire jusqu’à la mort, ça n’existe qu’au cinéma ! Dans ces conditions, quelle valeur juridique auraient eu leurs aveux ?

Le Dr Alpha Taran Diallo, avec d’autres membres du gouvernement, avait dû comparaître devant le tribunal populaire révolutionnaire (TPR) que constituait à l’époque l’Assemblée nationale (dont, soit dit en passant, les membres n’étaient jamais élus mais tous nommés par le dictateur Sékou Touré). Devant le TPR, le Dr Taran s’est entendu dire que Baldet Ousmane, ministre de la République, alors incarcéré au camp Boiro, l’a dénoncé comme membre de la fameuse « cinquième colonne », c’est-à-dire un complice interne des agresseurs portugais et des opposants guinéens de l’extérieur. Dans un discours retentissant, dont les enregistrements sonores existent encore, l’accusé a demandé une confrontation avec son soi-disant accusateur Baldet Ousmane. Toute légitime qu’elle fût, sa demande fut rejetée purement et simplement, au mépris du droit le plus élémentaire. La Révolution sékoutouréenne ne s’embarrassait pas de droit.

Cette triste session parlementaire extraordinaire s’était tenue le 20 janvier 1971. Cinq jours plus tard, le 25 janvier, Baldet Ousmane fut pendu au pont du 8-Novembre, en plein centre de la capitale, sans avoir été confronté avec les personnes qu’il aurait soi-disant dénoncées.

Quant à Taran et les autres, ils étaient irrémédiablement coupables du simple fait qu’ils avaient été dénoncés. Et il suffisait que « la Révolution » leur dise par qui ? Ils n’avaient pas le droit de voir leurs accusateurs, a fortiori d’être confrontés avec eux. Dommage, car on aurait bien su comment les aveux étaient arrachés au camp Boiro !

Le ministre Dr Taran Diallo, comprenant parfaitement que son sort est déjà scellé par ses ennemis membres du clan familial de Sékou Touré, a lancé pour la postérité, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, cette phrase pathétique : « Le jour où les gens apprendront que j’ai été fusillé, qu’ils sachent que j’ai été fusillé parmi les révolutionnaires ! »

Six mois après la pendaison publique de Baldet Ousmane avec qui il n’a jamais été confronté, Taran est arrêté (juin 1971) puis fusillé le 18 octobre, attaché dans un sac et pendu dans un arbre avec 70 autres patriotes, dont le général Noumandian Keïta, créateur de l’armée guinéenne.

Eh bien oui, la Révolution était une mère sorcière qui dévorait ses meilleurs enfants !
Parlant des familles des victimes, madame Andrée Touré a dit dans son interview : « Je pense que les enfants doivent comprendre qu’ils ne sont pas responsables des actes de leurs pères. C’est douloureux d’avoir une telle charge à supporter. Je comprends cela. » C’est tout ce que cette femme, mère, trouve à dire pour consoler les enfants des victimes du camp Boiro assassinés par son mari. Qu’elle sache que ces enfants-là (que nous sommes) ne culpabilisent guère, pas plus qu’ils n’ont cru un seul instant aux accusations portées contre leurs pères. Ils ne supportent aucune charge douloureuse sinon la douleur et la révolte qui les habitent depuis leur enfance pour avoir injustement perdu leurs pères, accusés et suppliciés par le régime fou de son époux. Si quelqu’un devrait culpabiliser dans cette affaire, c’est bien d’abord Andrée Touré elle-même, pour avoir été la femme d’un sanguinaire impitoyable qui a fait assassiner 50 000 Guinéens entre 1953, date de son élection comme conseiller territorial de Beyla, et 1984. Si elle était capable d’éprouver de nobles remords, nous comprendrions alors qu’elle porte une douloureuse charge, n’étant pas responsable des actes de son mari.

Madame Andrée a-t-elle oublié que les détenus du camp Boiro n’avaient aucun droit ? Ciblés de longue date puis arrêtés arbitrairement ou simplement dénoncés par la « milice populaire », ils étaient détenus dans des conditions atroces et interrogés avec la dernière barbarie avant d’être exécutés sans débat contradictoire, sans jugement.

Selon les témoignages de tous les rescapés, les séances de torture étaient officiées directement par le clan familial de Sékou Touré et de son épouse Andrée Touré. C’était une affaire de frères, neveux et beaux-frères. C’étaient Ismaël Touré, le capitaine Siaka Touré (commandant du camp Boiro qui s’était caché à l’hôtel Camayenne durant toute l’agression au lieu de défendre sa caserne), Moussa Diakité, Mamadi Keïta.

