Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 22:32
Proparco, société partenaire du continent africain
L’entreprise présente son rapport annuel 2011

Ce lundi, à Paris, l’entreprise Proparco a rendu public son rapport annuel de 2011. Cette entreprise française cherche à inciter les acteurs privés à investir dans les pays émergents ou en développement dans le but de favoriser la croissance de ces pays. Ainsi, en 2011, l’entreprise Proparco aura eu un fort impact sur le développement des pays dans lesquels elle est installés.

Proparco, la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD), a pour mission d’inciter à l’investissement privé dans les pays émergents et en développement dans le but de favoriser la croissance et et le développement durable de ces pays. L’entreprise finance ainsi essentiellement directement des entreprises, mais appuie également des intermédiaires financiers et aide au développement d’infrastructures avec un haut niveau d’exigence en matière d’impact sur le développement.
Proparco est très engagée en Afrique, notamment en Afrique subsaharienne où le montant de ses investissements dans la région s’élève à 250 millions d’euros en 2011. A l’occasion de la publication de son rapport annuel, Proparco présente un bilan plutôt positif de ses actions. 2011 aura notamment été marquée par l’intervention de cette filiale de l’AFD dans des pays en crise ou en sortie de crise, grâce à des investissements en faveur du développement d’infrastructures, mais aussi pour renforcer le secteur financier de ces pays.

Intervention dans des pays en crise ou en sortie de crise : la Côte d’Ivoire et la Tunisie

La Côte d’Ivoire et la Tunisie sont deux pays confrontés à une sortie de crise politique en 2011. L’entreprise Proparco a souhaité accompagner ces pays fragilisés dans leur développement tout en voulant démontrer par leur investissement, la viabilité des entreprises dans ces pays. Ainsi, la société Proparco, soutient la relance de la filière sucrière en Côte d’Ivoire, en octroyant un prêt de 8 millions d’euros étalé sur neuf ans à Sucrivoire, la filiale sucrière ivoirienne du groupe Sifca. Ce programme vise à améliorer les rendements des usines de cette filiale implantées dans les régions de Zuenoula et Borotou-Koro. L’opération contribuera au maintien de l’économie d’approvisionnement de la Côte d’Ivoire en sucre sur son marché intérieur et va permettre de recruter 15 000 personnes dans les régions de Zuenoula et Borotou-Koro.

Proparco a également souhaité faciliter l’accès aux médicaments génériques en Tunisie. En effet, l’entreprise Proparco est entrée au capital d’Unimed, un acteur régional de référence dans la production et la commercialisation de médicaments génériques, ce qui a pour impact de structurer la filière, de créer des transferts de technologies, et de rendre ces médicaments accessibles au plus grand nombre.

Développement des infrastructures en Afrique subsaharienne

Proparco s’est beaucoup investie dans de grands projets d’infrastructures, notamment dans le domaine des transports. En 2011, elle a apporté son soutien à Rift Valley Railwaiys à hauteur de 10,7 millions de dollars afin de réhabiliter la ligne ferroviaire reliant le Kenya à l’Ouganda. Cette opération a ainsi diminué les coûts de transport et va permettre de renforcer la croissance du port de Mombasa.
Au Togo, elle a développé un transport maritime. Ce projet consistait à financer la construction d’un terminal à conteneurs dans le port de Lomé. Ce projet générera 670 emplois directs, 5 millions d’euros de revenus annuels directs pour l’Etat.
A Dakar, au Sénégal, l’entreprise Proparco a octroyé un prêt de plus de 16 millions d’euros à Dubaï Port World Dakar pour l’extension, la réhabilitation et l’exploitation du terminal à conteneurs de la Zone Nord du port de Dakar. Ce projet permettra la création d’emplois, l’augmentation des échanges commerciaux, le développement des activités de transbordement et l’accroissement des recettes de l’Etat.

