Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 09:55
HIGH-TECH Microsoft rejoint Apple dans la guerre contre Flash Steve Jobs reçoit un renfort de poids dans sa guerre contre Flash. En dévoilant Windows 8, Microsoft a annoncé que le navigateur Internet Explorer 10 serait disponible en deux versions: une pour l'environnement classique Windows, et une pour l'interface Metro, optimisée pour les tablettes. Pour cette dernière, les plugins, dont Flash d'Adobe, seront interdits. «Une version sans plugin améliore la durée de vie de la batterie, la sécurité et la stabilité», explique Dean Hachamovitch, responsable de l'équipe Internet Explorer sur le blog Microsoft. Selon lui, «pour le Web aille de l'avant», il faut une version en «pur HTML5», cette nouvelle mise à jour du langage du Web, qui permet de réaliser des animations riches sans passer par Flash. >> Les nouveautés de Windows 8 en images, c'est ici Microsoft n'abandonne pas complètement Adobe: Flash restera supporté par le navigateur destiné aux PC. Malgré tout, cette annonce, qui suit la logique d'Apple, devrait un peu plus menacer le leadership de Flash. Sur Android, la performance de Flash mobile était catastrophique dans sa première version. Les dernières mises à jour, qui tirent partie de l'accélération matérielle, ont cependant amélioré la situation. Malgré tout, si les vidéos fonctionnent bien, le bilan est plus mitigé pour des sites en Flash: conçu pour la souris et le clavier, la technologie peine à s'adapter au toucher. Philippe Berry
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 16:19
la Piraterie dans le Golfe de Guinée inquiète la communauté internationale Ecrit par Christophe CavaillesInternationalaoût 31, 2011 Suite à l’exposé du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations Unies, B. Lynn Pascoe, au Conseil de sécurité le 23 août sur la question de la piraterie et des vols armés en mer dans le golfe de Guinée, les 15 membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation concernant la résurgence du phénomène et de son impact négatif sur la sécurité, le commerce et les activités économiques de la région. Dans une déclaration à la presse lue mardi par la Présidence du Conseil, qui est occupée en août par l’Inde, le Conseil de sécurité a pris note « des efforts fournis par les pays du golfe de Guinée pour régler le problème, dont les patrouilles maritimes conjointes du Nigéria et du Bénin au large du Bénin, ainsi que les projets d’organiser un sommet des chefs d’Etats des pays du golfe de Guinée pour mettre en place une réponse régionale ». Les membres du Conseil de sécurité ont souligné le besoin d’une coordination régionale pour développer une stratégie commune contre la menace. Le Conseil de sécurité a reconnu l’importance des organismes régionaux et des Etats de la région dans cet effort et a fait appel à la communauté internationale pour soutenir les pays concernés. Il faut mettre en place un système d’échange d’informations, une meilleure coordination et un renforcement des capacités de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et d’autres organisations susceptibles de jouer un rôle pour sécuriser la navigation internationale dans le golfe de Guinée. Les membres du Conseil de sécurité ont pris acte de l’intention du Secrétaire général de l’ONU de déployer une mission d’évaluation des Nations Unies pour examiner la situation et pour explorer la possibilité pour un soutien de l’ONU. Les 15 membres du Conseil de sécurité ont souligné le besoin que le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest (UNOWA), et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) participent dans le cadre de leurs mandats avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l’Organisation maritime internationale (OMI).
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Sociale
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 01:17

Crise de la dette: La Chine est prête à aider l'Europe mais veut des contreparties

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Créé le 14/09/2011 à 10h19 -- Mis à jour le 14/09/2011 à 12h51
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao avec Herman Van Rompuy, président de l'UE, et Jose Manuel Barroso, président de la CE, le 6 octobre 2010 à Bruxelles

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao avec Herman Van Rompuy, président de l'UE, et Jose Manuel Barroso, président de la CE, le 6 octobre 2010 à Bruxelles John Thys AFP/Archives

ÉCONOMIE - Le gouvernement chinois dispose de 3.000 milliards de dollars de réserves de change...

La Chine est prête à investir davantage en Europe mais demande à être reconnue comme économie de marché, a déclaré ce mercredi au «Forum d'été de Davos» son Premier ministre Wen Jiabao, en appelant les pays occidentaux «à mettre de l'ordre» dans leurs finances.

A l'ouverture du Forum dans la ville portuaire de Dalian (nord-est), le chef du gouvernement chinois a souligné que son pays était prêt à faire davantage pour un rééquilibrage de la croissance mondiale, mais a demandé des contreparties.