Heureusement, grâce à la justice immanente de Dieu, ils ont tous connu le même sort que leurs victimes innocentes : passés sommairement par les armes après la mort de leur protecteur Sékou Touré qui, somme toute, n’était qu’un mortel.

L’agression du 22 novembre avait fourni à Sékou Touré l’occasion dont il rêvait depuis longtemps pour achever les purges déjà commencées par son régime avec le « complot Kaman-Fodéba » de 1969. Après l’agression, 12 000 cadres civils et militaires furent arrêtés dans une cascade de dénonciations suscitées sous la torture ou faites par la « milice populaire ». Beaucoup furent même arrêtés sur un simple doute quant à leur « engagement révolutionnaire ». Ensuite, sans jugement, ils furent déclarés coupables et exécutés, certains secrètement. Tous vaporisés !

Ceux que le clan familial sékoutouréen abhorrait le plus ont été pendus publiquement le 25 janvier 1971 à travers tout le pays ou fusillés le 30 juin et le 18 octobre 1971. Parmi les suppliciés du 25 janvier, il y avait une femme, Hadja Loffo Camara, qui avait été ministre des Affaires sociales. Elle avait été non pas pendue mais fusillée. En vérité, son crime datait de longtemps : avec d’autres patriotes guinéens, elle avait osé demander à Sékou Touré, pendant un congrès du PDG tenu dans les années 60, de choisir entre être président de la République ou secrétaire général du PDG, le parti unique, pour éviter un cumul de fonctions qui, à leurs yeux, ne ferait que favoriser une dérive dictatoriale. Tout ce groupe, auquel appartenait le ministre et « compagnon de l’indépendance » Bangaly Camara, fut, au fil du temps, arrêté et exécuté sommairement.

Selon Hadja Andrée Touré, « on est allé jusqu’à dire que l’agression (du 22 novembre 1970) n’a pas eu lieu, que c’était de l’imaginaire ». Nul ne peut nier la réalité de cette agression, mais d’après des témoignages (dont celui du célèbre officier guinéen Kaba 41 qui avait organisé la défense de Conakry pendant l’agression), Sékou Touré était au courant de sa préparation par des Portugais et des Guinéens de l’étranger et l’aurait même favorisée. Les Portugais, eux, voulaient juste libérer le fils d’un industriel portugais détenu dans les geôles guinéennes. Pour leur faciliter la tâche, Sékou Touré alla jusqu’à transférer le prisonnier de Mamou au camp Boiro à la veille de l’agression.

Nous reviendrons largement sur le témoignage de Kaba 41 dans d’autres articles.
Madame Andrée rappelle qu’« il y a eu plus de 360 tués à Conakry. On ne parle jamais de ceux-là. Des cadavres sont restés dans les rues pendant deux jours qu’on ne pouvait pas ramasser à cause de la lutte. »

L’agression du 22 novembre 1970 n’avait pas du tout été une surprise pour les tenants du régime ni pour l’opinion publique. « Vers le milieu de l’année 70, Sékou Touré venait d’annoncer au monde lors d’une conférence tenue au Palais du peuple que la Guinée allait être attaquée par des mercenaires », dit Kaba 41. Après la conférence, les officiers de la garnison de Conakry ont tenu une réunion pour définir à l’avance une tactique de défense de la capitale. Malheureusement, le régime n’a pas pris en compte leurs recommandations, puisque la politique de Sékou Touré était la neutralisation de l’armée mais aussi parce que, par un calcul politique cynique, cette agression allait faire son affaire.

Après le débarquement nocturne des mercenaires, il a fait appel à la population et les armes se sont retrouvées entre les mains de civils peu ou mal formés à leur maniement. Ces armes ont été pour beaucoup la cause des morts enregistrés parmi les Guinéens. Les témoignages sont formels, il y a eu de nombreux morts par balles perdues ou par règlements de comptes. Certains ont profité de l’occasion pour se débarrasser de leurs ennemis personnels.

André Touré a tort de dire qu’on ne parle jamais des compatriotes tués pendant l’agression. Quand des Guinéens tombent sous la violence, c’est toujours tragique. Personne ne peut s’en réjouir. Mais à qui était la faute ?