Renforcement du secteur financier en Afrique subsaharienne

Dans le secteur financier, plusieurs opérations ont été menées dans le secteur de l’assurance, de la réassurance, mais aussi dans le domaine bancaire. Ainsi, Proparco a pris une participation de 15 millions de dollars au capital d’une société de réassurance, Africa Re, dans le but de soutenir sa stratégie d’expansion. Cet investissement va permettre à cette société de rivaliser avec les réassureurs internationaux. Cette opération va permettre, sur le long terme, de contribuer à l’approfondissement des marchés de l’assurance et de la réassurance. Proparco accorde un large soutien aux banques en Afrique en créant, en partenariat avec la banque européenne d’investissement, un fonds européen de financement solidaire pour l’Afrique (FEFISOL) qui est le premier instrument de micro-financement rural spécialisé dans l’appui au commerce équitable et aux petites entreprises de production biologique. Ce fonds permettra de répondre aux besoins de refinancement des institutions de micro-finance rurale.

En 2012, Proparco souhaite approfondir ses actions en Afrique subsaharienne , notamment dans l’agro-industrie, les infrastructures et le secteur bancaire.

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 22:29

Côte d'Ivoire : les adieux de Luis Moreno Ocampo

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Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale (UN Photo/Eskinder Debebe)

A deux semaines de la fin de son mandat, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) vient d'effectuer une mission en Côte d'Ivoire. Luis Moreno Ocampo a rendu compte aux autorités ivoiriennes, mais aussi à l'opposition, du travail effectué par son bureau dans le cadre des enquêtes relatives à la crise ivoirienne.

Au cours de la conférence de presse qu'il a animé le 2 juin, le procureur Ocampo a signifié que son successeur, Fatou Bensouda, sera à l'audience de confirmation des charges, le 18 juin prochain, pour présenter les éléments qui prouvent que l'ancien président Laurent Gbagbo a organisé des crimes pour rester au pouvoir.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo a estimé samedi à Abidjan que les crimes les plus graves commis durant la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011 avaient été perpétrés par « les forces » de l`ex-président Laurent Gbagbo.

Cette déclaration n'a pas été du gout de la famille politique de Laurent Gbagbo. Dimanche 3 juin à Abidjan, Sylvain Miaka Ouretto, le président par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté du revers de la main les affirmations de Luis Moreno-Ocampo et dénoncé ce qu'il considère comme un complot contre Laurent Gbagbo pour ses convictions.

(Extrait sonore: Luis Moreno Okampo; propos recueillis par René Kapita d'ONUCI FM)

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Juridique
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 21:46

COUPE DU MONDE 2014 / ELIMINATOIRES (1ERE JOURNEE) La Zambie chute au Soudan

La première journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 a lieu ce week-end à travers l’Afrique. Devant leur public, le Ghana, l’Egypte, le Cameroun et la Tunisie n’ont pas manqué leurs débuts. Le Maroc a été accroché en Gambie, alors que la Zambie s’est inclinée au Soudan. Les résultats.

Les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 commencent en Afrique en ce premier week-end de juin. Pour les 40 équipes concernées, ce marathon de 120 matches ne s’achèvera que le 10 septembre 2013. Au bout de ces quatorze mois de joutes footballistiques, les vainqueurs des dix groupes s’affronteront en aller-retour dans les matches couperet du dernier tour.

Résultats de la 1ère journée :

Groupe A :
Afrique du Sud – Ethiopie : 1-1. Buts : Saladin (29ème) pour l’Ethiopie ; Mphela (80ème) pour l’Afrique du Sud.
Centrafrique – Botswana : 2-0. Buts : F.Kethevoama (18ème, 57ème) pour la Centrafrique.

Groupe B :
Tunisie – Guinée Equatoriale : 3-1. Buts : Jemaa (49ème), Harbaoui (55ème) et Hammami (88ème) pour la Tunisie ; Ibanga (34ème) pour la Guinée Equatoriale.
Sierra Leone – Cap Vert : 2-1. Buts : Kamara (10ème), Suma (26ème) pour la Sierra Leone ; Ze Luis (90ème +4) pour le Cap Vert.

Groupe C :
Côte d’Ivoire – Tanzanie : 2-0. Buts : Kalou (18ème), Drogba (80ème) pour la Côte d’Ivoire.
Gambie – Maroc : 1-1. Buts : Jammeh (15ème) pour la Gambie ; Kharja (76ème) pour le Maroc.

Groupe D :
Ghana – Lesotho : 7-0. Buts : Muntari (15ème), Adiyiah (24ème, 49ème), J.Ayew (45ème, 88ème), Atsu (85ème), Akaminko (90ème +2) pour le Ghana.
Soudan – Zambie : 2-0. Buts : El Taihir (51ème), Masawi (73ème) pour le Soudan.