«L'économie européenne peut rebondir»

«La Chine pense que l'économie européenne peut rebondir» et «elle va continuer d'augmenter ses investissements en Europe» a affirmé Wen Jiabao alors que l'Europe est engluée dans une crise des dettes souveraines qui affole les marchés boursiers.

Mais «j'espère que les dirigeants des principaux pays européens envisageront avec courage leur relation à la Chine», a poursuivi Wen Jiabao, rappelant la demande de son pays de se voir accorder le statut d'économie de marché de la part de l'Union européenne.

«Selon le calendrier de l'Organisation mondiale du commerce, le statut d'économie de marché à part entière sera reconnu (à la Chine) en 2016. Si les pays de l'UE peuvent faire preuve de sincérité quelques années plus tôt, cela refléterait notre amitié», a-t-il déclaré. «J'espère qu'il y aura des avancées sur ce sujet lors du prochain sommet UE-Chine», a encore dit le chef du gouvernement chinois. Ce statut permettrait de lever des restrictions sur les investissements et les exportations chinoises dans l'Union européenne.

Il faut «accélérer la réforme»

Réaffirmant le soutien de la Chine à l'Europe, Wen Jiabao a toutefois demandé aux gouvernements «de prendre leurs responsabilités et de mettre de l'ordre chez eux» par «des politiques efficaces et responsables».

«Il faut empêcher la crise des dettes souveraines de s'étendre» et «accélérer la réforme du système économique et financier» par une meilleure coordination entre Etats, a ajouté Wen Jiabao devant quelque 1.500 participants --hommes d'affaires et responsables gouvernementaux-- de 90 pays réunis pour trois jours.

La Chine dispose de 3.000 milliards de dollars de réserves de change

Les déclarations de Wen Jibao interviennent alors que les grands pays émergents du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) discuteront la semaine prochaine de la possibilité de venir en aide à l'UE.

Le gouvernement chinois, qui est assis sur plus de 3.000 milliards de dollars de réserves de change, en investit une part grandissante dans des actifs en euros et s'est déjà engagé à soutenir la Grèce, l'Espagne ou le Portugal.

Sous pression des marchés, l'Italie a assuré mardi ne pas avoir demandé à la Chine de l'aider en achetant sa dette. Mais elle a indiqué discuter avec des investisseurs chinois de possibles investissements industriels.

«Une croissance mondiale équilibrée»

Plus généralement, Wen Jiabao a assuré que la deuxième économie mondiale voulait «davantage contribuer à une croissance mondiale équilibrée» alors que «la reprise économique mondiale sera un processus compliqué (...) et de longue haleine».

Pour diversifier les placements chinois actuellement concentrés sur les bons du Trésor, dont Pékin détient plus de 1.100 milliards de dollars, le Premier ministre a demandé aux Etats-Unis de lever leurs restrictions sur les investissements chinois sur le sol américain.

Afin de rééquilibrer une balance commerciale fortement déficitaire pour les Etats-Unis, il aussi exhorté Washington à lever ses restrictions sur les exportations de technologies sensibles vers la Chine. «Nous pensons que les Etats-Unis peuvent surmonter leurs difficultés", a-t-il dit avant d'espérer que le gouvernement américain "préserve la confiance et les intérêts des investisseurs», en référence à la dégradation de la dette souveraine américaine par l'agence Standard and Poor's.

Wen Jiabao a enfin promis que «la Chine continuera(it) à suivre une stratégie d'expansion de la demande intérieure», alors que l'investissement et les exportations occupent encore une place démesurée dans sa croissance.