Sékou Touré avait refusé que l’armée assure la défense de la capitale et la protection des citoyens, comme c’était son devoir. En tant que commandant en chef des armées, il n’a pas permis que les navires de guerre de l’armée de mer attaquent les bateaux ennemis stationnés au large. Il n’a pas non plus autorisé les avions de chasse à les pilonner alors que l’armée de l’air disposait de nombreux Mig et comptait des pilotes chevronnés. Après la libération du jeune prisonnier portugais, les bateaux étaient répartis comme ils étaient venus. Les mercenaires portugais sont tous rentrés sains et saufs dans leur pays, donc ils avaient réussi leur mission.

Tout s’était passé comme si Sékou Touré, que les bains de sang n’émouvaient guère, avait tenu à ce que l’agression eût lieu et voulu que le bilan fût lourd afin de trouver le prétexte rêvé pour achever ses purges commencées en 1969. En tout cas, Amilcar Cabral (cité par Kaba 41) avait dit malicieusement que « le 22 novembre 1970, le sang a coulé inutilement. ».
A suivre…                                                                                                           

LE BUREAU DE L AVCB

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politique
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 18:23
Réunion des ministres en charge de l’énergie de la Cedeao: Les compteurs prépayés vulgarisés Le développement à grande échelle de l’énergie hydroélectrique s’avère extrêmement nécessaires dans la région ouest-africaine tout en maintenant un mix énergétique équilibré entre les différentes sources d’énergie. C’est la principale recommandation de la première réunion du comité des ministres en charge de l’énergie de la Cedeao qui s’est tenue du 24 au 25 novembre dernier, à l’espace Crystal en zone 4. Les ministres ont également réaffirmé leur engagement à faciliter la mise en œuvre du plan directeur révisé actualisé qui prend en compte l’assistance aux initiatives individuelles des pays en vue d’une plus grande participation du secteur privé dans la gestion des sociétés d’électricité, dans l’utilisation des compteurs prépayés, dans les investissements pour la réduction des pertes de distribution et pour une meilleure efficacité énergétique comme moyen d’améliorer la rentabilité des sociétés. Le comité prévoit aussi, pour la période 2012-2025, trente projets de production d’énergie nécessitant un investissement d’environ 17,964 milliards de dollars et vingt-six projets de transport d’énergie s’élevant à environ 6,457 milliards de dollars. Pour le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara, l’énergie électrique joue un rôle catalyseur dans le processus d’intégration régionale. Il a annoncé la mise en service de la fourniture de l’énergie électrique au Mali en 2012, l’interconnexion avec la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia en 2015. J-S Lia   
Par Aboubacar Fofana
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 13:20

Nouvelle bourde de Standard and Poor's sur la note du Brésil

L'Expansion.com - publié le 18/11/2011 à 11:18

 

L'agence de notation a affirmé qu'elle relevait la note du Brésil en lui accordant desormais la note BBB-. Problème: la note du Brésil était déjà celle-ci avant l'annonce de Standard and Poor's...

L'agence de notation financière Standard
L'agence de notation financière Standard
Reuters

Après la "vraie-fausse" dégradation de la France, l'agence Standard and Poor's a réalisé une nouvelle bourde, cette fois sur la note du Brésil. L'agence a affirmé dans le titre d'un communiqué que le Brésil voyait sa note remontée d'un cran pour atteindre BBB-. Mais elle a rapidement été contrainte de modifier ce titre. Et pour cause: la note du Brésil était de BBB- avant même que S&P n'intervienne!

Cela-dit, l'agence ne s'est pas totalement trompée. Elle a bien revu à la hausse la note du Brésil qui est desormais créditée d'un BBB par l'agence. Elle l'annonçait par ailleurs clairement dans le corps du texte qu'elle a présenté à certains abonnés. Le titre relevait donc de la faute de frappe. Mais cette erreur rappelle le précédent très récent de la France. Standard and Poor's a essuyé un feu de critiques la semaine dernière lorsqu'elle a annoncé par erreur la perte du triple A de la France. Car en ces temps d'extrême volatilité sur les marchés, ces erreurs de S&P peuvent être lourdes de conséquences pour les Etats...

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Finance
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 18:40
La Chine signe un accord de coopération économique en Afrique de l’est JEUDI 17 NOVEMBRE 2011 / 16:27 Le vice ministre chinois du Commerce Jiang Yaoping a signé ce jeudi, à Arusha, en Tanzanie, un accord-cadre sur la coopération économique et commerciale avec la Communauté de l’Afrique de l’est (CAE). Selon Xinhua, le but est de définir un mécanisme de travail avec le bloc régional. Une première dans la région sub-saharienne.
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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