Groupe E :
Burkina Faso – Congo : 0-0.
Niger – Gabon : 0-0.

Groupe F :
Nigeria – Namibie : 1-0. But : I.Uche (80ème) pour le Nigeria.
Kenya – Malawi : 0-0.

Groupe G :
Egypte - Mozambique : 2-0. Buts : Fathallah (56ème), Zidan (63ème) pour l’Egypte.
Zimbabwe - Guinée : 0-1. But : I.Traoré (25ème) pour la Guinée.

Groupe H :
Algérie - Rwanda : 4-0. Buts : Feghouli (27ème), Soudani (32ème, 82ème), Slimani (79ème) pour l’Algérie.
Bénin – Mali : 1-0. But : Omotoyossi (80ème) pour le Bénin.

Groupe I :
Cameroun – RD Congo : 1-0. But : Choupo-Moting (53ème sp) pour le Cameroun.
Togo – Libye : 1-1. But : Damessi (8ème) pour le Togo ; Zouay (15ème) pour la Libye.

Groupe J :
Sénégal – Liberia : 3-1. Buts : I.Baldé (33ème), Ndoye (71ème), S.Mané (83ème) pour le Sénégal ; Doe (2ème) pour le Liberia.
Angola – Ouganda : 1-1. Buts : Djalma (8ème) pour l’Angola ; Okwi (87ème) pour l’Ouganda.

Football365


Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Sociale
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 16:59
Ce soir-là, elle n’en revenait presque pas! Venue passer le weekend en famille, ma cousine était tout baba de voir nos gamins du quartier sautiller, gambader, taper des mains et pousser des stridents «wéé té fa» (youpi, la lumière) pour saluer l’arrivée de la fée électricité dans nos foyers. Tout aussi hébétée de constater, 10 minutes après, les visages qui s’empourprent et les quolibets qui fusent à l’endroit d’Electricité de Guinée (EDG). Ma cousine a perdu l’habitude du yo-yo de notre courant rebelle. Et nous, on était effarés de son étonnement! Ma cousine a du bol. Elle habite Cimenterie, un quartier de la banlieue-est de Conakry qui abrite un centre émetteur et une usine (Ciments de Guinée) grâce auxquels le courant ne manque quasiment jamais dans le coin. Elle se la raconte en nous expliquant qu’elle a toujours du lait frais, de l’eau glacée, du jus, des légumes et des fruits dans son frigo. Que sont ventilo est toujours sur «ON», qu’elle peut préparer une sauce pour 2-3 jours, repasser ses habits au fer électrique, chauffer de l’eau au thermoplongeur si ça lui chante. Elle explique, avec force détails, les séries et films qu’elle s’est tapés ou qu’elle peut mater à tout moment de la journée ou de la nuit. Bref, ma cousine nous prouve qu’elle a de la lumière, qu’elle baigne dans la lumière. Un moment on se demandait si elle disait vrai, si elle vivait réellement à Conakry, tant son monde illuminé est féerique. Irréaliste à nos yeux. Eh oui, en dépit de l’obscurité légendaire dans laquelle est plongée notre capitale Conakry à tout moment de l’année, ce depuis plus de 50 ans, il y a des quartiers bénis dans la banlieue. Des quartiers où les enfants de crient pas «wéé té fa» le soir ; cette rengaine qui célèbre le retour du courant dans les foyers un jour sur deux, un jour sur trois, quatre, cinq, etc. Ou une heure sur 48. Impossible de le prévoir. Ceux qui sont chargés du dispatching, ou plutôt les délestages, doivent avoir été des gamins qui ont raté leur vie à force de jouer au Nintindo ou à la Tetris. Tant ils aiment appuyer sur les boutons. Un moment, c’est «courant fa», un moment c’est «ä siga» par leur volonté. A place des carrés qu’ils agençaient sur leur Game Boy d’enfance, c’est du matériel électroménager chèrement acquis que ces pyromanes EDGistes font péter à longueur de journée. S’ils ne s’amusent tout simplement pas à déclencher des incendies meurtriers à distance, comme dans Super Fireman! Il existe donc à Conakry des quartiers ou des secteurs éclairés en permanence. Des rares coins qui, à la nuit tombée, se détachent et forment, à travers leurs villas cossues, des ilots de lumière dans notre océan d’obscurité. Cimenterie, Kipé, Bellevue, Dixinn-Landréyah, Kountiyah, Camp Alpha Yaya Diallo. Des endroits célèbres dont les habitants se plaisent à prononcer le nom avec emphase quand ils indiquent à quelqu’un où ils habitent. Récemment, un collègue m’a demandé dans un chat Facebook comment ça allait à Conakry. Je le supposais être à Dakar ou New-York avant qu’il ne me révèle qu’il vit à Kipé ! Cela m’a immédiatement rappelé ce spot publicitaire, devenu populaire, qui passait à la RTG comparant deux marques de tôle. Ça se terminait par la phrase : «vraiment, tôle c’est pas tôle». Vraiment, quartier c’est pas quartier ! Ici, l’on ne se réveille pas à 1H du mat’ pour brancher son téléphone. Ici,  il y a longtemps que la crise immobilière a explosé. Il faut être un «grand quelqu’un» pour loger dans ce «Tanga Nord» de Conakry, ville cruelle par ses extrêmes. Pas de classe moyenne dans la capitale guinéenne. Il y a d’un côté les extrêmement riches, snobes et peu nombreux, de l’autre les extrêmement pauvres, plus denses, affables et hypocrites. Ces endroits sont en général favorisés par des installations qui requièrent une présence permanente du courant électrique (Cimenterie, Camp Alpha Diallo) ou accueillent un hôte de grande marque.  C’est le cas de Kipé qui avait l’honneur d’héberger le plus grand suzerain du royaume. Jusqu’à une nuit de fin juillet 2011, quand des soldats fêlés sont venus défoncer la hacienda présidentielle au lance-roquettes. Echaudée, Sa Majesté a fini par rejoindre le palais Sékoutouréyah, plus sûr, au cœur de Tanga Nord (Kaloum) où le courant ne coupe pas, ou rarement. Le prési parti, le jus est resté. Au grand bonheur des ex-voisins. C’est ça aussi Conakry où le développement se fait par affinité ou par bon voisinage. Un bon matin ton voisin, simple Directeur, dont le groupe électrogène qu’il allume chaque soir t’empêche de dormir, est bombardé ministre ou ambassadeur. Quelques jours après, ton coin enclavé sent l’odeur du bitume. Avec un peu de chance, il fait disparaitre le refrain «wéé té fa» du répertoire musical discordant des gamins de ton ghetto. Slate Afrique.
Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Sociale
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 14:19