© 2011 AFP
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 17:56
La «Françafrique», mode d'emploi d'une filière occulte Mots clés : Françafrique, AFRIQUE, Robert Bourgi, Jacques Foccart Par Thomas Vampouille Mis à jour le 13/09/2011 à 14:34 | publié le 13/09/2011 à 12:54 Réactions (8) Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac lors des obsèques d'Omar Bongo au Gabon, en juin 2009.   S'abonner au Figaro.fr Depuis l'accession à l'indépendance des colonies africaines, les présidents français successifs ont entretenu, à des degrés divers, des relations secrètes et ambiguës avec plusieurs chefs d'État africains. Retour sur cinq décennies d'histoire de l'ombre. De rumeurs en affaires, la «Françafrique» est le serpent de mer de la politique étrangère française depuis cinq décennies. Médiatisée dans les années 1990, l'expression désigne les relations spéciales - soutien aux dictatures, coups de force, détournements de fonds, financements illégaux de partis politiques français - que Paris entretient avec plusieurs États africains. Selon Robert Bourgi, à l'origine du dernier scandale en date, tous les présidents français depuis De Gaulle jusqu'à Chirac auraient profité de ce système. De Gaulle invente la «cellule Afrique» Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie En 1960, au moment des indépendances africaines, la France veut conserver son influence sur le continent noir et préserver son indépendance énergétique. Pour ce faire, De Gaulle met en place une «cellule Afrique», installée directement à l'Élysée et dégagée de la tutelle du ministère des Affaires étrangères. À sa tête, le général place Jacques Foccart, gaulliste de la première heure. Sa devise : «Rester dans l'ombre pour ne pas prendre de coup de soleil». Sous De Gaulle puis Pompidou, l'homme s'emploiera à tisser un dense réseau franco-africain mêlant hommes politiques, chefs d'État africains, hommes d'affaires, services secrets et barbouzes. En poste jusqu'en 1974, il sera un temps écarté par Valéry Giscard d'Estaing mais son réseau gardera de l'influence jusqu'à sa mort, en 1997. Elf ou la «France-à-fric» L'approvisionnement en pétrole, après la perte de l'Algérie, est l'objectif premier de la diplomatie parallèle mise en place par Foccart. C'est dans ce contexte qu'est créée, en 1965, la compagnie pétrolière d'État Elf, qui développe ses activités en Afrique sub-saharienne. En 1994, l'éclatement de l'affaire Elf porte les dessous de la Françafrique sur le devant de la scène. Elle révèle des circuits financiers alimentant un vaste système de corruption de part et d'autre de la Méditerranée. Loïk Le Floch-Prigent, à la tête de l'entreprise de 1989 à 1993 et condamné en 2003 pour plusieurs centaines de millions d'euros de détournements de fonds, résumera ainsi le système : «En créant Elf (…) les gaullistes voulaient un véritable bras séculier d'État, en particulier en Afrique (…). Une sorte d'officine de renseignements dans les pays pétroliers. L'argent du pétrole est là, il y en a pour tout le monde. (…) Elf fut et reste une pièce essentielle du dispositif néo-colonial mis en place par Paris, quelques années après les indépendances, afin de maintenir sa tutelle économique et politique». L'affaire montre que la Françafrique n'a pas disparu sous François Mitterrand, bien au contraire. Outre le réseau Foccart, toujours actif, les années 1990 ont vu l'arrivée de nouveaux acteurs de la Françafrique, dont Jean-Christophe Mitterrand, le fils du président, puis Charles Pasqua dans le gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995). Les deux se retrouveront au tribunal dans l'affaire de l'Angolagate. «Le plus long scandale de la République» En 1998, François-Xavier Verschave publie La Françafrique, le plus long scandale de la République. Détournement de l'Aide publique au développement, assassinats, putsches…le fondateur de l'association Survie, qui milite contre la Françafrique, liste les faits d'armes des réseaux parallèles. Parmi ceux-ci figure la guerre du Biafra. À la fin des années 1960, cette région du sud du Nigeria fait sécession. De Gaulle et Foccart sautent sur l'occasion pour tenter d'affaiblir le géant pétrolier, en livrant notamment des armes à la rébellion. Dans ses mémoires, Jacques Foccart citera De Gaulle en ces termes : «Le morcellement du Nigeria est souhaitable». La guerre civile provoque une famine qui fait entre 1 et 2 millions de morts. Mais la «grande œuvre» du réseau Foccart se situe au Gabon, ex-colonie française où d'importantes réserves de pétrole ont été découvertes. C'est lui qui installe en 1967 Omar Bongo au pouvoir : il y restera jusqu'à sa mort, 41 ans plus tard. Le président gabonais fait partie des chefs d'État africains cité dans l'affaire des «Biens mal acquis». Voir à ce sujet cet extrait du documentaire 'Françafrique, la Raison d'Etat', réalisé par Patrick Benquet en 2010 : Bourgi, «disciple» de Foccart Jacques Chirac élu à la présidence de la République, les amitiés spéciales perdurent. La mort d'Omar Bongo, en 2009, est l'occasion d'un nouveau déballage sur la Françafrique. Valéry Giscard d'Estaing affirme que le président gabonais avait financé en 1981 la campagne présidentielle de Jacques Chirac, qui se présentait contre lui au premier tour. « J'ai appelé Bongo et je lui ai dit : ‘Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent', alors il y a eu un temps mort et il m'a dit : ‘Ah, vous le savez'», raconte l'ancien président dont la tentative de réélection fut plombée par l'affaire des diamants reçus du dictateur centrafricain Bokassa. À la mort de Jacques Foccart, en 1997, c'est l'avocat Robert Bourgi qui reprend le flambeau auprès de Jacques Chirac. Il travaille en lien direct, selon ses dires, avec Dominique de Villepin, secrétaire général de l'Élysée puis premier ministre. Au début des années 2000, Michel de Bonnecorse prend la tête de la cellule Afrique de l'Élysée, jusqu'en 2007. Robert Bourgi, lui, se range alors du côté de Nicolas Sarkozy. » PORTRAIT - Robert Bourgi, dernier pilier de la «Françafrique» La rupture Sarkozy ? Dès la campagne présidentielle en 2006, Nicolas Sarkozy proclame son intention d'en finir avec la Françafrique. Dans un discours prononcé à Cotonou en mai 2006, le candidat promet l'avènement d'une «relation nouvelle». De fait, après son élection, la cellule africaine disparaît. Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, reprend les dossiers. Le chef de l'État annonce également la remise à plat des accords de Défense qui lient la France à ses ex-colonies et comportent des clauses secrètes portant sur les matières premières des pays africains. Mais un incident conforte ceux qui pensent que l'«Afrique de papa» n'est pas morte : l'éviction de Jean-Marie Bockel. En 2008, le secrétaire d'État à la coopération prend le président au pied de la lettre en appelant à «la fin de la Françafrique». Il est débarqué du gouvernement. En septembre 2009, Robert Bourgi révèle sur RTL que c'est Omar Bongo qui a obtenu du président de la République «la tête» du secrétaire d'État. Reste la question des mallettes d'argent, dont Robert Bourgi affirme que tous les présidents de la cinquième République ont bénéficié, excepté Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas l'avis de Michel de Bonnecorse, l'ex-Monsieur Afrique de Jacques Chirac. Dans La République des mallettes, de Pierre Péan, il assure qu'en 2006, Robert Bourgi a déposé de l'argent venu d'Afrique «aux pieds du ministre de l'Intérieur», Nicolas Sarkozy. Sur fond de déclin de la Françafrique (mort d'Omar Bongo, chute de Laurent Gbagbo, concurrence accrue sur le continent de pays comme la Chine ou les États-Unis), la guerre des ex-hommes de l'ombre est ouverte.
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Politique
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 21:53

Denis Kessler: «Nous n'avons plus de munitions», la zone euro peut exploser

23 commentaires

Créé le 12/09/2011 à 09h16 -- Mis à jour le 12/09/2011 à 10h10
Denis Kessler, le 30 août 2007 à Zurich

Denis Kessler, le 30 août 2007 à Zurich F.COFFRINI / AFP

ECONOMIE - Le PDG du réassureur Scor, Denis Kessler estime qu'une explosion de la zone euro ne peut être exclue...

Le PDG du réassureur Scor, Denis Kessler estime qu'une explosion de la zone euro ne peut désormais être exclue et que les dirigeants mondiaux ont perdu un temps précieux pour lutter contre la crise, qui peut encore s'aggraver, alors qu'ils sont démunis pour la combattre.

Urgence

Une explosion de la zone euro «n'est malheureusement plus impossible, car la crédibilité des solutions proposées est entamée», analyse Denis Kessler, dans un entretien que publie lundi le quotidien Les Echos.

Pour l'ancien vice-président du patronat français, il faut désormais agir «d'urgence».

«Au rythme actuel, les opinions publiques des pays les plus forts de la zone euro vont devenir hostiles à la monnaie unique»», craint-il. «En France, le sauvetage de la Grèce représente 40 milliards d'engagements supplémentaires pour notre pays», relève-t-il. Pour Denis Kessler, les dirigeants mondiaux ont fait une erreur d'analyse en cherchant à sortir de la crise par une relance keynésienne classique.

Perte de temps

«On s'est trompé sur la posologie», en recourant à l'augmentation massive de la dette et de la création monétaire, selon lui. «Résultat: alors que la crise pourrait à nouveau s'aggraver, nous n'avons plus de munitions et avons perdu un temps précieux».

En une pique dirigée envers l'actuelle président du Medef Laurence Parisot, qui avait dénoncé une campagne contre la zone euro orchestrée outre-Atlantique, Denis Kessler estime «inutile de chercher des boucs émissaires».

«La paranoïa n'est pas une variable économique», note-t-il, même s'il admet que la crise actuelle marque une «redistribution entre les zones économiques et les zones monétaires du globe».

© 2011 AFP
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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