Le début de la grande fuite ? Ces Européens qui émigrent en Afrique à la recherche d'un travail

C'est aujourd'hui au tour des Européens d'émigrer vers l'Afrique. Accablés par la crise économique et la dégradation de leurs conditions de vie, de plus en plus de citoyens grecs, espagnols ou portugais fuient vers le Sud 

 


 S 

En juillet 2011, 42 portugais ont été expulsés d'Angola, où ils travaillaient au noir.

En juillet 2011, 42 portugais ont été expulsés d'Angola, où ils travaillaient au noir. Crédit Reuters

En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d'Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012. 

Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s'y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie. 
 
Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l'Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne.
 
Mais selon un responsable angolais des services de migration, « ces Portugais se sont vus refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité ».
 
Ces migrants ont affirmé à une chaîne de télévision avoir été enfermés dans une salle de l’aéroport où ils auraient été menacés. De quoi alerter le ministre des Affaires étrangères portugais qui a tenté de calmer la situation, promettant de « rechercher, avec les autorités angolaises, les voies et moyens pour prévenir ce genre de problèmes ». 
 
Le nombre d’immigrés portugais en Angola est en effet en forte augmentation. En juillet 2011, 42 portugais ont été expulsés d'Angola, où ils travaillaient au noir.
 
Selon la revue Visao, ils seraient 30 000 à demander un visa de séjour chaque année. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola, Carlos Bayan Ferreira, estime que 100 000 Portugais vivent déjà en Angola.
 
De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans. 
 
Fin 2011 déjà, Hassan El Arabi, président de l’association Solidaire pour l’Intégration Socioprofessionnelle des Immigrés (ASISI) alertait au sujet de ce phénomène en Espagne : " aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent. " 
 

Par Aboubacar Fofana - Publié dans : Economique
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